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Bordel belge pour clients handicapés

Dominique Alderweireld a ouvert fin décembre, à Tournai, en Belgique (1), « On n’est pas des anges », un bordel dispensant des « services sexuels » aux personnes handicapées. Interview de ce souteneur français, plus connu sous le surnom de Dodo la saumure.

Quel premier bilan tirez-vous de ce premier mois de fonctionnement ?

J’ai dû fermer il y a trois jours [le 21 janvier] car je n’ai plus de filles mais je suis à la recherche de nouvelles hôtesses. Dès que j’en aurai trouvé, nous rouvrirons. C’est mon principal souci : trouver des filles qui acceptent de travailler dans une maison réservée aux personnes handicapées. Je cible plutôt des femmes ayant travaillé dans le milieu du handicap ou de la santé. Elles doivent être capables de plus de bienveillance, d’écoute et de patience qu’avec d’autres clients. J’ai pas mal d’appels mais c’est au pied du mur qu’on voit le maçon.

Pourquoi avez-vous décidé d’ouvrir cet établissement ?

Je possède déjà six maisons ordinaires. C’est un nouveau challenge pour moi d’ouvrir un établissement spécialisé pour les clients handicapés. C’est une première en Belgique mais des maisons comme celle-ci existent déjà dans d’autres pays d’Europe. Pour être honnête, c’est bon pour mon image. Et puis, je suis persuadé qu’il y a un marché.

Pour l’instant, je n’ai pas encore fait de communication. J’attends qu’On n’est pas des anges fonctionne correctement, avec des filles bien établies. Mais je suis sûr qu’on va avoir beaucoup de clients. J’ai déjà des personnes handicapées qui fréquentent mes autres établissements. Des pères qui amènent leur fils, notamment. Mais ici, tout a été aménagé. L’établissement est 100 % accessible ; les lits sont réglables ; et les filles ont choisi de travailler avec des personnes handicapées.

Comment « On n’est pas des anges » fonctionne-t-il ?

Nous facturons 80 € la prestation de 45 minutes. J’ai baissé mes tarifs pour que cela soit plus abordable. Les filles ne sont pas tenues d’accepter une pénétration. Mais il y a d’autres moyens d’amener les clients à la jouissance. Y compris en stimulant la prostate. Les filles ont des sex-toys à leur disposition. Toutes les conditions sont réunies pour que cela marche. Propos recueillis par Franck Seuret – Photo Capture clip de Seth Gueko

(1) En Belgique, le proxénétisme est toléré.

A propos de Franck Seuret

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25 commentaire

  1. Si je n’achèterai pas les mémoires de cet homme au passé sulfureux, j’estime que faire la fine bouche à l’égard de cet établissement serait contradictoire avec l’appel à accepter en France l’assistance sexuelle. Souvenons-ns d’un certain film où de joyeux garçons s’offraient une ballade vers des maisons similaires. Et « bordel » ne veut pas dire « bordélique ».

  2. Levons d’abord toute ambiguïté : des actes sexuels contre de l’argent, c’est la définition même de la prostitution, que les « clients » souffrent d’un handicap ou pas.
    Le besoin sexuel n’existe pas, personne ne meurt de ne pas faire de sexe avec un-e autre. C’est une excuse qu’emploie l’industrie du sexe et les hommes qui y ont recours.
    C’est de plus insultant pour les hommes handicapés de leur dénier toute séduction !
    Ceux qui exigent des « assistantes » sexuelles sont ceux qui sont déjà clients de la prostitution plus classique : ce sont des clients ordinaires, c’est-à-dire des hommes qui imposent, avec de l’argent, leurs envies sexuelles à des femmes précaires.
    Lire ici le témoignage de VickingJack, 40 ans, lui-même handicapé. : « Handicapé, votre vision de ma vie sexuelle me donne envie de crier »
    http://rue89.nouvelobs.com/2011/09/06/handicape-votre-vision-de-ma-vie-sexuelle-me-donne-envie-de-crier-220644

    • « Le besoin sexuel n’existe pas, personne ne meurt de ne pas faire de sexe avec un-e autre. »

      Ah bon ? On n’en meurt peut-être pas mais l’activité sexuelle, il me semble, tient d’un besoin aussi naturel que respirer, manger, boire, etc., et elle est par là même indispensable à l’équilibre.

      Bon, après, rendre compte des activités d’un proxo perso ne me dérange pas, je ne suis ni flic ni moraliste et sexuellement très libéré. Mais je pense qu’au-delà de revendiquer la nécessité de légaliser l’accompagnement sexuel face à un Etat français figé dans la morale arriérée qu’il nous impose, l’APF gagnerait à mettre la pression sur le législateur pour qu’on en finisse une fois pour toutes avec cette discrimination inadmissible qui frappe les personnes handicapées en matière de droit à une vie de couple.

      J’ai perdu deux compagnes A CAUSE de cette discrimination. Deux femmes qui ne pouvaient pas concevoir qu’une législation française interdisait que nous puissions vivre sous le même toit parce que je suis à l’AAH et qu’elles avaient un emploi. Deux femmes qui ne supportaient pas l’idée que nous aurions à devoir assumer DEUX loyers et autant de factures distinctes.

      ET JE NE COMPRENDS PAS qu’avec l’APF, devenue une institution, et le nombre incroyable d’assoces et de collectifs qui existent dans ce pays, NOUS EN SOYONS ENCORE, nous personnes handicapées, A DEVOIR ENVISAGER DE VIVRE CLANDESTINEMENT UNE RELATION DE COUPLE, lorsque nous avons la chance de rencontrer quelqu’un.

  3. Pour mémoire: le débat sur une vie affective et sexuelle, au départ, était en rapport avec des personnes lourdement handicapées, n’ayant plus l’autonomie indispensable pour accéder à ce qui est naturel pour tous et toutes depuis le début des temps.

  4. Pk avoir besoin d’une vie sexuelle et d’ailleurs nous ne parlons que des hommes et les femmes handicapées n’ont elles pas de libido ???

    Franchement le culcul c’est du fric pour les proxénétes c’est tout

  5. JEAN-MAURICE ALBAUT

    Merci à notre revue de garder les yeux ouverts !
    Le déni « le besoin sexuel n’existe pas, le besoin sexuel ne doit pas exister… » voilà qui nous ramène des siècles en arrière quand on attachait les mains des garçons derrière leur dos ou même de nos jours quand des fillettes sont excisées !
    Il paraît que la nature a horreur du vide : en voilà un qui a compris comment satisfaire la nature en comblant ce vide….
    Je connais dans notre département des jeunes en situation de handicap qui vivent très douloureusement leur situation de parias sexuels.
    A suivre.

  6. Je suis profondément révolté, à la lecture de cet article. Je suis handicapé physique, et contrairement à ce qui est écrit dans un précédent commentaire, j’affirme que le besoin sexuel existe, qu’il est en chacun de nous depuis notre naissance, et que pour certaines personnes, son insatisfaction entraine de véritables souffrances. C’est pour cela que je suis pour l’accompagnement sexuel, et même pour le recours à la prostitution.
    Mais là, de quoi parle-t-on ? De l’apologie du proxénétisme, d’une crapule qui a compris que le handicap était un « marché »…. comment l’APF et FaireFace peuvent-ils encourager cela ?
    Vous savez ce qu’est un bordel ? Une usine à sexe, où des femmes enchainent les clients pendant 10 ou 12h par jour, sans avoir le droit d’en refuser, et pour le salaire, c’est surtout le maquereau qui s’en met plein les poches ! « Les filles ne sont pas tenues d’accepter une pénétration »… quelle hypocrisie !
    L’exploitation des femmes au nom de la dignité des personnes handicapées, c’est cela que nous revendiquons ? Pour moi, c’est à vomir !

