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Non obligatoire pour les activités scolaires comme les cours de natation à l’extérieur de l’établissement, l'assurance scolaire l’est, en revanche, pour toutes les sorties extrascolaires, une visite au musée avec la classe, par exemple.

Assurance scolaire : des clés pour démêler l’utile du superflu

Fiches de renseignement à remplir, inscription à la cantine, choix des activités et bien sûr… assurance scolaire. Parmi les démarches de rentrée, mieux vaut bien comprendre les enjeux de cette dernière avant de signer. En particulier lorsque l’on est parent d’un enfant en situation de handicap.

« Les assureurs spécialisés dans les couvertures scolaires réalisent un coup de maître. Ils parviennent à intégrer leurs formulaires au milieu des papiers à remplir pour l’inscription des enfants aux diverses activités à la rentrée et à la présenter comme obligatoire », constate Julien Fillaud, directeur général de Hyperassur, un comparateur des offres disponibles sur le marché. Impossible d’ailleurs de connaître le poids de ces assurances scolaires par rapport à l’ensemble du marché de l’assurance puisque la Fédération française de l’assurance elle-même ne réalise pas de statistiques sur ce qu’elle qualifie de « marché de niche ».

Étroit, le marché est surtout captif. Les parents signent souvent sans réfléchir un chèque de 10 à 40 euros. Le contrat est signé mais les détails pas forcément épluchés. Or, il convient de se poser quelques questions précises avant de faire son choix. D’autant plus lorsque l’enfant est doté d’équipements spéciaux. Un ordinateur pour l’aide à la prise de notes ou un fauteuil roulant, par exemple.

Facultative pour les activités scolaires, obligatoire pour les extrascolaires

Première information importante : l’assurance n’est pas obligatoire pour les activités scolaires, y compris des cours de gym ou de natation donnés à l’extérieur de l’établissement. Mais elle le devient pour toutes les excursions ou activités extrascolaires, comme les classes vertes, ou une sortie au théâtre, au musée avec la classe. Et cela vaut que l’enfant soit inscrit dans une école publique ou privée.

Attention : l’assurance scolaire propose divers niveaux de protection. A minima, elle protège l’enfant, porteur ou non de handicap, des dommages subis par lui ou causés à un tiers. Il existe principalement trois niveaux de protection :
– Les couvertures basiques assurent l’enfant sur le trajet entre son domicile et l’école et durant les activités scolaires ;
– Un deuxième niveau protège l’enfant durant toutes ses activités scolaires, même en dehors de l’école. Elle fonctionne donc aussi durant les vacances, en colonie… Mais généralement, la garantie de la pratique de sports extrêmes n’est pas comprise dans ces contrats ;
– Une prise en charge supérieure, pouvant notamment comprendre une garantie objet, existe également. Cette dernière peut s’appliquer à un instrument de musique ou… à un fauteuil roulant, notamment.

Traquer les mots exclusion, franchise et carence

Et c’est là que la question du choix se pose avec acuité. Première question essentielle : quels sont les besoins réels de votre enfant ? S’il ne pratique pas de sport extrême, faut-il payer un supplément couvrant ce type d’activité ? Les assurances scolaires garantissent les enfants porteurs de handicap au même titre que les autres. Il n’y a pas de surprime. Exclues également les questions sur son état de santé.

Dès lors, pour dénicher celle qui couvrira le mieux ses équipement par exemple, il faut éplucher attentivement les conditions générales. Pas si fastidieux que cela en a l’air, à l’heure d’Internet. Julien Fillaud donne une astuce simple : traquer, dans les conditions générales en ligne, à l’aide de la fonction recherche, les mots “exclusion”, “franchise” et “délais de carence”. Le meilleur moyen de vérifier que rien ne vous échappe. Un outil aussi fort utile pour comparer les offres disponibles.

Certaines assurances prennent le soin de préciser qu’elles couvrent le fauteuil roulant de l’enfant en cas d’incendie ou de vol, par exemple, et propose des prestations d’assistance spécifiques (garde-malade…) pour les enfants accueillis en établissement spécialisé.

Pour bien choisir l’assurance scolaire de votre enfant, le maître mot est de com-pa-rer, au moins avec votre propre assurance multirisques habitation, et de ne pas vous précipiter. 

Ce que couvre votre assurance multirisques habitation

L’assurance du domicile familial fournit à tous les membres du foyer une responsabilité civile individuelle. Celle-ci couvre les dommages que chacun de vous pourrait causer à autrui mais pas les accidents ou dommages vous concernant.
Notez enfin que les écoles sont toutes dotées d’une assurance responsabilité civile professionnelle pouvant être mise en jeu si la responsabilité de l’école, dans une chute de l’enfant par exemple, est avérée.

A propos de Sophie Massieu

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