Caïn saison 4 : en flagrant délit de routine

Publié le 1 avril 2016 par Claudine Colozzi
Retour pour Bruno Debrandt, alias le capitaine Fred Caïn jamais avare d'un bon mot. © France 2

Le flic paraplégique revient sur France 2 pour une saison 4 inédite composée de dix épisodes au lieu de 8. Si le premier épisode, disponible en preview, annonce la présence de guests de luxe et des rebondissements sentimentaux dans la vie du capitaine Caïn, on attendait un nouveau souffle…

Une mère handicapée, souffrant de sclérose en plaques, et sa fille adolescente ont été enlevées sur le parking d’un supermarché. Chargé de l’enquête, le capitaine Caïn, toujours égal à lui-même, maniant le sarcasme comme un rempart à son handicap, soupçonne rapidement le mari, un gynécologue mystérieux… Quatrième saison pour Caïn, flic en fauteuil roulant, dont l’arrivée dans le paysage des séries policières françaises nous avait franchement réjouis.
Un héros de fiction en situation de handicap, carrément canon et jamais avare d’un bon mot, merci France 2, on n’en demandait pas tant ! Sauf qu’au fil des saisons, et le premier épisode de cette quatrième salve confirme ce sentiment, notre intérêt s’est un peu émoussé. Si le point fort demeure les dialogues, toujours aussi bien calibrés, on cherche quelque chose qui pourrait permettre à Caïn d’être plus qu’une bonne série policière du vendredi soir. Certes, on sourit toujours à sa manière unique de lancer des piques avec cet air mi-provocant mi-goguenard mais on se perd un peu face à une intrigue brouillonne et qui ne maintient pas toujours en haleine (sans spoiler, le dénouement de premier épisode aurait pu être plus convaincant).

Le handicap du héros ? Un vieil accessoire dont le scénario ne se sert plus

L’irruption dans la vie amoureuse de Caïn de Sonia, une journaliste un peu trop curieuse des histoires internes de la SRPJ de Marseille, laisse peut-être augurer d’intéressants rebondissements. Et après… Comme l’impression d’une routine. Quant au handicap du héros, il semble de plus en plus n’avoir aucun impact dans l’élaboration du scénario. Comme un vieil accessoire un peu usé dont on ne sert plus…  Dommage ! Claudine Colozzi

Vendredi 1er avril, deux épisodes inédits à 20h55 (« Les prisonnières ») et 21h55 (« Le crépuscule des idoles ») + rediffusion du premier épisode de la 3e saison. Retrouvez l’intégrale des trois saisons précédentes en version payante.

 

Comment 2 commentaires

L’irruption dans la vie amoureuse de Caïn de Sonia, une journaliste un peu trop curieuse des histoires internes de la SRPJ de Marseille, laisse peut-être augurer d’intéressants rebondissements. Et après… Comme l’impression d’une routine. Quant au handicap du héros, il semble de plus en plus n’avoir aucun impact dans l’élaboration du scénario. Comme un vieil accessoire un peu usé dont on ne sert plus… Dommage ! Claudine
Vous tombez dans le panneau !!!! C’est super que le fauteuil s’estompe . Une série policière ce n’est un plaidoyer pour l’accessibilité. En revanche , son fauteuil a un retentissement sur son caractère. Demandez à tel ou tel acteur handi ce qu’il pense des rôles où on les cantonne . …
Je suis moi même acteur en fauteuil.

Ce que nous avons voulu dire c’est que dans la saison 2 par exemple, très réussie, le fauteuil était un ressort du scénario et servait à poser des questions intéressantes sur le handicap. Il ne faut pas oublier que la majorité des téléspectateurs qui regardent cette série n’y connaissent rien ou pas grand chose au handicap moteur. or, là, on ne le voit plus jamais se transférer, il va dans des endroits inaccessibles, il ne pose plus guère de questions politiques comme c’était le cas et les intrigues sont d’une très grande simplicité. Nous qui avons vu les 3 premières saisons dans leur ensemble trouvons que la série s’est émoussée et va à la facilité. Mais peut-être les épisodes à venir auront-ils un peu plus de tonus. La rédaction

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