    • Valérie Dichiappari

      @ Pierre Nazereau. Faire Face n’encourage pas le proxénétisme, ni ne défend l’exploitation de la femme au nom de la dignité des personnes handicapées. Le site http://www.faire-face.fr est un site d’actualité sur le handicap et publie donc des articles dans cette ligne éditoriale. Nous informons, ensuite chacun réagit selon ses convictions et c’est ce que vous faites. Un média doit porter aussi une réflexion, permettre d’engager un débat et c’est ce que nous faisons. Si Faire face a pris une position c’est celle de défendre le droit à l’assistance sexuelle des personnes en situation de handicap. Pour celles qui le souhaitent. Et contrairement à ce dont nous avons été accusés dans le passé, nous ne réduisons pas la sexualité et la vie affective des personnes handicapées à l’assistance sexuelle. Nous défendons le droit d’avoir le choix de l’utiliser ou pas. Bien à vous. Valérie Di Chiappari

      • Merci pour votre réponse, Valérie, mais permettez-moi de vous dire que je la trouve quelque peu « langue de bois », même si je comprends qu’en tant que rédactrice en chef, vous défendiez l’auteur de l’article en question… Vous dites qu’un média doit porter une réflexion, un débat, je suis parfaitement en accord avec vous, mais là, où se trouve la réflexion, justement ? Dans cet article, il n’y a pas une seule phrase qui peut amener la moindre réflexion. C’est uniquement de la publicité (si vous préférez ce mot à « encouragement ») pour l’établissement de cet individu, qui en plus profite de la tribune que vous lui offrez pour dire qu’il embauche, super ! Et cela fait bizarrement écho au procès qui se tient actuellement à Lille, où des « hôtesses » de monsieur Dodo sont venues témoigner de leurs conditions de travail… Cela faisait déjà un certain temps que j’entendais parler d' »on n’est pas des anges » sur les réseaux sociaux, et il est clair que cela va attirer pas mal de monde, malheureusement, mais que l’APF participe à cette entreprise franchement nauséabonde, je trouve cela lamentable, et le mot est faible.

  7. Tu nous fais quoi l apf ? Toi qui était farouche au sujet de la sexualité dans certaines régions tu deviens copain avec un proxénète qui « n’ a plus de filles et qui recrute », « qui voit cela comme un filon bon pour son image » ou bien essais-tu de montrer très très maladroitement que ce mec est un vilain vilain sans penser que certaines personnes handicapées n y verront pas plusieurs niveaux de lecture? Moi même j ai du mal à comprendre le sens de cet article…Non, je n’y retrouve pas ta ligne éditoriale que j’apprécie d’habitude et que je soutiens. Entre l accompagnement sexuel et Dodo la saumure, y a un monde quand même! Ne penses tu pas que tu lui fais de la pub en lui offrant cette tribune? Penses-tu aux femmes, au respect de leur dignité? Bafouer les droits des unes pour assouvir les désirs des autres, je ne te félicite pas. Je vois déjà des hommes handicapés s exciter sur mon fil d actualité Facebook tandis que d’autres personnes handicapées s’étranglent en lisant ton article. J ai juste envie de vomir. Tu nous as sollicité plusieurs fois et on a travaillé ensemble sur cette thématique mais là on ne te suis pas! « Fais face « à ta boulette ». On attend ton mea culpa.

    https://www.faire-face.fr/2015/01/26/bordel-belge-pour-clients-handicapes/#comment-3798

    Dodo et DSK copains: http://www.liberation.fr/societe/2015/02/01/il-aimait-les-rapports-de-force_1193617

