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À la rentrée 2013, 82 % des enfants handicapés nés en 2005 – contre 75 % de ceux nés en 2001 – étaient scolarisés en milieu ordinaire © Clio

Les parents d’élève(s) handicapé(s) donnent un bon point à l’école

Le ressenti des parents d’élève(s) handicapé(s) se révèle globalement positif sur l’école fréquentée, l’enseignement reçu et le bien-être de leur(s) enfant(s), selon une étude du ministère de l’Éducation nationale. Cependant, la minorité des parents mécontents est plus importante que parmi les autres familles.

Ce n’est pas un 20/20 mais cela équivaut au moins à des félicitations. Pour 75 % des parents d’élève(s) handicapé(s), l’école fréquentée par leur(s) enfant(s) est « tout à fait » celle qu’ils voulaient pour lui. Selon l’étude du ministère de l’Éducation nationale, ce pourcentage est même légèrement supérieur que pour les parents d’enfant(s) non-handicapé(s).

Plus de 80 % des 8 ans handicapés scolarisés en milieu ordinaire

Sans doute ce haut niveau de satisfaction tient-il à l’évolution de l’accueil des élèves en situation de handicap au sein des écoles. À la rentrée 2013, 82 % des enfants handicapés nés en 2005 – contre 75 % de ceux nés en 2001 – étaient scolarisés en milieu ordinaire (en classe ordinaire ou en classe spécialisée) ; moins de 14 % en milieu spécialisé (22 % pour la génération 2001) ; et près de 5 % en ordinaire + spécialisé (près de 3 % pour la génération 2001).

Plus de 80 % des élèves handicapés à l’aise dans leur établissement

« Les parents sont sans doute d’autant plus satisfaits que la très grande majorité des enfants (de 85 % à 90 %) se sentent à l’aise dans leur établissement », notent les tableau satisfaction enseignementauteurs de la note d’information. Toutefois, un enfant sur dix de 8 ans se sentirait, d’après sa famille, mal ou très mal à l’aise dans son école ou son établissement. C’est trois fois plus que les écoliers non-handicapés nés la même année.

84 % des parents satisfaits de l’enseignement

Même constat pour la satisfaction vis-à-vis de l’enseignement reçu. La très grande majorité des parents (près de 84 %) se disent satisfaits de l’enseignement que reçoit leur enfant. Mais c’est bien moi que pour les autres parents (96 %). Une belle marge de progression. Franck Seuret.

Ce que l’étude nous apprend aussi

– 40 % des mères et 6 % des pères d’élèves âgés de 8 ans ont réduit leur activité professionnelle ou arrêté de travailler en raison du handicap de leur enfant.

– À 12 ans, les enfants en situation de handicap vivent plus souvent avec un seul de leurs parents, leur mère dans la plupart des cas : 21 % contre 16 % dans la population générale. Ils sont aussi un peu plus nombreux à faire partie d’une famille recomposée : 9 % contre 7 %. Enfin, ils ont un risque beaucoup plus important d’être placés sous la tutelle de l’aide sociale à l’enfance : 4,5 % contre 0,4 %.

A propos de Franck Seuret

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Un commentaire

  1. Cette étude du Ministère de l’ Education positive ne correspond pas à mon ressenti en ce qui concerne la scolarité de ma fille ( IMC). En effet, en ce qui concerne sont parcours jusqu’à la fin du primaire tout c’est bien passé, mais quand elle est arrivée au collège cela a été plus difficile. Il semble que les enseignants n’avaient pas, malgré leur bonne volonté pour la plupart, toutes les « clefs » pour enseigner à une élève ayant des lacunes dues à son handicap. Il y a eu aussi l’accueil des autres élèves qui s’est dégradé au cours de la deuxième année . Puis elle a changé de collège mais les problèmes sont restés identiques. Puis, une conseillère d’orientation qu’elle a vu en 4ème lui a dit que malgré son handicap elle pourrait faire un CAP de coiffure, ce qu’elle désirait vraiment. Il m’a fallut plus de 2 ans pour lui faire accepter qu’elle ne serai pas coiffeuse. S’en est suivi une petite dépression et un dégoût de la scolarité inclusive. Ceci n’est qu’une expérience personnelle et il y a surement beaucoup de jeunes en situation de handicap qui ont une scolarité positive à l’école de la république mais….il y a les autres.

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