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Présentation du projet au Forum des Associations de Palaiseau (91) © Association T’HandiQuoi

Un projet de colocation pour jeunes adultes handicapés dans l’Essonne

Proposer un lieu d’hébergement et de vie en colocation afin de favoriser l’autonomie, la socialisation et l’épanouissement de jeunes adultes en situation de handicap, c’est l’idée innovante que développe l’association T’HandiQuoi située dans l’Essonne. Interview avec Léa Gauthier, sa présidente.

Faire Face : Comment est née l’idée de cette colocation pour jeunes adultes en situation de handicap ?

Léa Gauthier © Association T’HandiQuoi
Léa Gauthier © Association T’HandiQuoi

Léa Gauthier : En me voyant partir de la maison et vivre en colocation comme de nombreux jeunes adultes, mon frère de 24 ans, lourdement handicapé mais en possession de toutes ses facultés cognitives, a émis l’envie de vivre lui aussi loin du domicile parental. C’est ainsi que j’ai décidé de créer une association en juillet 2013 pour développer ce projet et lui permettre d’accéder à ce projet de vie individualisé. Nous sommes une petite dizaine de bénévoles à multiplier les démarches pour faire aboutir cette initiative encore peu répandue en France. À notre connaissance, nous sommes le premier projet de ce type en Île-de-France. La colocation devrait voir le jour aux Ulis dans l’Essonne courant 2016.

FF : Quels sont les obstacles que vous rencontrez ?

L.G : Monter un pareil projet prend du temps car nous sommes partis de rien. Tout était à créer. Il faut mettre à disposition un logement accessible et adapté, imaginer l’organisation pour proposer un accompagnement 24h/24. Des conventions devraient être signées avec un bailleur social et un service d’aide à domicile.  Nous avons étudié, avec la MDPH, les modalités de mutualisation de la PCH. Les personnes qui intègreront la colocation doivent bénéficier, au minimum, de 10 à 15 heures de PCH.

FF : Vous recherchez des personnes de 18 à 30 ans intéressées par ce mode de vie. Est-ce difficile ?

L.G : Pour l’instant, nous avons deux locataires. Nous cherchons toujours une troisième personne. Pour certains parents, ce n’est pas facile de lâcher leur enfant. Ils veulent s’assurer de la bonne prise en charge de leur proche. Le projet est novateur. Ce sera aussi à chaque colocataire d’exprimer ce qu’il veut faire de ce lieu d’hébergement et de vie. L’idée est aussi d’aménager un emploi du temps pour que chacun puisse avoir accès à des activités sociales. Propos recueillis par Claudine Colozzi

Logo de l'association © Association T’HandiQuoi
Logo de l’association © Association T’HandiQuoi

Association T’HandiQuoi – Tél. : 06 52 05 70 79
Plus d’infos sur thandiquoi91@gmail.com

A propos de Claudine Colozzi

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2 commentaire

  1. C’est génial vote initiative.
    J’ai 2 enfants, un adulte et une ado, en fauteuil électrique, et pour le moment ils sont à la maison. J’ai cherché ce qui existe pour mon fils, mais… les maisons de vie sont plutôt des ghettos, et ce n’est pas souple du tout. Avec votre structure, c’est vraiment La Vie. Comme à la maison, ou presque. Nous ne serons pas libres pour venir à votre réunion fin septembre, hélas… j’espère que nous pourrons avoir un écho.
    Je crois vraiment que vous avez mis sur pieds la bonne formule. Surtout si vous avez, ensuite, des coloc valides. C’est le bon équilibre. J’y pense de puis un bon moment, mais… je n’ai pas le temps, ni la force de mettre ça sur pieds pour mes enfants. J’espère que votre initiative va s’étendre à d’autres départements. Dans les Yvelines, il n’y a vraiment rien pour les handicapés moteurs qui ne sont pas en même temps handicapés mentaux. ! C’est ainsi.
    Merci à vous. Et Bravo !
    Catherine

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