    Florence Méjécase pour l’association Handiparentalité

    • Valérie Dichiappari

      Bonjour,

      D’abord une précision importante : l’APF n’a rien à voir dans cet article sur notre site. Vous interpellez une association et lui attribuez une volonté ou une maladresse en publiant cette interview mais l’éditeur n’est pas le média. Certes, l’APF édite ce site et le finance, mais ce qui y est écrit n’est pas parole d’APF. Si vous citez un article du Figaro, propriété à 100% du Groupe Dassault, vous n’attribuez pas les phrases de l’article du Figaro.fr au groupe Dassault, je suppose. Le même raisonnement vaut pour Faire Face.
      Pour ce qui est de l’article en lui-même : donner une information, en l’occurrence à travers une interview, ne vaut pas caution. D’ailleurs l’article de Franck Seuret comporte deux liens qui présente le personnage de Dodo la Saumure si vous êtes allée cliquer dessus. A notre connaissance c’est la première fois qu’un bordel pour personnes handicapées est créé et nous avons choisi d’en parler. Que cela révolte les uns, réjouisse les autres, soit écœurant, sordide, ou génial relève de l’avis de ceux qui nous lisent : c’est d’ailleurs pour cela qu’il y a des commentaires qui peuvent être faits. Vous avez exprimé le vôtre, il est légitime, nous le publions et en cela nous faisons aussi notre travail.
      Faire Face a parlé de sexe, de sextoys, de vie affective et sexuelle, de prostitution, d’accompagnement sexuel à de nombreuses reprises. Cela nous a valu tantôt des encouragements, tantôt des critiques. Nous donnons aussi souvent la parole, dans des interviews, à des personnes dont nous ne partagions pas le point de vue. C’est cela aussi la liberté d’expression dont on parle beaucoup ces temps-ci.
      Il s’agit d’informer.
      Et en cela nous faisons notre métier et nous n’avons pas à nous en excuser.
      Bien cordialement, Valérie Di Chiappari, rédactrice en chef

  8. Bonjour,
    je suis profondément choquée que vous souteniez ce genre de personnage qui réduit des femmes en esclavage économique et sexuel, légal ou non. Par solidarité envers ces femmes, nous devons dire non à la prostitution, non à l’instrumentalisation des corps, non à l’exploitation, non au sordide. Que nous soyons personnes handicapées ou personnes ordinaires, c’est de solidarité pour le respect des droits humains dont nous devons faire preuve parce que la prostitution porte atteinte à la dignité des femmes et de tous les êtres humains. D’après Richard Poulin dans Abolir la prostitution (Sisyphe, 2006), ce sont 95% des prostituées qui voudraient arrêter la prostitution, 82% d’entre elles souhaiteraient une désintoxication à l’alcool ou à la drogue, 66% un logement ou un lieu sécuritaire. C’est ça la réalité. La prostitution, ce sont les inégalités sociales officialisées, l’oppression des femmes, la violence qui constituent des moyens d’assujettissement et de pérennisation du système. Vous ne pouvez pas fermer les yeux. Non, la prostitution n’est pas rose. C’est un lieu où l’on vous demande souvent de changer de nom, d’identité, un lieu où l’on apprend l’indifférence à son propre corps pour une question de survie. Les brutalités et autres violences sont monnaie courante. Nous devons tous aider les femmes qui s’y trouvent à en sortir et non à les y plonger.

  9. Cet article m’a profondément choqué : utiliser des prostituées pour soulager la sexualité des personnes handicapées est profondément scandaleux. Car pour répondre au manque sexuel des personnes souffrant d’handicap, on va exploiter des femmes, souvent drogués, qui vont vendre leurs corps : c’est aussi un profond handicap que de vendre son corps et cela abouti à un profond mépris de soi.
    On rajoute de la misère à la misère.
    Personne n’y est gagnant, exceptés les proxénètes.
    Cet article est un encouragement au proxénétisme.

  10. Bonjour
    Tous ces cris d’effrois concernant la prostitution me laissent perplexe….
    En France les Peps Shows sont autorisés et rapportent énormément d’argent à certains. Les jolies dames qui exhibent leur très joli corps(on ne touche pas!)bénéficient du statut d’intermittent du spectacle. Il est évident que les lois belges ne sont pas aussi hypocrites qu’en France!
    A tout prix enlacer un corps!
    Avoir l’illusion d’aimer et d’être aimé!
    Sortir ne serait ce que 45 minutes de cet insupportable désert affectif et sexuel qui vous rend lentement et inexorablement malade de détresse!
    Faut-il pleurer? Faut-il en rire?

