Plan cancer 3 : et les personnes en situation de handicap ?

Publié le 4 février 2014 par Valérie Dichiappari

François Hollande a choisi ce mardi 4 février, date de la Journée mondiale contre le cancer, pour annoncer le 3e Plan cancer à l’occasion des Rencontres de l’Institut national du cancer (INCa). Le cancer reste la première cause de mortalité en France. Chaque année, 150 000 personnes meurent de cette maladie et 350 000 apprennent qu’elles en sont atteintes. Le premier objectif de ce Plan cancer 3 est donc tout naturellement de guérir « plus de personnes malades ». L’une des priorités sera la lutte contre les inégalités sociales et territoriales face à la maladie notamment les inégalités d’accès et de recours aux programmes de dépistage.

Faible accessibilité aux mammographies

Si la loi du 11 février 2005 prévoit que l’État doit se montrer « garant de l’égalité de traitement des personnes handicapées » en matière d’accès au dépistage du cancer, la réalité s’avère tout autre. En janvier 2009, la Haute autorité de santé (HAS) a publié un rapport sur l’accès aux soins des personnes en situation de handicap qui mettait en lumière d’importantes difficultés notamment en matière de prévention. Il n’est qu’à constater la faible accessibilité aux mammographies. D’ailleurs, en mars 2013, le magazine Faire Face publiait une enquête intitulée « Gynécologie/Femmes handicapées : les oubliées de la prévention ».

Des recommandations pour permettre à tous de bénéficier de la même qualité de soins

L’une des actions du Plan cancer 3 reprend l’une des recommandations du Pr Jean-Paul Vernant, professeur d’hématologie à l’Université Pierre et Marie Curie de Paris. Elle propose de « suivre et analyser spécifiquement, en vue de mener des actions ciblées en lien avec les ARS, la participation aux programmes de dépistage de populations identifiées comme vulnérables ou ayant des difficultés d’accès : personnes en situation de précarité, de handicap (moteur, sensoriel ou mental) ».

Le Plan cancer 2014-2019 prévoit également d’adapter notre système de santé pour « permettre à chacun de bénéficier de la même qualité de soins et des progrès de la recherche ». Pourvu que les personnes handicapées ne soient pas laissées de côté !

Claudine Colozzi

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