Accueil > C'est mon histoire > Algoneurodystrophie : les patients se mobilisent
Algodystrophie post-traumatique après entorse d'une articulation (scintigraphie). © Inserm/N. Caillat-Vigneron

Algoneurodystrophie : les patients se mobilisent

L’algoneurodystrophie ou syndrome douloureux régional complexe est une atteinte très invalidante et douloureuse. Confrontés à l’absence de solutions thérapeutiques et à un manque de reconnaissance, les patients ont décidé de se mobiliser.

Changer son nom ne permet pas pour autant de mieux cerner cette maladie. Car, à ce jour, son origine précise reste obscure. Du coup, aucun traitement de ses symptômes n’existe. Pas plus qu’un moyen efficace de soulager les patients de leurs intenses souffrances.

Le syndrome douloureux régional complexe (ou SDRC), terme médical tendant à se substituer à celui d’algoneurodystrophie ou dystrophie sympathique réflexe (dit encore atrophie de Südeck) est donc impossible à soigner.

Ce que l’on sait ? L’algoneurodystrophie se caractérise par des douleurs ressenties au-delà du siège d’une lésion, classiquement une fracture. Surtout, ces douleurs ont une intensité disproportionnée par rapport à l’accident initial. Enfin, il semblerait que cette atteinte touche majoritairement des femmes âgées, en moyenne, d’une quarantaine à cinquantaine d’années.

Confrontés à un tel constat, les patients se sont rapprochés et ont décidé de se mobiliser. Ainsi, une page Facebook dédiée, Algodystrophie tous contre toi, a vu le jour (plus de 1 200 membres pour l’instant). Une pétition, accessible en ligne, circule également et des courriers de sensibilisation ont été envoyés au couple présidentiel.

Douleurs intenses, difficultés à marcher

Tous témoignent afin d’exprimer leur désarroi. Pour Lucille (48 ans), tout est parti d’un banal accident domestique : une chute d’un escabeau entraînant une fracture du tibia. « Des douleurs intenses se sont déclenchées plus tard dans mon genou. Avec des fourmillements, des décharges électriques, des brûlures vives et un blocage de celui-ci. Je ne peux pas marcher plus de dix minutes. Surtout, je me couche le soir avec ces douleurs et je me réveille avec. Je ne dors qu’une à deux heures par nuit. Aucune sortie ou activité en famille n’est possible. »

Quant à Marie-Laurence (55 ans), ses problèmes ont également une origine domestique. « Je me suis fracturée l’épaule gauche en glissant dans mon entrée d’immeuble. Opérée une semaine plus tard, je me suis mise alors à souffrir de douleurs affreuses, du soir au matin et du matin au soir. Seule solution ? Me bourrer de morphine et d’anti-épileptiques aux effets secondaires. Bien entendu, il m’est impossible de continuer à travailler. Ce qui ajoute encore du stress à cette pathologie qui a fait de ma vie un enfer. »

Pour Blanche (42 ans), c’est la pose d’une prothèse du genou en 2016 qui a déclenché l’algoneurodystrophie. « Après plusieurs semaines de rééducation, la souffrance s’est installée : picotements, coups d’aiguilles, lourdeur, sensation de déchirure ou de garrot… Au delà de quinze minutes de marche, j’ai besoin d’une canne pour m’aider. »

Parcours similaire pour Johanne (43 ans). Après une opération au niveau du genou, se déclare une forme sévère d’algoneurodystrophie avec des douleurs permanentes puis une atrophie de la jambe et enfin la migration de la douleur dans l’autre jambe. « Je reste alitée car aucun traitement ne me soulage même pas la morphine à haute dose. »

Besoin de reconnaissance et de recherche médicale

Pour Johanne, Lucille, Marie-Laurence, Blanche et les autres, le combat se déroule sur deux fronts. Tout d’abord, celui de la reconnaissance. « La Sécurité sociale ne considère pas le SDRC comme une maladie en soi, précise Johanne. Or, nous souhaitons être reconnus comme n’importe quels malades. Ceci pour faire face à la délicate situation financière à laquelle une majorité d’entre nous est confrontée. Et ainsi sortir de notre isolement. »