  11. Encore trop peu de recul critique dans cet article… dieu que cela m’énerve ! Le bordel à 2 vitesses… vous pensez qu’il faut un bordel spécial handis ??? Comme une discrimination supplémentaire ? Beaucoup d’handis font l’amour d’une manière très ordinaire, et ont des corps aussi beaux que ceux des valides (à quoi ont servi toutes ces expositions de photos de corps handis sinon ??)… le handicap est un processus de labellisation qui discrimine des corps pour leur aspect ou leurs capacités selon des « normes » statistiques ou culturelles. Si l’on admettait la diversité humaine au lieu de « déficiences » « différences » « incapacités » etc. on ferrait un pas immense !
    Voilà un bordel on promet de « protéger » les prostituées en les autorisant à refuser la pénétration (quelle hypocrisie au passage)… parce que cela pourrait être plus « horrible » d’avoir un rapport avec un handi plutôt qu’un homme ordinaire ? Mais en même temps on y stimule la prostate ce qui nécessite un toucher rectal ? Quelle vision est-ce là de la sexualité handie ??? On paye moins pour perdre le droit de négocier de la passe avec la personne concernée, le valide une fois de plus a plus de droit que la personne handie de choisir…, et on se voit proposer en échange des trucs inhabituels, souvent classés dans le médical, au mieux, ou dans les paraphilies… Pi est-ce que jouir c’est éjaculer ? Pffffffff on a du taf, on a du taf !
    Je consacre ma thèse à la vie amoureuse et sexuelle des hommes lésés médullaires, et fort heureusement la sexualité ne se limite pas à la dyade érection/éjaculation… la sexualité est bien plus complexe : désir, plaisir, sensualité, connexion…
    Et les sex-toys… est-ce là la vaine compensation d’une passe ordinaire ?
    Un rapport à 2 vitesse… se faire mettre un doigt dans le derrière ou se trouver face à des sex-toys au lieu de pouvoir choisir un rapport ordinaire…
    Une personne handie peut librement choisir d’avoir recours à la prostitution, elle n’a pas besoin d’un bordel spécialisé (comme les écoles spécialisés, les ateliers protégés etc. etc. ) qui contribuent notre ghettoisation, elle devrait pouvoir accéder à un bordel ordinaire. c’est là la vrai autonomie.

  12. Bonjour Valérie,
    Merci pour cette précision. Je m’adresse donc à Faire Face. Sur la version papier, il y a écrit « ce magazine est édité par l’apf », d’où ma méprise…Depuis les événements de janvier, on parle de liberté d’expression mais il ne faut pas confondre liberté d’expression et manque de discernement, ni liberté d’expression et mauvais choix rédactionnel. Il y a quand même beaucoup de choses à dire dans l’accompagnement sexuel sans mettre en avant ce personnage. Et quand on lit l’article, on ne lit pas d’ouverture critique. Dodo paraît être un personnage lisse et bienveillant pour la cause des personnes handicapées. Son lien avec des affaires crapuleuses est-il noté? Pourquoi ne pas avoir interviewer les femmes ne son bordel (oups, elles sont parties)? Bref, cette article me laisse perplexe. Je ne reconnais pas votre ligne éditoriale.

    • Valérie Dichiappari

      Bonjour,

      Je suis d’accord avec vous : il y a beaucoup à dire sur l’accompagnement sexuel et Faire Face y a consacré deux dossiers complets. Cet article est un article d’information pas un article de commentaire, un tribune où un journaliste donnerait son avis sur un tel établissement. Mais comme chaque fois que l’on parle de sexualité, il y a bcp de réactions. A Faire Face nous trouvons ça bien de permettre à chacun de réagir et nous acceptons la critique. Je ne pense pas que l’on puisse nous accuser de manquer de discernement. Ce choix rédactionnel est le nôtre : pour vous il est mauvais, je respecte ce point de vue, même si je ne le partage pas. Bien cordialement, Valérie Di Chiappari

  13. J’apprécie pleinement le commentaire de Almandin.
    Il reste étonnant que cet article suscite tant de commentaires, alors que d’autres, plus importants, n’en récoltent que très peu. Parfois je me dis, l’APF indique 25 000 adhérents et pour commenter ou témoigner de l’implication personnelle il y en a bien peu. Dommage.

