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Des appartements dans un immeuble avec un service d'auxiliaires de vie intervenant chez les locataires ou un grand appartement en colocation avec des aides humaines mutualisées, c'est ça, l'habitat inclusif.

L’habitat inclusif fait son nid

Les présidents changent, l’habitat inclusif demeure. Alors que Sophie Cluzel a annoncé qu’elle voulait développer cette formule de logement avec service d’aides humaines mutualisées, deux mesures annoncées par le précédent gouvernement viennent d’être mises en œuvre : un observatoire et une enveloppe de 60 000 € par région.

C’est la tendance du moment. L’habitat inclusif résiste même au changement de majorité présidentielle. « Nous encouragerons la construction de logements adaptés (…) [pour les personnes handicapées] qui ne peuvent pas vivre dans un logement ordinaire mais qui ne veulent pas vivre en institution », avait promis Manuel Valls, lors du comité interministériel du handicap (CIH), le 2 décembre 2016.

Six mois, deux premiers ministres et un nouveau président de la République plus tard, Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, tenait peu ou prou le même discours, lors de sa première communication au conseil des ministres, le 7 juin : « Le développement des habitats inclusifs doit être favorisé en levant les obstacles administratifs. »

La PCH peut être mutualisée

Entre-temps, trois mesures avaient été prises. Fin avril, le ministère des Affaires sociales a publié une note rappelant que la prestation de compensation du handicap (PCH) peut être mise en commun par plusieurs allocataires. Tous les volets de la PCH peuvent être mutualisés, partiellement ou totalement. L’aide humaine, bien sûr, mais aussi les aides techniques ou l’adaptation du logement. Objectif : faciliter le montage de projets d’habitat inclusif.

Cinq chantiers pour l’Observatoire de l’habitat inclusif

Le 10 mai, l’Observatoire de l’habitat inclusif s’est réuni. Pour la première fois depuis l’annonce de sa création lors du CIH du 2 décembre. Le rôle de cet organisme regroupant associations, institutions et collectivités locales ? Promouvoir le développement de ces formules de logement.

Selon le compte rendu mis en ligne, le 13 juin, par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, « cinq grands chantiers occuperont l’Observatoire d’ici la fin de l’année ».

Coup de pouce financier étendu en 2018

Il va dresser un bilan des expériences, élaborer un guide d’aide au montage de projet, etc. Surtout, la CNSA allouera une enveloppe de 60 000 € à chacune des dix-sept agences régionales de santé pour qu’elles puissent contribuer à une expérimentation.

L’aide financera les frais liés à la coordination, à la gestion administrative et à la régulation de la vie collective, assurées par un travailleur social. Le coup de pouce avait été annoncé lors du CIH. Ce « dispositif pilote pourra déboucher sur un dispositif étendu en 2018 », avait même précisé Matignon. La balle est dans le camp du nouveau gouvernement. Franck Seuret

Qu’est ce que l’habitat inclusif  ?

« L’habitat inclusif est une réponse complémentaire au logement ordinaire et à l’hébergement en institution », explique la CNSA. Il s’agit généralement de petits ensembles de logements indépendants proposés aux personnes âgées ou aux personnes handicapées, associés à des espaces et des services communs.

Exemple : des appartements dans un immeuble ordinaire avec des auxiliaires de vie intervenant chez les locataires en fonction des besoins ou un grand appartement en colocation avec des aides humaines mutualisées, comme chez Handiquoi auquel Faire-face.fr avait consacré un article.

A propos de Franck Seuret

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