Combien coûte une place dans un établissement pour personnes handicapées ?

Publié le 22 août 2018 par Franck Seuret

Dans les établissements accueillant des enfants et des adultes lourdement handicapés, le coût net annuel moyen d’une place  dépasse les 70 000 €. Dans les services d’accompagnement, il atteint environ 15 000 €.

73 500 € par an : voilà ce que coûte, en moyenne, une place dans une Maison d’accueil spécialisée (Mas) pour les adultes lourdement handicapés. Soit à peine plus que dans un établissement accueillant des enfants et des adolescents polyhandicapés (EEAP, 72 500 €). Des données issues de l’analyse des comptes administratifs 2016, rendue publique fin juin par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Plus d’un salarié par usager

Ces Mas et EEAP sont les structures dont le coût à la place est le plus élevé. Elles accueillent en effet des usagers très dépendants. Elles ont d’ailleurs le taux d’encadrement le plus important. Les Mas disposent, en moyenne, de plus d’un salarié (1,3) par personne accueillie. Dans les EEAP, ce ratio avoisine 1,2.

Cette moyenne cache toutefois de fortes disparités. 10 % des Mas comptent au moins 1,6 salarié par usager. Mais dans les 10 % les moins bien dotées, ce chiffre tombe à 1. La masse salariale représente donc une part très importante des coûts.

Avec ou sans internat  ?

Dans les instituts médico-éducatifs (IME), les établissements les plus nombreux en France avec  1 220 structures, le coût moyen d’une place atteint 39 000 €. Mais il est bien évidemment plus élevé dans les IME comptant des places d’internat (43 000 €) que dans ceux n’en disposant pas (32 000 €).

Sessad et Samsah moins coûteux

Les services d’accompagnement coûtent, fort logiquement, bien moins cher que les établissements. Une place en Sessad (éducation spéciale et soins à domicile, pour les enfants) oscille autour de 17 500 €. Dans un Samsah (accompagnement médico-social pour les adultes), elle tombe à 14 500 €. Cinq fois moins que dans une Mas.

500 000 enfants et adultes accueillis

Près de 500 000 personnes handicapées – dont 160 000 enfants – étaient accueillies dans un établissement ou suivies par un service médico-social, fin 2014, selon les dernières données de la Drees. Soit 6 % de plus que fin 2010. Pour les enfants, le nombre de places a augmenté plus vite dans les services (+15 %) que dans les établissements (+0,4 %). Idem pour les adultes, avec respectivement + 10 % et + 6 %.

Cette évolution ébauche le virage inclusif de la politique du handicap. Un premier pas vers la « désinstitutionnalisation » que Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, affirme vouloir mettre en œuvre.

Comment 11 commentaires

Bonjour ‘actuellement atteints scerose en plaque evolutifs assigne à résidences en 1989 syndrome des loges bras gauche logement dalo refuser cause voudrait résider à Toulouse au lieu yvelines

Mon enfant est pris en charge en IME et le moins que l’on puisse dire c’est que ce type de structure est perfectible !
Ns devons pallier à de nombreuses carences éducatives et pédagogiques en externe !
Cela à un coût supplémentaire que la MDPH ne suffit pas à couvrir.
Si on ns donnait ne serait ce que la moitié du budget alloué par enfant aux IME , notre enfant ferait des progrès incroyables et réduirait les coûts de prise en charge deffectueux !
L’art de trop compiler les textes et de tout cloisonner en France ne permet pas aux handicapés de s’inclure et d’évoluer dans de bonnes conditions !

Bonjour,
Mon fils est actuellement en foyer d’accueil spécialisé, et reçois l’aide du département. Il a épuisé ses 25 jours de congés, pour maladie en partie, et je devais le ramener au foyer sous peine de je ne sais pas quoi ! Si je devais le garder à la maison pour la même raison, qu’arrivera t il par la suite?
y a t il un arrêt maladie à fournir pour qu’il puisse récupérer sa chambre? Est il normal qu’un foyer fasse des menaces du genre « s’il ne revient pas à cette date, vous aurez un courrier pour la suite à venir … » même si j’avais précisé qu’il était malade?
Merci pour vos réponses.

Bonjour,
effectivement votre fils a droit a 25 jours de congés par an.
L’établissement est en doit de vous demander un certificat médical pour pouvoir justifier de cette absence au financeur mais ne pourra en aucun cas accueillir un autre résidant à a place de votre fils.
Maintenant il y a des façons de faire et la première est de vous informer de tous ces « détails » en amont par une AS notamment.
En espérant vous avoir été utile.

Merci beaucoup, votre réponse est en effet très utile, je n’étais pas sûr pour (un arrêt) ou un certificat médical.
Je vais contacter une AS pour d’autres situations avec l’établissement, notamment la demande de son dossier médical demandé en Août 2020 et que je n’ai toujours pas reçu.

Cordialement,

Et lorsqu’il y avait le confinement on a repris notre fille chez nous, mais c’est drôle nous n’avons pas touché l’argent équivalent que la Sécurité sociale donne aux Etablissements, cherchez l’erreur ….

Ces Mas et EEAP sont les structures dont le coût à la place est le plus élevé. Elles accueillent en effet des usagers très dépendants. Elles ont d’ailleurs le taux d’encadrement le plus important. Les Mas disposent, en moyenne, de plus d’un salarié (1,3) par personne accueillie. Dans les EEAP, ce ratio avoisine 1,2.

Ces chiffres ne sont pas exacts par exemple une MAS dans une unité de 10/12 personnes polyhandicapés le personnel est de 3 maxi 4 le matin et l’après midi seulement 2 personnes pour s’occuper des résidents …. on est loin des chiffres annoncés

est-ce normal de facturer les repas dans un saj au prix de journée de 67.9? Le repas sans gluten est facturé 10.55

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