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Les visuels de la campagne opposent la vision de certains responsables politiques sur la pauvreté et ce qui se passe dans la "vraie vie".

Riches idées contre pauvres clichés

Deux collectifs d’associations de lutte contre l’exclusion veulent battre en brèche les clichés sur la pauvreté. Des visuels circulent sur les réseaux sociaux et un site répond aux préjugés des responsables politiques.

« Attaquons-nous aux causes de la pauvreté et non aux pauvres ! » Le collectif Alerte et le Collectif des associations unies lancent, ce mercredi 8 février, une « autre campagne ». Une campagne contre les clichés fleurissant à l’égard des quelque 8,8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Objectifs ? Déconstruire les idées reçues qui vont irriguer la campagne présidentielle et dénoncer les discours politiques stigmatisant.

La fraude fiscale = 400 fois la fraude sociale

Plusieurs visuels ont été mis en ligne sur les réseaux sociaux. Sur l’un d’entre eux, un homme assure, devant un micro, que « beaucoup préfèrent toucher le RSA que chercher un emploi ». Dans la vraie vie, rétorquent les cinquante associations contre l’exclusion, le RSA est suspendu si l’allocataire refuse deux offres d’emploi.

Autre grand classique : « La fraude sociale est responsable du déficit de l’État. » En dessous, deux chiffres : le montant de cette fraude, 150 millions d’euros par an ; et celui de la fraude fiscale, 60 milliards !

Pas des profiteurs du système

« Loin de “profiter du système” comme certains le clament haut et fort, les personnes en situation d’exclusion » endurent « des privations multiples, la honte du regard de l’autre, le parcours du combattant pour accéder à leurs droits… », rappellent les deux collectifs.

Leurs associations membres répondront sur 50assos-contrelexclusion.org aux préjugés proférés par les responsables politiques. Ce site internet reprend également leurs propositions concrètes et chiffrées pour combattre durablement la pauvreté.

Un revenu minimum garanti de 850 €

Le collectif Alerte propose, notamment, une réforme en profondeur de la politique des minima sociaux. Il souhaite la création d’un revenu minimum garanti de 850 €, sous condition de ressources, dès 18 ans, allocations familiales et aides au logement non comprises.

Pour les personnes en situation de handicap, Alerte « propose que les principes et, le cas échéant, les conditions de l’intégration de l’allocation adulte handicapé à ce socle commun fassent l’objet d’une prise en compte spécifique, avant toute réforme ». Sa mise en place serait accompagnée du renforcement des politiques d’accompagnement et d’emploi. Une approche globale pour s’attaquer aux causes de la pauvreté. Franck Seuret

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