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Un réseau neuronal artificiel construit sur le principe du cerveau humain pour les robots d’assistance de demain

C’est une prouesse technologique remarquable. L’équipe de Peter Ford Dominey, directeur de recherche CNRS au sein de l’unité Inserm 846 (Institut pour les cellules souches et cerveau de Lyon, Université Lyon 1), vient de mettre au point un cerveau artificiel simplifié.

Depuis de nombreuses années, les chercheurs travaillaient sur un projet de robot humanoïde appelé iCub (voir photo), dont nous avions d’ailleurs révélé l’existence dans un dossier du magazine Faire Face daté d’avril 2010.

Le modèle développé repose sur l’étude de la structure du cortex cérébral et de la compréhension des mécanismes d’apprentissage, plus particulièrement sur la reproduction de certains types de connexions dites « récurrentes » (c’est-à-dire formant localement des boucles répétitives) observées dans le cerveau humain. L’ensemble de ces travaux a été publié (en anglais) dans la revue Plos One.

Dans la démonstration vidéo ci-après, il est demandé à iCub de désigner une guitare (matérialisée par un objet bleu) avant de déplacer un violon vers la gauche (objet rouge). Avant d’exécuter la tâche, le robot répète la phrase et explique qu’il a bien compris ce qu’on lui demande de faire.

Double retombée

En apprenant puis en comprenant ce qu’on lui dit mais aussi en anticipant la fin d’une phrase, ce cerveau artificiel devrait contribuer à produire une nouvelle génération de robots. Des androïdes qui grâce à un apprentissage permanent seront capables notamment d’aider ou assister une personne à mobilité réduite au quotidien, simplement à partir de commandes orales.

Second bénéfice d’un modèle basé sur l’organisation du cortex cérébral : identifier et mesurer la source de certaines réponses neuronales dans le cerveau afin de contribuer à la compréhension de certaines pathologies importantes. O. Clot-Faybesse – Photo P.Latron/Inserm

 

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