Accueil > Ressources > Plan contre la pauvreté : pas beaucoup plus que de bonnes intentions pour les personnes handicapées

Plan contre la pauvreté : pas beaucoup plus que de bonnes intentions pour les personnes handicapées

Jean-Marc Ayrault a dévoilé, lundi 21 janvier, les mesures de son plan quinquennal de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale.

A l’issue de la conférence éponyme qui s’est tenue en décembre, le Premier ministre avait assuré qu’il comporterait des mesures en faveur des personnes handicapées. En fait, pour ces dernières, le plan se contente, à une ou deux exceptions près, de renvoyer à des travaux en cours ou de claironner de bonnes intentions :

– faciliter l’insertion professionnelle des personnes handicapées : l’expérimentation pour améliorer leur employabilité, menée par dix Maisons départementales des personnes handicapées depuis 2011, « sera généralisée à l’issue de l’évaluation », en juin 2013. Ce projet repose sur la possibilité de proposer à des personnes handicapées, à l’occasion de leur demande de prestation (prioritairement l’AAH), des modules de mise en situation professionnelle pour mieux appréhender leurs possibilités d’insertion ;

– lutte contre les inégalités de soins : Jean-Marc Ayrault renvoie aux conclusions de la mission confiée à Pascal Jacob sur l’accès aux soins des personnes en situation de handicap ; plus concrètement, le plafond de ressources ouvrant droit à l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé -et donc également aux tarifs sociaux de l’électricité et du gaz- sera augmenté de 7 % en septembre 2013, pour atteindre 955 € par mois contre 892 € aujourd’hui ;

– accès aux droits : le plan fait référence à la formulation, début février 2013, de « propositions concrètes sur les objectifs d’accessibilité au bâti et au transport » ;

– accès à l’emploi : le plan mentionne tout juste que les contrats aidés « pourront être mobilisés avec souplesse (…) en fonction de l’évolution de la situation de la personne », « particulièrement les travailleurs handicapés ». Et que les « difficultés de prise en charge des frais de transport pour les personnes handicapées seront particulièrement prises en compte ».

– accès à la formation : « Il conviendra de poursuivre un objectif particulier d’intensification des actions de formation ou de requalification pour les personnes en situation de handicap, en particulier ceux qui cumulent handicap, séniorité et basse qualification. »

« Les personnes en situation de handicap semblent n’avoir récolté que les miettes de ce plan anti-pauvreté », déplore l’APF, qui « tient à souligner que les personnes bénéficiaires de l’AAH ou de pensions d’invalidité sont des personnes dont les trois quarts ne peuvent pas et ne pourront pas travailler en raison de leur handicap ou de leur état de santé ! L’emploi ne constitue donc pas pour elles un rempart contre la pauvreté ! » Texte Franck Seuret – Photo DR

 

A propos de Axelle Minet

Avatar

Lire aussi

AAH en couple : Sophie Cluzel dit huit fois non à l’individualisation

La secrétaire d’État chargée des personnes handicapées a longuement rappelé aux sénateurs pourquoi elle ne …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial