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Quel est le parcours des anciens étudiants handicapés ? C'est le sujet de la dernière lettre des études et évaluations de l'Agefiph. © G. Loucel

Emploi : que deviennent les anciens étudiants handicapés ?

La dernière lettre des études et évaluations de l’Agefiph s’intéresse au devenir des étudiants handicapés et balaie les questions de leur insertion dans l’emploi, de la reconnaissance administrative de leur handicap et de leurs difficultés dans les vies quotidienne et professionnelle.

66 % des anciens étudiants handicapés ont une reconnaissance administrative de leur handicap une ou plusieurs années après la sortie de leurs études. C’est l’un des principaux enseignement de l’enquête nationale sur les parcours de ces étudiants menée par l’équipe de recherche SantESiH de l’Université de Montpellier entre 2013 et 2014. Une enquête dont la dernière lettre « Tendances » de l’Agefiph rapporte les résultats qualitatifs.

Alors qu’ils étaient pratiquement tous reconnus comme étudiants handicapés par leur université, en ayant été en contact avec un service d’accueil des étudiants handicapés (SAEH), tous les répondants n’ont donc pas fait le choix de faire reconnaître leur handicap à l’heure de la vie active. Un choix de reconnaissance ou de non-reconnaissance qui tient très souvent à l’intensité des difficultés qu’ils ont rencontrées pour se déplacer et nouer facilement des relations avec les autres au cours de leur vie étudiante.

Le niveau d’études influence le taux d’emploi

L’enquête met en évidence des situations professionnelles contrastées. Les répondants sont en emploi pour 59 % d’entre eux, en formation professionnelle pour 10 % et sans activité professionnelle à 32 % mais majoritairement en recherche. Les facteurs influençant le taux d’emploi sont en premier lieu le niveau d’études. 70 % des enquêtés ayant un master ou un doctorat travaillent quand 61 % des personnes n’ayant validé aucun diplôme sont sans emploi.

Le type de troubles joue également sur le taux d’emploi (73 % pour les personnes ayant un trouble du langage, 64 % pour un trouble moteur et seulement 4 1% pour un trouble psychique). Il y a également d’importants écarts quant à l’influence perçue du handicap sur la situation actuelle des répondants. Elle est significative pour seulement 11 % des personnes ayant des troubles du langage contre 50 % pour le trouble moteur et 65 % pour plusieurs troubles associés.

Moins de personnes ayant une reconnaissance administrative en emploi

Les personnes ayant une reconnaissance administrative de leur handicap sont moins nombreuses en emploi (56 % contre 64 %). Lorsqu’elles le sont, elles travaillent plus souvent à temps partiel (24 % contre 7 %) et bénéficient plus souvent d’un aménagement de leur poste (42 % contre 4 %). Leur situation est encore plus difficile lorsqu’elle sont bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH). Ce public représente en effet 29 % des personnes interrogées mais 37  % de celles qui recherchent un emploi.

25 % se définissent comme handicapés

Autre enseignement, seules 25 % des personnes ayant répondu à l’enquête se définissent comme handicapées contre 54 % qui se considèrent majoritairement en bonne santé. Et le regard d’autrui n’est pas neutre dans cette définition de soi puisque 47 % de ceux qui l’ont fait ont un handicap se remarquant immédiatement. Tous troubles confondus, les enquêtés estiment cependant connaître aux deux-tiers une fatigabilité pesant dans leur vie quotidienne. Corinne Manoury

A propos de Corinne Manoury

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6 commentaire

  1. J’ai un doctorat en musicologie (Contrat Doctoral Hanicap) et suis toujours à la recherche d’emploi.
    Handicap moteur

  2. faite attention a tout les handicapes qui travail de bien garder les notifications de MDPH elle sont demander pour la retraite anticiper des handicape a l’age 55 ans

    • Attention : la loi du 20 janvier 2014 a supprimé le critère RQTH à compter du 1er janvier 2016 en ce qui concerne le droit à la retraite anticipée pour handicap (seules les périodes antérieures restent valables).

      Par contre, les employeurs, eux, pourront continuer à compter les titulaires de la RQTH dans leurs quotas pour éviter de payer une redevance à l’AGEFIPH ou au FIPHFP…

      C’est notamment contre cette injustice que le CDTHED a lancé une pétition, consultable sur son site.

  3. Comment débloqué le compteur des Emplois Des personnes handicapées,quand nous avons un gouvernement de gauche,qui débloque pas le compteur des Valides,a mon avis,il doivent partir 2017 c’est trop long,et trop de Personnes sont sur le carreaux,je trouve que l’apf reste muet..

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