Ensuite, au niveau de la science. « Nous encourageons la recherche médicale à s’impliquer davantage pour développer des thérapies. Car les centres anti-douleurs sont dépourvus de solutions concrètes pour nous aider à surmonter ces douleurs qui nous harcèlent en permanence. D’autant que plusieurs patients se plaignent qu’elles se généralisent à tout le corps, avec parfois même des cas de comas. Lancer des études sur notre maladie permettrait aussi de soigner d’autres pathologies similaires à la nôtre. »

En effet, l’algoneurodystrophie n’est pas sans rappeler la fibromyalgie et les douleurs neuropathiques périphériques. Outre leur aspect invalidant, ces atteintes partagent une même méconnaissance de leur origine. Ainsi qu’une même difficulté à soulager de leurs souffrances, en dehors d’un cas spectaculaire, les personnes qui en sont victimes. O. Clot-Faybesse

A propos de Olivier Clot-Faybesse

Lire aussi

Des bijoux innovants et solidaires pour embellir les prothèses auditives

Des bijoux fantaisie et tendance destinés aux personnes portant des prothèses auditives ou des implants …

45 commentaire

  1. Bonjour, atteint d algodystrophie suite à une intervention chirurgicale à la suite d un accident de travail, je rencontre des difficultés pour que cela soit reconnu jusqu’à la fin des douleurs…le médecin expert a statué sur une consolidation malgré les douleurs tj prises en charge par le chirurgien et le centre anti douleur…je passe cette semaine en comité de réforme afin de savoir la suite pour ma reconnaissance d accident de travail…qui s assombrit ….la colère s installe puisque dans tout ça je demande seulement de ne plus avoir mal et de reprendre au plus vite mon métier d aide soignante…

    • j’ai le meme problème que vous le medecin expert a conclu pour consolidation malgré les douleurs et l’algo toujours presente à la scintigraphie ,j’ai repris en mi temps thérapeutique pour 3 mois les trois mois eta nt passé et tjrs douloureuse mon chirurgien me prolonge de 3 mois , pas d’accord pour mon employeur je revois le medecin expert . je suis aide soignante et c’est la suite d’un accident de travail . Vous n’êtes malheuresement pas seul

  2. Bonjour merci beaucoup pour votre article çà nous fait du bien rien que de le lire , en espérant qu’il sera lu par beaucoup de personnes
    Amicalement

    blanche

  3. Merci à Olivier une belle personne qui a bien voulu parler de l algoneurodystrophie
    Merci infiniment

  4. Merci à Olivier d avoir réalisé cet article
    Merci infiniment pour le groupe de patients atteints d algoneurodystrophie ou d algodystrophie
    Vous êtes une belle personne
    Johanne

  5. Bonjour,
    Atteinte d’algo depuis 19 ans, je souffre au quotidien.
    Merci à vous pour cet article qui permet de faire connaître une maladie que certains médecins n’hésitent pas à caser quand le psychosomatique.
    Bien à vous
    Nadège

  6. Bonjour,
    Un grand merci à vous pour cet bel article.
    Vous avez bien décrit notre maladie ainsi que les difficultés qu’on rencontre.
    Et les témoignages, je les trouve vraiment très enrichissants et ils mettent bien en avant notre quotidien.
    En espérant que cet article va faire enfin bouger les choses surtout au niveau médical !!!
    C’était un plaisir de le lire !
    Cordialement,
    Marie

  7. Bonjour, merci beaucoup à Olivier d’avoir rédigé cette article, atteinte d’algoneurodystrophie depuis 3 ans, en espérant que beaucoup de personnes puissent se rendre comptes de la souffrance que l’on peut avoir.
    Merci beaucoup
    Cordialement.

  8. Quand on lit votre article, on prend conscience que quelqu’un pense à nous, à notre maladie. Alors merci, on a vraiment besoin d’être écouté et reconnu. Merci à tous les participants et leurs témoignages et surtout merci à vous Olivier d’avoir su si bien trouver les mots.
    Cordialement
    Annick S.