  14. Le collectif APF WITH

    Bonjour,

    Le collectif francilien de travail sur la vie affective et sexuelle « WITH » qui réunit des délégations, des établissements et des services d’accompagnement de l’APF tenait à réagir à la publication de cet article. Nous rejoignons la ligne de pensée et les propos tenus par Pierre Nazereau dans les commentaires ci-dessus. Nous reconnaissons bien entendu le droit et la liberté fondamentale d’expression de Faire Face mais regrettons la tribune accordée sur cette thématique à un personnage coutumier des apparitions médiatiques nauséabondes et humainement en opposition aux principes et valeurs défendues par notre association. A aucun moment « Dodo la saumure » n’est questionné sur ses valeurs, ses convictions … comme cela a pu être fait récemment par un magazine francophone abordant le handicap.

    Cordialement.
    Le collectif APF WITH

    • Merci de votre commentaire, mais Dodo la saumure a bien été interrogé sur ses valeurs et ses convictions. Sa réponse est éloquente : « C’est un nouveau challenge pour moi d’ouvrir un établissement spécialisé pour les clients handicapés. Pour être honnête, c’est bon pour mon image. Et puis, je suis persuadé qu’il y a un marché. » C’est clair, non ? Franck Seuret

  15. En Belgique il ya le Bordel belge,et bientôt on auras en France le Bordel Français.Tout sa à cause de nos cheres gouvernants actuels et précedénts,je crie haut et fort,pour quand la supression du fameux et redicule plafond de ressources du conjoint (e) d’une personne handicapé?Actuelment on est interdit de vivre nottre amour e nottre séxualité dignement à cause de ce Bordel Français (plafond de ressources)basta,basta.Merci.

  16. Encore une façon de ce faire un max de fric sur le complexe de la misère humaine .
    cela dit,ça reste un tabou vieux comme le monde, non spécifiquement la sexualité de l’être invalide mais la sexualité chez l’humain tout court. car le complexe sexuel de l’homme et la femme n’est pas sous le corps mais sous le vêtement. Tous les autres créatures que la terre à pu porter ce baladent ,librement nues et sans complexe semble t’il .Pour en revenir aux cœur du sujet Es que aidé sexuellement un handicaper d’un corps tortue c’est de le plonger dans la tourmente prostitution de lit de douleur, ou ne serait t’il pas plus heureux de chercher à les aider à s’accoupler entre heux ? n’y a t’il pas des fins spycologos,pedagogos à ces fins heureuse dans les réseaux de handi?ou aller vous laissez faire jus que bout de la honte tant d’hypocrisie mafieuse?

    • ou ne serait t’il pas plus heureux de chercher à les aider à s’accoupler entre heux ? n’y a t’il pas des fins spycologos,pedagogos pour les accompagnes à ces fins heureuse dans les réseaux de handi?ou aller vous laissez faire jus que bout de la honte tant d’hypocrisie mafieuse?

  17. Alors autant l’égaliser la prostitution car des complexés sexuel il en a dans tous les coins de rue et ils sont pas Forcement d’un physique tortueux LOL

  18. Effet de seuil c nouveau

    On se bat pour faire connaitre les différents aspects des handicaps il faudrait aussi comprendre les formes de prostitution. Toutes les prostituées ne sont pas dans des réseaux de trafic d’être humain lié a l’immigration. c’est d’ailleurs bien pour cela que une partie des médias refusent un vrai débat. Une partie des femmes qui se prostituent ne le font pas par la contrainte du reseau de trafic d’etre humain. Chez les prostitués masculins le trafic d’etre humain en France est inexistant. Donc si des travailleurs du sexe veulent se former tant mieux. De toute façon certaines prostitués homme ou femme compte déjà des handicapés et ca se passe bien. Toute façon il faudrait mettre fin aux trafic d’être humain dans la prostition. Car c’est cette forme la qui pose un problème. Moi je suis pour un système a l’Allemande les maisons closes. Le pragmatisme plutôt que le droits de l’thomisme utopiste et la moraline dégoulinante des simples d’esprits qui sont pas handicapés. On pourrait aussi parlé des handicapés qui se protituent pour joindre les 2 bouts ou quand leur dossier d’aah mais 10 mois pour être traité par la mdph…

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