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En mars 2016, 8,6 % de l'ensemble des demandeurs d'emploi sont reconnus handicapés, contre 7,2 % en mars 2012.

Dix chiffres-clés sur l’emploi des personnes handicapées

L’APF a dressé un « bilan morose » du quinquennat de François Hollande en matière d’emploi des personnes handicapées, ce mardi 8 novembre. Après avoir montré, dans un précédent article, que ces cinq années ont été marquées par l’absence d’une politique d’emploi en faveur de ces travailleurs en situation de handicap, Faire Face résume la situation en dix chiffres-clés.

1 –  Taux de chômage des personnes handicapées : 21 %

C’est plus du double de celui de l’ensemble de la population active (10 %). (Source : APF)

2 – Nombre de demandeurs d’emploi handicapés en mars 2016 : 486 258 personnes

Soit une augmentation de 46 % depuis mars 2012, catégories A, B et C confondues, en France, départements d’outre-mer inclus. Dans le même temps, l’ensemble des demandeurs d’emploi a progressé de 25 % pour atteindre 5 767 213 personnes. (Source : Agefiph)

En bleu, le nombre total de demandeurs d'emploi. En rouge, le nombre de demandeurs d'emploi handicapés.
En bleu, la courbe des demandeurs d’emploi handicapés ; en rouge, celle de l’ensemble des demandeurs d’emploi.

3 – Part des demandeurs d’emploi handicapés : 8,6 %

En mars 2016, 8,6 % de l’ensemble des demandeurs d’emploi sont reconnus handicapés, contre 7,2 % en mars 2012. Cette part augmente car le nombre de demandeurs d’emploi handicapés croît plus vite que le nombre total de demandeurs d’emploi. (Source : Agefiph)

4 – Ancienneté moyenne d’inscription à Pôle emploi des demandeurs d’emploi handicapés : 799 jours

Les demandeurs d’emploi handicapés sont, en moyenne, inscrits depuis 799 jours au chômage, soit plus de deux ans et deux mois. Bien plus longtemps que la moyenne pour l’ensemble des demandeurs d’emploi : 593 jours (1 an et 8 mois). (Source : Agefiph, en mars 2016)

BOE = demandeurs d'emploi handicapés bénéficiaires de l'obligation d'emploi
BOE = demandeurs d’emploi handicapés bénéficiaires de l’obligation d’emploi.

5 – Âge des demandeurs d’emploi handicapés : près d’un sur deux (47 %) est âgé de 50 ans ou plus

C’est deux fois plus que dans l’ensemble des demandeurs d’emploi : 24 % seulement sont âgés de 50 ans ou plus. (Source : Agefiph, en mars 2016)

6 – Niveau de qualification des demandeurs d’emploi handicapés : 26 % ont un niveau de formation inférieur au CAP

Dans l’ensemble de la population des demandeurs d’emploi, la part des personnes ayant un niveau de formation inférieur au CAP n’est que de 18 %. De plus, 45 % ont au moins le bac, contre 26 % des demandeurs d’emploi handicapés. (Source : Agefiph, en mars 2016)

7 – Taux d’activité des personnes reconnues handicapées : 45 %

Autrement dit, 55 % des 2 385 000 personnes bénéficiant d’une reconnaissance administrative de leur handicap sont inactives. 37 % sont en emploi et 8 % en recherche d’emploi. Dans l’ensemble de la population de 15 à 64 ans, ces pourcentages s’établissent respectivement à 65 et 7 %. Le taux d’activité y est donc largement supérieur : 72 % contre 45 %. (Source : Dares, en 2013)

taux-activite-chomage-emploi

8 – Nombre de personnes reconnues handicapées en emploi : 878 000

74 % sont salariées du secteur privé (69 % dans l’ensemble de la population en emploi) ; 19 % sont salariés de la fonction publique (20 %) ; 7 % sont indépendants (11 %). (Source : Dares, en 2013)

9 – Part des personnes reconnues handicapées travaillant à temps partiel : 30 % 

Ce pourcentage n’est que de 18 % dans l’ensemble de la population en emploi. (Source : Dares, en 2013)

10 – Taux d’emploi des personnes handicapées : 3,6 % dans le secteur privé et 4,9 % dans les fonctions publiques

Ce taux progresse : il était respectivement de 3,3 % en 2011 et 4,2 % en 2010. Mais les établissements de vingt salariés et plus assujettis à l’obligation d’emploi de travailleurs handicapés comptent donc toujours moins de 6 % de personnes reconnues handicapées dans leur effectif, l’objectif légal. (Source :Dares en 2014 pour le privé ; Dares en 2013 pour la fonction publique). Franck Seuret

LOGO-PP+Baseline copierUn problème, des causes et des solutions

L’APF ne se contente pas de dresser le « bilan morose » du quinquennat Hollande sur l’emploi des personnes handicapées. Elle imagine des solutions et les soumet aux citoyens sur sa plateforme collaborative #2017Agirensemble. 

