Guillaume de Fonclare s’indigne après le vote de l’ordonnance accessibilité à l’Assemblée

Publié le 15 juillet 2015 par Valérie Dichiappari

« Un jour, on s’enflamme, on s’élève, on harangue, on crie à l’indignité nationale et on fait une loi qu’on veut réparatrice de toutes les injustices, et dix ans plus tard, on constate qu’on a été mauvais et on se fait délétère pour les libertés publiques et la libre circulation. » Ce ʺonʺ auquel fait référence, avec virulence, Guillaume de Fonclare dans une tribune parue le 14 juillet sur le site de l’Obs, c’est le gouvernement. Cette « loi réparatrice’, c’est celle du 11 février 2005 qui donnait dix ans aux établissements recevant du public (ERP) et aux moyens de transport pour être accessibles aux personnes handicapées. Ce mépris des libertés publiques renvoie au vote, dans la nuit du 11 au 12 juillet dernier, de l’ordonnance accessibilité du 26 septembre 2014 à l’Assemblée nationale. Une ordonnance qu’il juge inique puisqu’elle « donne quitus au gouvernement pour faire de la charpie avec une bonne partie des dispositions qui obligeaient à ce qu’en cette année 2015, l’ensemble des édifices recevant des publics (ERP) soit accessible aux personnes handicapées ».

« Citoyen diminué de corps mais pas de droits. »

Celui qui a été directeur de l’Historial de la Grande guerre à Péronne, dans la Somme, dont Faire Face a proposé le portrait en février 2011 n 694 et plus récemment chroniqué deux ouvrages, proteste. « Qu’on invoque une certaine souplesse dans le régime des sanctions, pourquoi pas. Qu’on repousse d’une ou deux années, passe encore. Mais qu’on se donne la possibilité de faire du cas par cas pour faire au mieux des intérêts d’on ne sait qui, c’est inacceptable », martèle-t-il. « Je suis un citoyen diminué de corps, mais je ne suis pas dénué de droits, et en premier lieu, celui de m’indigner devant une action inopportune, et qui ne relève pas du mandat qu’en tant que représentant du peuple, j’ai confié aux députés qui portent ma voix. C’est grandiloquent, sans doute, c’est vain, sûrement ; mais c’est tout, sauf inutile. Car s’emporter contre l’iniquité n’est jamais un geste superflu. Et ce vote de l’Assemblée est un acte inique, qu’on se le dise. » Guillaume de Fonclare le dit avec force. Signalé par Valérie Di Chiappari

À lire sur l’Obs.fr

Comment 1 commentaire

J’ai commenté l’article de cet écrivain directement sur le site d’origine. Tellement facile de tout critiquer ou rejeter, en affichant d’ailleurs une méconnaissance globale de la situation. A chacun son opinion, soit comme des moutons de Panurge, soit sur un pragmatisme basé sur l’analyse concrète.

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