  9. Merci pour cet article, bien rédigé qui permet de faire connaître cette pathologie. J’ai une algodystrophie à la cheville gauche depuis quatre mois et je m’aperçois que peu de médecins ou kinés connaissent vraiment l’algodystrophie. Mes collègues découvrent avec moi. Merci encore de nous aider à faire connaître cette pathologie.

  10. Merci infiniment pour cet article. Je fais partie du groupe de Johanne.Olivier, je vous suis reconnaissante d’avoir parlé de cette pathologie si méconnue et où on en dit du tout et n’importe quoi.
    Ma fille Lucie, âgée de 19 ans est atteinte de cette maladie douloureuse et handicapante.Nous devons aller régulièrement aux urgences en raison de crises très fortes. Lucie a un handicap de naissance et cette pathologie est venue s’additionner suite à une chirurgie orthopédique très lourde. Le handicap est une chose, mais la douleur au quotidien en est une autre. Merci encore pour cet article.

  11. Merci à Olivier pour cet article qui résume très bien cette maladie, la souffrance que nous avons au quotidien avec toutes les difficultés qui vont avec.

  12. Bonjour,tout d’abord un grand merci à Johanne pour son investissement personnel et merci à Olivier pour son article si riche si vrai et son professionnalisme . Il à très bien cerné notre maladie. Elle nous laisse peu voir aucun repos.j ai été diagnostiqué très tardivement car tout les médecins,chirurgiens,centre antidouleur ne m on malheureusement pas prise au sérieux en disant que sa relever du psychologique. j’espère du plus profond de mon coeur que cela permettra de faire réagir le corps médical ainsi que les recherches.

  13. Bonjour,tout d’abord un grand merci à Johanne pour son investissement personnel et merci à Olivier pour son article si riche si vrai et son professionnalisme . Il à très bien cerné notre maladie. Elle nous laisse peu voir aucun repos.j ai été diagnostiqué très tardivement car tout les médecins,chirurgiens,centre antidouleur ne m on malheureusement pas prise au sérieux en disant que sa relever du psychologique. j’espère du plus profond de mon coeur que cela permettra de faire réagir le corps médical ainsi que les recherches.

  14. Bonjour Olivier et merci tout d’abord pour votre article très parlant. Je viens préciser que le vide médical se retrouve de partout en france, il y a quand même des régions plus touchées dans lesquelles cette maladie n’est absolument pas connue par les médecins et les patients se retrouvent dans un grand désarroi.
    Je suis sur Lyon, au début on m’a donné 6 mois de maladie, puis c’est passé à un an et ensuite à 2 ans sur tous les médecins que je voyais sauf un, le neurologue qui est spécialisé dans la douleur qui me parlait de 2 ans tout en me précisant que rien n’était sur et qu’il avait des patients de plus longue date, c’est le seul médecin autour de moi qui m’a parlé de la réalité, je savais à quoi m’en tenir. Je vois un psychiatre et une psychologue qui sont spécialisées dans la douleur chronique afin de m’aider à traverser cette maladie et à apprendre à gérer au mieux la douleur, ils sont d’une grande patience et compréhension. J’ai beaucoup de chance par rapport à d’autres personnes car je suis dans une région où cette maladie est connue des médecins, ce n’est pas rien, je me sens soutenue par le milieu médical mais malheureusement ce n’est pas le cas de tout le monde. Encore merci, vous parlez très bien de notre pathologie. Cordialement,

  15. Bonjour
    Merci bcp pour votre article Olivier et merci Johanne pour ton investissement ! C’est grâce à des personnes comme vous que nous allons avancer et réussir à tenir tête à cette chère « Miss A ». Je suis atteinte d’algodystrophie suite à une opération de l’épaule en 2016. Les douleurs sont permanentes, épuisantes et handicapantes. Cette maladie détruit physiquement mais également psychologiquement.
    La majorité du corps médical ne connaît pas du tout ou très mal cette maladie et c’est bien dommage car nous perdons un temps fou avec de faux diagnostiques ! Bcp ne comprennent pas LA douleur… NOTRE douleur.
    Alors merci encore pour cet article… Merci pour votre aide.
    MERCI…
    Sandra

