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Cathy et François, l'un des couples de l'exposition "À mon corps dérangeant". © Jérôme Deya

Mois extraordinaire : l’expo « À mon corps dérangeant », un hymne au corps « différent »

Aurélie et Mickaël, 2011. « À cause de son infirmité motrice cérébrale, Aurélie ne contrôle pas toujours ses gestes. Dans l’intimité, elle doit être douce car je souffre de la maladie des os de verre. Cet apprentissage du handicap de l’autre fait peut-être notre force : nous sommes attentifs l’un à l’autre. » © Jérôme Deya
Aurélie et Mickaël, 2011. « À cause de son infirmité motrice cérébrale, Aurélie ne contrôle pas toujours ses gestes. Dans l’intimité, elle doit être douce car je souffre de la maladie des os de verre. Cet apprentissage du handicap de l’autre fait peut-être notre force : nous sommes attentifs l’un à l’autre. » © Jérôme Deya

Dans le cadre du Mois extraordinaire du handicap, organisé par la Ville de Paris, qui démarre le 27 mai et se tient jusqu’au 13 juin, le photographe Jérôme Deya présente, pour la troisième fois dans la Capitale, son travail sur la vie affective et sexuelle des personnes handicapées. Nous faire réfléchir et penser autrement : voilà son objectif. Faire Face lui a consacré le portfolio de son dernier numéro.

« J’ai conçu ce travail comme un hymne au corps de l’autre ʺdifférentʺ, ce corps que l’on évite ou que l’on cache et qui contrarie. Ce corps tordu a le droit d’exprimer sa sensualité et ses émotions. » Voilà ce que répondait Jérôme Deya à Faire Face, juste avant la présentation de son exposition autour de la vie affective et sexuelle des personnes handicapées à  la galerie parisienne Fait & Cause, en 2014. Mais située dans un immeuble classé du XVIIe, elle n’était pas accessible.

Lauréat du concours de la photographie humaniste et sociale

Lauréat du concours SOPHOT.com de la photographie humaniste et sociale, Jérôme Deya a donc cherché un lieu ouvert à tous et il l’a trouvé : la galerie L’Œil Pense dans le 2e arrondissement. Déjà présentées du 26 au 31 octobre 2014, les visiteurs vont pouvoir y découvrir ou y redécouvrir ses images qui interpellent et font réfléchir. Se battre pour une cause ? Une volonté au cœur de la démarche de ce photographe auquel le bimestriel Faire Faire a consacré le portfolio de son dernier numéro.
ʺÀ mon corps dérangeant » s’inscrit dans les nombreuses manifestations, expositions, conférences etc. du Mois extraordinaire du handicap (MEO) organisé par la Ville de Paris . Sa mission ? Offrir un mois de visibilité, d’échanges et de partages aux personnes en situation de handicap, au tissu associatif, aux acteurs publics et privés de la Cité. Il est également un espace de rencontres entre toutes et tous, en situation de handicap …ou pas. Valérie Di Chiappari

Galerie L’Œil Pense – 12, rue Léopold Bellan – 75002 Paris.
Tout le programme du MEO : http://charlesetcompagnie.fr/meoparis2015/

A propos de Valérie Dichiappari

Valérie Dichiappari
Rédactrice en chef.

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Un commentaire

  1. Avatar

    BONJOUR
    J ai connue une personne qui voulait faire l amour
    qu avec des personnes handicapees
    Moralement c est speciale surtout si la personne
    handicapee est tres marquee physiquement
    Attention aux jeunes personnes qui veulent faire
    de l accompagnement sexuelle
    Toutefois je comprends bien sur la souffrance de la personne handicapee

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