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Maladie inflammatoire , la polyarthrite rhumatoïde déforme les articulations, entraînant chez les malades une incapacité fonctionnelle.

Polyarthrite rhumatoïde : le sarilumab, nouvelle molécule pour patients intolérants aux thérapies actuelles

Maladie inflammatoire des articulations, la polyarthrite rhumatoïde est invalidante. Les traitements anti-inflammatoires la stabilisent, sauf pour certains patients intolérants. Améliorant significativement signes et symptômes, le sarilumab leur offre une nouvelle option thérapeutique.

Causée par un dérèglement du système immunitaire, la polyarthrite rhumatoïde (PR) peut avoir un impact invalidant. En absence de traitement adéquat, les articulations, devenues douloureuses, gonflent puis se déforment, entraînant chez 20 % des patients une incapacité fonctionnelle. Bien qu’une large gamme de traitements existe, certains malades ne peuvent être soignés efficacement. La raison ? Une absence de réponse ou une intolérance aux molécules anti-inflammatoires. Une situation qui devrait changer avec l’arrivée du sarilumab, un anticorps humain expérimental.

Objectif thérapeutique atteint

Présentés lors du congrès annuel de l’American College of Rheumatology (ACR), qui s’est tenu à San Francisco en Californie début novembre, les résultats obtenus soulignent toute son efficacité. En effet, une étude concernant 546 patients – tous intolérants ou répondants de manière inadaptée aux traitements classiques de la PR (basés sur des immunosuppresseurs comme les inhibiteurs du TNF-Alpha) – a démontré que le sarilumab remplit les deux principaux co-critères d’évaluation. À savoir, des améliorations cliniquement et statistiquement significatives des signes et symptômes, d’une part, et de la fonction physique, d’autre part.

Un potentiel prometteur pas encore approuvé

Encourageants, ces travaux suggèrent que le sarilumab représente une option pour soigner les patients atteints de PR modérée à sévère et résistants aux thérapies actuelles. Reste encore pour Sanofi et Regeneron, les deux sociétés biopharmaceutiques co-développant l’anticorps expérimental, à obtenir une autorisation de mise sur le marché. Soit quelques mois encore de recherche clinique au minimum. O. Clot-Faybesse

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