  16. LE TROEDEC Laurence

    Bonjour,
    Merci pour cet article qui permettra j’espère de prendre au sérieux les patients atteint de cette maladie. Ma fille (15 ans cette semaine) vit avec l’algodystrophie depuis 4 ans, les douleurs sont son quotidien depuis malgré une accalmie de 6 mois en 2016, elle a déjà eu les mains, les jambes, le dos d’atteint parfois les uns après les autres, parfois ensemble. Aujourd’hui, elle rejette tout traitement lourd car les traitements ont des conséquences sur l’estomac. Le regard et les rumeurs sont navrant mais heureusement elle a le moral, suit ses cours à domicile et est bien entourée, écoutée (ce qui est très important pour avancer). Il faut que les patients soient accompagnés correctement, écoutés et qu’on arrête de leur dire que c’est « dans la tête ». C’est pas une vie de vivre au gré des douleurs. Merci

    • pour ma part ma premiere algo à 37ans diagnostiquée en 1978 en milieu hospitalier elle m’a duré 1 an membres inferieurs recidive 6 fois hanches droite gauche pieds droit gauche sans raison apparente en 2011 fracture du tibia donc algp p endant 18 mois pour une fois il y avait une raison et en ce moment c’est le doigt medium gauche
      je ne suis pas quelqu’un de stressée j’ai constaté qu’aucun traitement ne fonctionnait je fais avec en me disant que ça finit par passer j’ai 77 ans et en parfaite santé par ailleurs mais je serais très interessée par une association de recherche sur ce problème

  17. Merci pour votre fabuleux article tant de personnes souffrent et combien d autres encore ??????
    Je suis la fille de Johanne et je vis et je vois au quotidien sa souffrance mais que faire? Car le corps médical n a pas d solution et en 2018 c est honteux !!!!
    Il faut que tous les patients soient soulagés !!!!!
    Nous en tant que proches nous avons aucun moyen de les soulager et c’est le plus difficile à vivre l impuissance face à cette maladie horrible!

  18. Bonjour.
    Atteinte d’une lagon euro dystrophie depuis bientôt 11 ans, j’ai testé beaucoup de choses contre les douleurs et malheureusement seul la morphine me « soulage ».
    En tant que patient, je demande de la recherche, de l’écoute (par le milieu médical), de la compréhension et de la reconnaissance.
    Je ne dit pas que ça soukagerau les maux mais ce serai un combat de moins.

    Alexandrine (35ans)

    • Bonsoir je sais qu’il est tard mais comme souvent les nuits sont difficiles et l’insomnie dû à la douleur est là . Je suis aussi sous morphine depuis environ 2ans et j’ai de plus en plus de mal à supporter le traitement. Est-ce la même chose pour vous où vous n’avez aucun effet secondaire

  19. Cette horrible maladie touche aussi les enfants …..

  20. Bonjour
    Merci pour super article qui parle enfin de la souffrance dont on vie au quotidien. Personnellement moi je suis atteins depuis 5 ans suite à une opération d une tendinite du pouce main droite et depuis 3 ans c est à mon genou gauche toujours après une opération et là récemment au talon car je souffre d une épine calcaneene à chaque pieds. Mon médecin à monter un dossier pour une prise en charge pour mon genou eh bien cela m a était refuser malgré un traitement lourd que je dois subir. Quelle honte. Merci encore et espérons que ça bouchera pour nous. Bien cordialement

    • Et oui, pour ma part , malade depuis 28 ans, toutes mes demandes quelles qu’elles soient m’ont été refuséees!
      Je tente pour la 3 ème et dernière fois l’AAH.

  21. Bonjour
    Je suis atteinte depuis presque 11 ans avec des douleurs +++++ que personnes ne comprends et surtout aucun suivie sérieux.

