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Actuellement, l’Éducation nationale ne paie rien au FIPHFP mais profite de ses aides. En 2021, ce ne sera plus le cas.

Emploi et handicap : la fonction publique entre progrès et inquiétude

Le taux d’emploi dans la fonction publique progresse en 2017. Le FIPHFP s’en est félicité en présentant son bilan 2017, le 28 juin. Autre satisfaction : l’Éducation nationale devrait enfin y contribuer en 2021. Mais dans le même temps, des incertitudes planent sur sa pérennité.

Il faudra encore attendre 2021… Mais à partir de cette date, l’Éducation nationale paiera une contribution au Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Tout comme toutes les autres fonctions publiques.

Elle sera établie par tranches de 10 %. Ainsi, ce ministère ne paiera-t-il pas tout ce qu’il devrait verser, au regard de ses effectifs, dès la première année. C’est ce que prévoit la réforme en cours de la politique de l’emploi des personnes handicapées. Une participation financière dont s’est réjoui Dominique Perriot, le président du FIPHFP, en présentant, jeudi 28 juin, les chiffres 2017 de l’emploi des personnes handicapées dans la fonction publique.

L’Éducation nationale mauvaise élève de l’insertion professionnelle

Aujourd’hui, l’Éducation nationale ne verse rien au fonds mais bénéficie de ses aides. De plus, c’est le mauvais élève en matière d’insertion professionnelle. Elle n’affiche qu’un taux de 3,5 % de ses effectifs en situation de handicap ! Pendant ce temps, en 2017, la fonction publique dans son ensemble affichait un taux d’emploi de 5,18 % en emplois directs. Quant à la fonction publique territoriale, elle dépassait les 6 %.

Le FIPHFP s’appauvrit

Autre sujet de satisfaction : le nombre de recrutements, en hausse : un peu plus de 28 000. Mais avec une nuance : à 80 %, les arrivées se font sur des postes en catégorie C, les moins qualifiés.
Plus le taux d’emploi monte, plus les contributions baissent. Mécaniquement, le FIPHFP s’appauvrit et en 2017, il a collecté 120 880 000 € mais dépensé 128 840 000 €.

Ses réserves s’amenuisent. Et plus largement, les inquiétudes sur la pérennité du financement de la politique de l’emploi sont perceptibles. Cela à l’heure où la réforme gouvernementales en cours n’apporte toujours aucune réponse à ces questions.

A propos de Sophie Massieu

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2 commentaire

  1. Premier employeur de France, le ministère de l’Éducation nationale reste toujours dispensé de la redevance qu’il devrait verser au FIPHFP à cause du faible nombre de travailleurs handicapés qu’il emploie… Plus récemment, le gouvernement a d’ailleurs décidé de continuer à exempter les universités !

    Tout le monde propose diverses solutions pour pallier à la baisse des ressources du FIPHFP, mais personne ne parle d’exiger de l’État qu’il fasse face à ses obligations.

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