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Amputation : deux solutions et des résultats contrastés

Deux possibilités existent pour pallier les conséquences d’une amputation d’un membre. Une biologique, consistant à greffer au patient une main, un bras ou une jambe provenant d’un donneur décédé, et une autre artificielle, où la fonction perdue est remplacée par une prothèse. Deux informations récentes, rendues publiques presque simultanément, viennent souffler le chaud et le froid sur ces techniques distinctes.

Le froid avec le cas de ce jeune espagnol d’une vingtaine d’années. Premier patient au monde à recevoir une greffe des deux jambes en 2011, une prouesse chirurgicale ayant nécessité deux jours consécutifs d’opérations et mobilisé 35 médecins, qui a du être, cette semaine, amputé de ses nouveaux membres. Pas pour un problème de rejet des greffons par son organisme, mais à cause d’une pathologie (il n’a pas été précisé laquelle) commandant d’arrêter son traitement immunosuppresseur. Comme l’indique un responsable de l’Hôpital universitaire La Fe de Valence, « dans ces cas-là, le protocole indique que si l’organe transplanté n’est pas un organe vital, il doit être retiré du patient afin qu’il puisse recevoir un traitement pour la maladie qui apparaît comme étant la plus grave et urgente. »

Une main artificielle contrôlée par la pensée pour la première fois en France

Quant au chaud, il s’agit de la situation d’un autre jeune homme. Florian, qui a perdu trois doigts de sa main gauche lors d’un accident est devenu le premier patient en France appareillé avec une prothèse bionique.

Ce type de prothèse, déjà présenté sur ce blog, fonctionne grâce aux pulsions musculaires du patient. Pas des plus esthétiques (Florian a privilégié la fonctionnalité), la main robotisée est réalisée sur mesure en silicone et compte deux électrodes et deux batteries en lithium. Les électrodes captent et transforment les pulsions musculaires générées en énergie électrique qui, en retour, active les mouvements de la prothèse. Une solution onéreuse à l’heure actuelle (27 000 €)… mais sans risque de rejet par l’utilisateur. O. Clot-Faybesse

 

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