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Médicaments : plus d’un Français sur deux ne respecte pas son traitement

Selon une récente enquête, à peine 42 % des Français suivent correctement le traitement prescrit par leur médecin. Pourtant, prendre son ordonnance à la légère ou l’adapter à sa manière peuvent avoir des conséquences néfastes pour la santé. Heureusement, la technologie actuelle peut aider à pallier l’oubli du comprimé.

Des résultats édifiants. Selon un sondage OpinionWay/Welcoop plus de la moitié (58%) des personnes ayant à suivre un traitement médicamenteux ne l’a pas fait correctement. Cette enquête menée du 17 au 19 septembre 2014 auprès de 1 004 personnes représentatives de la population française a été rendue publique fin novembre.
Ce non-respect touche aussi bien la durée (rythme des prises non respectée, traitement écourté) que la posologie (quantité de comprimés ingérés moindre que celle requise). Un constat plus limité dans le cas de patients touchés par une affection longue durée ou une maladie chronique. Néanmoins, 12 % d’entre eux avouent omettre fréquemment de prendre comprimé ou solution buvable.

Oublis, craintes d’effets secondaires, reste à charge élevé

À l’origine de la non-observance de son traitement, diverses raisons. En premier lieu l’oubli (25 %) suivi de la crainte d’effets secondaires (24 %). Pour 19 % des sondés, c’est le fait de s’estimer guéris précocement qui va justifier un arrêt prématuré. Enfin, 14 % se disent lassés par leur traitement alors que 5 % évoquent un coût trop élevé restant à leur charge.
Quant aux effets de cette non-observance, ils sont identifiés : la maladie peut perdurer, voire s’aggraver. L’exemple type est la lutte contre les infections bactériennes. Si les antibiotiques sont arrêtés trop tôt ou ingérés en quantité insuffisante, le risque reste fort que l’infection résiste, reparte de plus belle et dégénère. À l’image d’une simple bronchite se transformant en pneumonie avec, à la clé, un traitement encore plus contraignant.

La technologie au secours de l’oubli

Pour une personne non valide, le manquement thérapeutique se pose de manière plus aigue encore. Car, bien souvent, le handicap, ou le manque de mobilité, fragilise la santé et oblige souvent à suivre un traitement particulier. Grâce aux nouvelles technologies, des solutions pratiques existent pour suivre au mieux son traitement. Tel le pilulier électronique ou connecté ou encore l’envoi d’un SMS de rappel sur son téléphone portable via une application dédiée. O. Clot-Faybesse – Photo DR

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