  22. Un grand merci pour votre article

  23. merci pour tous ces témoignages. Je soufre d’une algoneurodystrophie suite à une fracture, suite à un accident du travail, qui va de l’épaule au bout des doigts. Je suis tombée en octobre 2017, fracture coronoïde du coude. Je suis prise en charge par le centre de traitement de la douleur et je vais commencer un suivi psychologique car je n’arrête pas de me demander POURQUOI.
    Cela fait 2 fois que l’on m’applique un patch de Qutenza sur la zone douloureuse, mais cela reste encore très difficile. je fais 3 séances de kiné par semaine mais parfois la motivation n’est pas là, cela me fatigue physiquement mais aussi moralement.
    Les médecins me disent de faire preuve de patience mais honnêtement cela est difficile.
    Merci pour votre article cela fait du bien de voir que l’on n’est pas seule. Bien à vous et courage

  24. Merci d’avoir mis cet article, concernant cette pathologie que beaucoup de monde ne comprend pas et plus particulièrement, nous, les personnes atteintes., POURQUOI ???? COMMENT ???? Ces maux qui nous font tant souffrir.
    J’ai été opérée d’une prothèse totale du genou en octobre 2017, l’algoneurodystrophie sévère s’est installée trois semaines plus tard… traitement morphinique, perfusion RIEN n’y fait…plus de kine pour ne pas enflammer … séance d’ostéopathie… hypnose… pour des séances de bien être…peu de remède. La marche ne se fait plus sans béquilles, à très court terme, ma jambe se transforme en jambe de bois très douloureuse, le pied ne répond plus… je ne peux reprendre le travail… je ne sais plus conduire… je dois me faire opérer du deuxième genou tant que le premier n’est pas guéri je ne pourrai le faire et vais je le faire ? Après ces conséquences …
    Le moral va et vient…

  25. Je souffre d’une algoneurodystrophie main.bras.epaule depuis septembre 2016 suite à une opération de la maladie de dupuytren de la main droite.
    Malgré les souffrances, le découragement parfois, la fatigue , je continue mes 2 seances de kiné pour la main et de la balnéothérapie pour l’épaule.
    Pour tous ceux qui souffrent, je leur conseille de trouver un kiné qui est équipé d’un Milta.Avec de nombreuses séances, les douleurs diminuent.La balnéothérapie est aussi apaisante !

  26. J’ai eu une algoneurodystrophie au genou gauche suite à une arthroscopie du genou, compliquée d’une thrombophlébite, une banale intervention qui a virée au cauchemar. ça m’a pris un an pour remarcher à peu près convenablement j’ai gardé les béquilles toute cette année là ensuite avec une genouillère, les douleurs n’ont jamais été soulagées par les médicaments, mais j’en ai eu Rovotril, Laroxyl, Neurontin, Lyrica, Tramadol, je n’ai pas supporté la Calcitonine que le médecin m’a arrêté direct. Seul la kiné dont la physiothérapie, l’ ionisation, drainages lymphatiques, bains écossais, les massages un peu tout les jours pendants 15 mois, l’ostéopathie m’a véritablement sortie de là, très douloureux sur le moment mais un soulagement est apparu et la suite a été mieux, natation avec palmes et genouillère m’a aidé en phase terminale de la maladie. Aujourd’hui, je garde une douleur résiduelle sur le côté interne, sensation d’étau de la rotule et j’ai mal quand je suis trop longtemps assise, pour conduire aussi. Je conduis avec une genouillère. Psychologiquement, je me suis battue car je n’ai jamais été entendu, on l’a vu sur mes radios standards aussitôt, et j’ai vu un psychothérapeute en même temps quelques mois plus tard car le moral souffre beaucoup aussi.

  27. J ai eu une algo main/ poignet il y a presque 2 ans ( août 2016) a la suite d’un accident.
    Je me suis fracassé l’épaule et très vite les douleurs sont apparues au poignet, on a parler du syndrome épaule /main ….quelques examens et diagnostic : algo dystrophie…impossible de bouger le poignet et les doigts étaient comme paralysés, rien ne bougeait et une douleur de chien …on me prévoit 2 ans avant récupération.
    C’est à ce moment que je découvre la phytothérapie et lAloe Vera.
    J’ai commencer la pulpe et utilisation de la Gelly et Msm. Environ 1 mois après l’accident.
    Progressivement les douleurs se sont atténuées et les articulations se sont assouplis.
    Moins d’1 an plus tard, été 2017 : plus rien, récupération totale
    Bien évidemment j’avais kine douce 3 / semaine et je faisais aussi régulièrement les douches chaud/froid. .
    Un kine – ostéopathe a également bien aidé en travaillant sur les fascias.
    Depuis je suis convertie à la phytothérapie et je suis devenue conseillère distributrice.
    Je ne cherche pas à faire de la pub , en aucune manière. Mais il existe un moyen efficace de soulager l’algo, j’en suis témoin.
    Les personnes qui le souhaitent peuvent me contacter pour en savoir plus.
    Certains me trouveront opportuniste, mais je souhaite simplement partager cette information.
    Cordialement

