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Emploi et pauvreté des personnes handicapées : la France, bon élève de l’Europe

La France fait mieux que la plupart des pays européens pour l’emploi et la pauvreté des personnes handicapées. Leur taux d’emploi reste l’un des plus élevés ; leur risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, l’un des plus faibles.

En France, pas de quoi lancer un grand cocorico mais dans beaucoup d’autres pays de l’Union européenne, c’est pire. Voilà le principal enseignement à retirer des statistiques publiées début décembre par Eurostat sur la situation des personnes handicapées, face à l’emploi et à la pauvreté.

Écart des taux d’emploi : la France, troisième derrière la Suède

Difference entre les taux d'emploi des personnes handicapees et non handicapeesL’Office statistique de l’Union européenne a calculé l’écart entre le taux d’emploi des personnes handicapées et des personnes non-handicapées dans chacun des 28 pays membres. Seuls trois pays présentent une différence inférieure à 10 points : le Luxembourg (-2,4 points), la Suède (9,5) et la France (9,9).

Pourquoi ? En France, le taux d’emploi des personnes handicapées, c’est-à-dire le nombre de personnes handicapées âgées de 15 à 64 ans ayant un emploi rapporté à la population totale du même groupe d’âge, est largement supérieur à la moyenne européenne (56,2 %, 5e meilleure performance). Au contraire, le taux d’emploi des personnes sans handicap y est inférieur à la moyenne européenne (66,4 %, 14e performance). Résultat : l’écart entre les deux populations est assez faible.

Taux de pauvreté : la France, troisième encore derrière l’EspagneTaux du risque de pauvrete des personnes handicapees

En matière de pauvreté, la France affiche également des performances enviables. Le taux de risque de pauvreté ou d’exclusion sociale (1) des personnes handicapées n’est que de six points supérieur à celui des personnes non-handicapées. Ce qui la place à la 6e place… derrière la Grèce et l’Espagne.

Ces deux pays font d’ailleurs mieux qu’elle pour de mauvaises raisons. La crise a fait exploser la pauvreté de la population dans son ensemble, réduisant au passage les écarts existants. En France, l’explication s’avère tout autre : le taux de pauvreté des personnes handicapées (3e plus faible des pays de l’UE, voir graphique) comme celui des non-handicapées (7e plus faible) sont largement inférieurs à la moyenne européenne. Presque de quoi passer un joyeux Noël. Franck Seuret

(1) Les personnes à risque de pauvreté ou d’exclusion sociale sont affectées par au moins une des trois situations suivantes : pauvreté monétaire, privation matérielle sévère, ménage à très faible intensité de travail.

A propos de Valérie Dichiappari

Valérie Dichiappari
Rédactrice en chef.

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2 commentaire

  1. Avatar

    Bonjour, percevant un peu plus que le SMIC, RQTH depuis mai 2012,si je m’ en tenais aux  » recettes  » , je ne m’ inquiéterais pas mais un budget, c’ est : recettes d’ 1 part, dépenses d’ autre part.Porteur d’1 MICI (RCH)donc mangeant bio(Voir les livres de feu D-SERVAN Schreiber sur ce sujet), sans gluten car devenu intolérant(Ce point-ci n’ étant, lui, pas  » médicalement avéré  » : suite à des informations, j’ avais  » arrêté le désastre  » avant de perdre plus de 12 kgs…), exerçant 1 métier, encore à ce jour physiquement exigeant (Facteur : eh oui ! Et 2 jours de RTT toutes les 4 semaines, une moyenne de presque 60h00 de travail les 3 autres semaines des lundis aux samedis malgré mon expérience professionnelle de + de 10 ans), nécessitant des sucres lents que…je ne peux plus trouver dans le pain  » ordinaire  » & …pas trop cher, restes à charges pour les  » compressions veineuses élastiques  » dont le port est devenu indispensable pour moi désormais (…malgré une première opération des varices en 2005), kystes poplités, écroulement de voûte plantaire m’ obligeant au port de semelles orthopédiques (Ici aussi,  » restes à charges  » annuels de l’ assuré…)etc…Si je devais payer un loyer pour le logement que j’ occupe (4ème étage sans ascenseur, immeuble de 1959, F3 de 56m2… pour avoir une chambre pour ma fille en  » droit de visite & d’ hébergement  » lorsque je l’ avais acheté) au lieu du remboursement d’ emprunt, je serais  » à la rue « , seul pour faire fonctionner fiancièrement &  » logistiquement  » mon  » foyer  » ! J’ en suis convaincu désormais : des  » critères « , volontairement ou non,ne sont pas pris en compte pour la détermination de la pauvreté, que ce soit pour les poly – handicapés (Sans handicap lourd pourtant contrairement aux  » para, tétra  » en fauteuils roulants, aveugles, sourds  » complets  » etc…) comme je le suis ou les personnes n’ étant confronté à aucun handicap particulier ! Cordialement.

  2. Avatar

    Bonjour,
    Votre système d’AAH -allocation adulte handicapé- est discriminatoire : parce que ma femme travaille je suis privé du bénéfice de l’AAH par la CAF. En clair, il y a les handicapés qui ont une allocation et il y a les autres handicapés qui n’en ont pas tels que moi qui ne touche pas cet alloc. Ce système est discriminatoire et injuste! Le gouvernement fait sa cuisine comme à son habitude (à la Cahusac) pour favoriser ses copains copines

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