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Le numéro d’appel Écoute Violences Femmes Handicapées sera ouvert deux demi-journées par semaine : les lundis de 14h à 17h30 et les jeudis de 10h à 13h. ©DR

Un numéro d’urgence pour les femmes handicapées victimes de violences

Afin de lutter contre les violences envers les femmes handicapées, l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir (FDFA) lance un numéro d’appel inédit en France : Écoute Violences Femmes handicapées.

Viols ; agressions sexuelles, verbales ou psychologiques ; maltraitance… Les femmes en situation de handicap sont bien souvent très démunies face aux violences qu’elles subissent. Comment oser avouer les attouchements répétés d’un soignant ? Que faire face à un conjoint qui vous vole vos clefs pour vous priver de sorties ou d’un collègue de travail qui vous insulte ?

Les violences touchent quatre femmes handicapées sur cinq en Europe

Logo FDFAPour lutter contre la solitude de ces victimes, l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir met à leur disposition une plateforme d’écoute nationale dans le but de les accompagner et de les soutenir. « Il nous a semblé évident qu’il fallait proposer une écoute spécifique pour les femmes handicapées qui n’osent pas se plaindre de ce qu’elles vivent au quotidien, certaines depuis des années », a expliqué Maudy Piot, la présidente de l’association, le 6 mars, lors de la soirée de lancement de cette plateforme à l’Assemblée nationale. Une initiative à rajouter aux actions entreprises à destination des femmes victimes de violences ces dernières années.

Dans le domaine du handicap, la situation semble alarmante. Selon l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir (FDFA), qui s’appuie sur un rapport de l’Onu de 2012 reprenant un rapport du Parlement européen de 2004, quatre femmes handicapées sur cinq seraient victimes de violences en Europe. Mais, pour l’instant, peu d’études se sont réellement penchées sur cette question en France pour mesurer l’ampleur du phénomène.

Recueillir la parole des femmes et les aider à aller de l’avant

En phase de démarrage, ce numéro d’appel, 01 40 47 06 06, sera ouvert deux demi-journées par semaine : les lundis de 14h à 17h30 et les jeudis de 10h à 13h. Dix écoutantes bénévoles et deux psychologues à temps partiel seront là pour recueillir la parole des femmes. « Mais plus que de l’écoute, ce numéro d’appel veut aider les femmes handicapées à acquérir plus d’indépendance et d’autonomie, a insisté Maudy Piot. Nous souhaitons les soutenir pour qu’elles puissent retrouver l’estime d’elles-mêmes et le courage d’aller de l’avant. » Elles seront ainsi invitées à participer à un atelier « Beauté & bien-être » avec une socio-esthéticienne ou à un atelier d’aide à la recherche d’emploi.

D’autres numéros à l’écoute des femmes

Depuis le 1er janvier 2014, le 3919 est le numéro de référence d’écoute téléphonique en matière de violences faites aux femmes. Gérée par la Fédération nationale solidarité femmes, cette plateforme d’écoute est accessible 7 jours sur 7.

Toutefois, le 3919 ne constitue pas un numéro d’appel d’urgence. Si la situation nécessite une intervention rapide, il faut composer le 17 (police, gendarmerie), le 15 (numéro spécifique aux urgences médicales permettant de joindre 24h/24 le service d’aide médicale urgente (Samu) ou encore le 18 (pompiers)). Claudine Colozzi

 

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3 commentaire

  1. Pourquoi un numéro spécial ? les femmes handicapées ne seraient-elles pas des femmes comme les autres ? Je m’insurge contre cette idée, c’est une ostracisation ! Je précise que je suis moi-même femme et handicapée.
    Et 4 femmes handicapées sur 5 victimes de violence, je n’y crois pas une seule seconde !

    • Valérie Dichiappari

      @Sylvie : Bonjour, Voici le lien vers la page Facebook de FDFA : https://www.facebook.com/fdfa15
      Je trouve qu’il serait intéressant que vous leur envoyiez votre commentaire. CDLT V.DC

    • Bonjour,
      Les violences ne sont pas que physiques mais surtout morales. Il considère mes auxiliaires de vie comme des « boniches ». Je suis une incapable
      car en fauteuil avec colonne vertébrale et membres pris par la maladie. Mon fauteuil lui pourrit la vie, je n’ai qu’une petite retraite, alors les « c’est moi qui paye, la maison m’appartient, tu peux partir, t’aura rien, etc ».
      voici le quotidien. Que faire sans suffisamment de revenus pour vivre. Ici notre maison est adaptée. Où aller ? Je ne peux rien dire, si par mégarde je fais un commentaire sur un sujet, il me hurle dessus. Plus personne ne vient chez nous car ils sont outrés de le voir me traiter ainsi mais personne ne s’en mêle.

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