    • Suite à une prothèse du genou le 14 février dernier je souffre de cette maladie je fais des séances de kiné et d acupuncture qui me laisse croire pendant quelques jours (5 au maximum )que je suis guérie je crois en la phytothérapie que me conseillez vous?

    • Bonjour,

      Si les choses étaient aussi simples que celà, celà ce saurait et cet article aurait à peine sa raison d’être. D’après ce que vous décrivez, il semble que votre problème était bien un problème d’algodystrophie , qui passe effectivement naturellement le plus souvent entre quelques mois et deux ans. Tant mieux pour vous!Vous avez fait ce qu’il fallait et je vous souhaites de ne plus avoir à subir celà.

      Hélas, il y a une grande différence entre algodystrophie et algoneurodystrophie que l’on résume très souvent sous l’appellation algo pour faire plus simple, d’où la confusion, y compris hélas chez les médecins! Dans le second cas, il y a des lésions et le système neurologique est perturbé, ce qui change tout! Le terme plus récent de SDRC est d’ailleurs bien plus approprié.
      Et là, on n’a plus grand chose….Et on manque surtout de médecins compétents ou d’informations pour savoir où les trouver, tout au moins en France! Si quelqu’un en connaît; je suis preneuse!
      Je souffre pour ma part depuis 28 ans!, alternant avec des périodes très douloureuses ou je suis allitée, car je ne peux plus marcher et aie de plus en plus de difficultés à utiliser mon fauteuil roulant( pour les béquilles, c’est fini depuis longtemps!) et des périodes de répit, où je peux vivre un peu plus normalement où je  » tiens sur mes pieds ». Je vis depuis quelques mois ma pire crise. Pour la première fois , j’ai souvent eu envie de mourir, car en plus de douleurs extrêmes, non seulement je ne reçois aucune aide, mais j’ai souffert comme jamais d’une solitude extrême.
      Je ne suis plus sûre de supporter psychologiquement une nouvelle crise de ce type! J’ai 60 ans, mon avenir me fait peur!

      Alors effectivement, il serait grand temps qu’une reconnaissance de ce syndrôme existe et qu’on en parle un peu plus. Une reconnaissance administrative, médicale et sociale! Le domaine de la connaissance du traitement de la douleur avance, mais lentement, et n’ai pas assez divulgué. Et à mon avis, beaucoup trop orienté vers la chimie, avec ses nombreux effets secondaires!, alors que d’autres pistes nouvelles ou anciennes existent. Peut-être certaines parfois empiriques, mais si elles marchent, toujours bonnes à prendre pour diminuer la souffrance.

      Pour tout celà, merci pour cet article. Il en faudra beaucoup d’autres!

      Les échanges entre individus touchés par ce problème peuvent être utiles et participeront sans doute à faire avancer les choses. Ils m’ont vraiment manqué. J’ai toujours été bien seule face à ce problème douloureux et invalidants. Ce n’est que récemment que j’ai enfin trouvé quelque chose sur Internet et ce grâce à 3 sites dont celui-ci. Dont ces fameuses pistes dont je parle un peu plus haut!

      Les « fybromyalgiques » luttent depuis plus de 20 ans pour avoir une reconnaissance! Espérons que celà ira plus vite pour l’algo-neuro- dystrophie ou SRDC!

    • Bonjour
      Je viens d ‘ apprendre que j’ ai une algodystrophie à la cheville droite suite à une fracture de la maleole et un arrachement du ligament osseux
      Que puis je faire en phytothérapie pour me soigner ?

