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Les Français restent attachés à l’hôpital public selon un sondage de la Fédération hospitalière de France

Publié à l’occasion des Salons de la Santé et de l’Autonomie, le 10e baromètre* de la Fédération hospitalière de France (FHF) confirme l’attachement des Français à l’hôpital public, caractérisé par son accessibilité, tant financière que géographique. La plupart d’entre eux se disent par ailleurs prêts à utiliser des solutions de substitution (maison médicale de garde, nouvelles technologies…) pour désengorger les urgences.

Au cours des douze derniers mois, 68 % des Français interrogés dans le cadre de l’enquête* se sont rendus dans un hôpital public -35 % aux urgences- pour eux-mêmes ou pour un proche. La plupart des répondants (81 %) disent avoir une bonne opinion du système hospitalier français. Selon eux, les éléments les plus importants pour le caractériser sont l’accessibilité financière (principe d’équité sociale cité par 47 %) et la proximité géographique (citée par 29 %). Cette dernière prend toutefois de plus en plus d’importance puisqu’elle n’était mentionnée que par 19 % des personnes interrogées en 2012, 15 % en 2004.

Les urgences trop souvent sollicitées par défaut

Les 35 % de personnes qui se sont rendues aux urgences avancent deux raisons principales : la garantie de bénéficier d’une prise en charge immédiate avec hospitalisation si nécessaire (76 %) et leur côté pratique ; les examens complémentaires pouvant être réalisés tout de suite (59 %). Cependant, 43 % s’y sont aussi rendues faute de savoir où trouver un médecin de garde, 28 % pour avoir un autre avis que celui de leur médecin traitant et 24 % parce qu’il n’y avait pas d’avance de frais.

Dans un contexte où le gouvernement cherche à fluidifier l’offre de soins, les alternatives proposées dans le sondage sont plutôt bien accueillies. Ainsi, pour pallier l’affluence et l’attente au service des urgences, 81 % des Français interrogés se disent prêts à passer d’abord par une maison de médecine de garde (MMG) pour les cas les plus légers et 63 % à contacter le service d’aide médicale urgente (Samu) en amont pour prévenir de leur arrivée et être mieux orientés.

La télémédecine diversement accueillie

Plus d’un répondant sur deux serait par ailleurs favorable à l’utilisation de services de santé à distance pour faire interpréter des résultats d’examens (59 %) ou recueillir un deuxième avis (53 %). Les classes aisées, les cadres et les 25-34 ans sont les plus intéressés. La possibilité d’obtenir un diagnostic médical par téléphone, messagerie ou visioconférence génère moins d’enthousiasme : seuls 37 % des sondés se disent prêts à y recourir. Audrey Plessis

* Les Français et l’hôpital public, 10e baromètre FHF/TNS Sofres réalisé auprès de 1 011 personnes âgées de 18 ans et plus du 27 au 30 mars 2013.

 

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