Sur le thème de l’emploi et de la formation, par exemple, elle avance de nombreuses propositions réparties par thèmes : marché du travail, vies professionnelle et familiale, etc. Sur celui du marché du travail, elle développe plusieurs idées : lutter contre les discriminations, créer un plan d’aide et d’accès à la formation pour les moins qualifiés, etc. Les internautes peuvent voter, développer leurs arguments et en apporter d’autres. Le but ? Co-construire les propositions que l’association portera auprès des candidats à l’élection présidentielle et aux législatives de 2017.

A propos de Franck Seuret

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3 commentaire

  1. Mme. Gundogdu Louisa

    Mon époux étant reconnu comme travailleur handicapé depuis 2014 avec reconnaissance administrative, n’ayant aucun diplôme, mais était cuisinier spécialité turc depuis plus de 20 ans, actuellement ayant de nombreux problèmes de santé, ne peut plus exercé sa profession, vu qu’il n’a aucune instruction, pôle emploi ne cesse de le harceler et cap emploi à clôturé son dossier suite à un rendez-vous qu’il n’a pas pu se présenter, car le jour de ce rendez-vous il était alité avec une baisse de glycémie. J’ai essayé à maintes reprises de contacter la personne avec laquelle il avait eu une réunion en collectivité, silence complet, le standard répond plus ou moins me disant « Mme ! est absente ou malade ou en congé etc ».
    Mon époux a eu 50 ans en février 2016, son dossier à Cap emploi sans en avoir eu connaissance qu’à la date de la première semaine de ce mois de novembre 2016. Il a été convoqué à Pass 93 de Montreuil, pour évaluer son handicap par un médecin lui interdisant la profession de cuisinier et la formation de Cariste « qui cette formation lui avait été refusé par pôle emploi. A ce jour il est convoqué à Pôle emploi avec sa conseillère, afin que son dossier de Cap emploi soit réouvert, je trouve celà abérant que l’on harcèle une personne reconnue de son handicap et que l’on ne l’aide pas même pour une petit travail, malgré qu’il n’a pas de bagage, car mon époux est très intelligent pour des travaux manuels, comme par exemple « restauration collective à temps partiel. Heureusement que je l’accompagne dans tous ses déplacements administratives et autres, mais celà ne plait pas à pôle emploi, j’aimerais savoir comment à 50 ans on lui demande des justificatifs de recherches d’emploi, étant reconnu pour un reclassement professionnel, alors que les jeunes ne trouvent aucun emploi à ce jour. Pour information à toutes personnes concernées.

  2. Le traitement spécial appliqué aux personnes victimes d’un handicap en France est odieux et abject. Par rapport à l’emploi, rien ne changera jamais, tant que l’on n’acceptera pas qu’une personne victime d’un handicap puisse être indemnisée pour la lourdeur du handicap subi pour les séquelles, les douleurs, les pertes de chances, les retards de construction, les limitations de vie .. ; tout en étant rémunérée dans le même temps intégralement, si elle réussit à exécuter un travail, quel qu’il soit. Quand une telle personne handicapée et souffrante fait l’immense effort de s’intégrer dans un emploi ; l’indemnisation ne doit aucunement changer, car les séquelles subis et les handicaps perdurent et sont même souvent exacerbés par ces efforts dans un travail réalisé.
    Tous les efforts des organismes qui gravitent autour du handicap et qui en tirent des bénéfices, ne visent qu’une seule chose : Les faire intégrer un travail pérenne, qui supprime automatiquement leur légitime indemnisation (l’aah par exemple) et les fait, par un véritable coup de baguette magique, rejoindre le monde normal ; alors que la lourdeur et l’intensité du handicap est malheureusement toujours la même.
    L’ignominie va encore plus loin, car la construction d’un couple est purement et simplement interdite, du fait de la suppression de l’indemnisation aah, si ce conjoint travaille. Donc, pas le droit au travail et pas le droit non plus d’accéder à du bonheur. Le seul droit ; la solitude imposée, la pauvreté et les douleurs et/ou le fauteuil etc.
    Que font réellement les organismes dédiés ?
    Concrètement, jamais d’aide financière directe, pour permettre à la victime d’un handicap subi d’accéder à des soins, ou à une formation comme le permis B par exemple, ou d’accéder à un billet de train pour un entretien ou un simple ticket repas pour survivre un peu plus loin.
    Pour avoir connu un cap emploi dans le Rhône-Alpes, j’ai été sidéré de visiter un bâtiment flambant neuf avec tous le confort et les équipements des immeuble de bureaux les plus modernes. Et une constante, on commence toujours par rabaisser et humilier une personne dans le domaine du handicap. Pourtant à Bac plus 10 et un cv costaud avec moi, on me proposait juste de réaliser un cadre en bois dans un temps chronométré ! Puis on me proposait des stages de 6 mois en entreprise, non rémunérés bien sûr ! Quand j’ai demandé ce qui était fait concrètement pour aider à la reconstruction et à l’intégration de la personne en difficultés financières, on m’a répondu : « On ne fait pas dans le social ici ». Autrement dit, ils cherchent juste de la ‘chair à canon’, pour combler les postes vacants en manœuvres, des tâches ingrates dont personne ne veut dans les entreprises ; en perdant bien sûr au bout de 6 mois l’intégralité de l’indemnisation du handicap subi et constant. Une belle machine à broyer des vies et à falsifier les chiffres pour de belles statistiques officielles ventant une intégration réussie.
    L’agefiph n’est guère mieux, car ses aides directes aux personnes n’existent pas, pas même pour financer la formation d’un permis de conduire B par exemple, pour pouvoir accéder à un emploi.
    Dans le domaine privé, c’est la jungle. Des sociétés comme Jobinlive ou jobékia par exemple font d’énormes bénéfices dans le domaine marketing et l’évènementiel : en vendant des affiches annonçant un salon, ou réalisant des flash mode etc. Mais concrètement, qu’apportent-elles à une personne victime d’un handicap pour survivre chaque jour ? Strictement rien du tout. Ils font du fric uniquement en surfant sur ce thème à la mode très lucratif.

    L’APF est une grosse association qui aide par ses aidants familiaux les PH malades en soins. Elle organise des ateliers culturels ou des sorties. Elle organise même des formations dans ses établissements, puisque ces élèves ne sont pas acceptés dans l’autre monde, dit normal. Elle se bat pour l’accessibilité des lieux publics et culturels etc. Mais elle n’a pas assez de pouvoir pour faire changer par décrets, les lois abjectes qui régissent la survie des personnes victimes d’un handicap lourd.
    En réalité, les PH sont traités comme des déchets par cette société ou le seul leitmotiv est « marche ou crève vite ! ». Seules l’excellence, la rentabilité immédiate, l’efficacité optimale sont mises à l’honneur. Ceux qui nous imposent cette vie de sous-homme oublient juste une chose : C’est qu’il suffirait juste d’un simple banal accident ou d’une maladie évolutive comme la SLA pour que leur vie si parfaite bascule dans l’horreur; qu’ils ne sont même pas capables d’imaginer une seule seconde !
    A d’autres époques, des hommes pourtant cultivés avaient mis en œuvre des solutions expéditives comme le programme T4 pour régler le problème. Les rues de nos grandes villes exposent par centaines des êtres humains à la rue, exclus de tout, que peu de gens regardent car l’indifférence est devenue la norme. C’est ce même comportement qu’avait décrit Bettelheim dans son livre « survivre » à propos des sociétés de masse.
    L’accès à la santé est devenu un luxe pour de plus en plus de catégories de personnes en 2016.
    Que vaut un être humain dans cette société actuelle ? Et que vaut une personne malade ou victime d’un handicap subi ?
    On est beaucoup moins déçus en fréquentant les animaux, car ils vous rendent bien l’affection et l’empathie que vous leur apportez !
    Le mouvement Ni pauvre ni soumis arpente les rues, mais rien ne change pour autant dans les traitements inhumains qui sont la norme chaque jour.

  3. Slt a vous moi c come de douala.je vais preparer une licence de technologie e genie electrique et informatique industriel.jai deposer les dossiers destages en informatique dans plusieurs structures.jai peur detre discrimine.et jenvisage pousuivre mes etudes de master en france.coment morienter?jai besoin de vos conseils.697936857

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