  28. bonjour j ai 60 ans et je suite atteinte d algoneurodystrophie depuis mon accident de travail qui a eu lieu en 2004 et opérée en 2011 a ce jour je me bats toujours pour que l on trouve une solution ou du moins des clamants car je n arrive meme plus a dormir tellement qu au repos c est atroce

  29. j ai algoneurodystrophie et la fibromyalgie j ai 60 ans et j ai eu mon accident en 2004 opérée en 2011 suite a un mauvais diagonistic suite a cette opération j ai attrapé cette horrible maladie au point que aucun calmant n améliore mon état et pour certaines personnes elles comprennent pas mon mal car n étant pas voyant ils pensent que c est imaginaire

  30. Suite à une prothèse de genou droit en novembre 2010, j’ai déclenché une algo. et après c’est un parcours du combattant entre centre de réadaptation, calcitonine, morphine, blocs sympathiques, tens…À ce jour le genou plie à 80°.
    En août 2011 prothèse au genou gauche avec le même combat, genou avec une flexion à 80°.
    Décembre 2016 fracture de fatigue à un orteil pied droit et catastrophe l’algo se réveille au genou droit et naturellement la raideur avec 70° de flexion…Je constate qu’au niveau médical c’est le néant le plus complet, je dirais même que depuis ma première algo de 2010 c’est encore pire sauf qu’ils ont enfin compris que ce n’est pas dans nos têtes. Je continue les séances de kiné mais j’y vais de plus en plus à reculons vu que celà réveille la douleur.
    La solution pour moi la plus efficace c’est le glaçage.
    Je suis en invalidité, j’ai 57 ans. Je suis en attente d’une prothèse de hanche, cela fait 3 fois que j’annule l’opération…

  31. Bonjour, j’ai fait une chute dans un escalier il y a 3 ans maintenant, j’ai eu arrachement osseux arrachement des ligaments de la cheville ! Opération bien sur,l algo s est installée, arrêt de travail de 3 mois suivit d un mi temps thérapeutique 10mois, ensuite obligation de reprendre à plein temps car la sécu sociale a juger que je pouvais reprendre malgré l algo loin d être guérit, dans les 6mois suivant l algo s est déplacée au genou de l autre côté,sans doute à cause d avoir adopté une mauvaise démarche du a la douleur! Puis cette année, prothèse de genou et de nouveau algo ! La rééducation s en trouve compromise car bien sûr très douloureuse ! J’ai 53ans et c est loin d’être facile tous les jours !! Bon courage à tous

  32. Bonjour,

    Merci pour tous ces témoignages, et surtout merci à Olivier nous nous sentons moins seuls face à cette pathologie,
    qui n’est ni comprise, ni vraiment reconnue, une pathologie invalidante et insupportable parfois.
    Pour ma part, il semblerait que cette algo aurait démarré suite à des fractures de fatigue du 2ème métatarsien du pied droit.
    Je souffre de jour comme de nuit, incapable de marcher correctement avec des douleurs au niveau du pied et cheville.
    Le quotidien est difficile, je ne peux travailler, aucune concentration, ne peux conduire, me déplace très difficilement,
    malgré un séjour centre de la douleur, prise d’un cocktail de médicaments (prise de poids), pose d’un neurosimulateur, pose de patch Qtenza, aucune activité, avec mon mari nous sommes randonneurs, je randonne dans mon canapé,
    je passe mes journées comme une larve! je suis une personne très active, mon entourage a du mal à comprendre,
    J’ai 58 ans, fais partie des carrières longues.. Le médecin conseil propose faire demande MDPH, je suis secrétaire
    facturière dans un garage, il faut se déplacer tout le temps….
    Je suis au fond, je souffre tellement
    Merci d’avoir pris le temps de me lire

  33. bonjour, moi ça fait que 4 mois que j ai fais une arthroscopie du genou et depuis j ai tout le temps des douleurs picotements coups de courant surtout la nuit ,difficulté pour conduire .C est peu etre Algodystrophie
    Mais surtout un grand sentiment de honte de ne pas travailler, déja des soucis d argent, je crois que je déprime .
    Boucher depuis 40 ans je suis user .
    Donner svp moi des conseils Merci

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *