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Les danseurs amateurs en répétition le 27 août dans une salle du Centre national de la danse à Pantin sous la direction d'Alexandre Bibia. © DR

Paris : Kadamati, une performance de danse partagée sur le Parvis de l’Hôtel de Ville

Dimanche 9 septembre, 720 danseurs amateurs se retrouveront sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris pour présenter Kadamati. Une performance imaginée par le chorégraphe britannique Akram Khan. Parmi eux, quelques personnes en situation de handicap, dont trois résidents de la Résidence du Maine, foyer d’accueil médicalisé d’APF France Handicap.

Ils ont répété pendant plusieurs semaines. Dimanche, Julie, Alexandre et Hamidou compteront parmi les 720 danseurs amateurs qui créeront Kadamati (“terre d’argile” en bengali). À l’initiative de cette œuvre collaborative d’une durée de six minutes, le chorégraphe Akram Khan. Un événement parisien à l’occasion de la commémoration du centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale et déjà présenté à Édimbourg, fin août, avec d’autres danseurs. De même qu’en 2016, au Trafalgar Square de Londres. L’objectif : réunir des personnes issues d’horizons sociaux et culturels très divers.

Participer à une expérience inédite en France

Isabelle Brunaud, chorégraphe, intervient à la Résidence du Maine, foyer d’accueil médicalisé (Fam) d’APF France handicap avec sa compagnie Anqa. Elle mène des projets artistiques dans le domaine de la danse contemporaine avec des danseurs en situation de handicap. Contactée pour collaborer à cette performance inédite en France, elle a eu l’idée d’inviter des résidents de cet établissement à y participer. Accompagnés de Maïla Dive, chargée de mission Culture et création artistique au sein de l’association et animatrice au Fam, Julie et Hamidou, 39 ans ainsi qu’Alexandre, 22 ans font partie de l’aventure. Le plus jeune des trois qualifie la participation à ce projet de « grande chance ».

Tous les quatre ont suivi des répétitions collectives dans différents lieux de Paris durant l’été, dont la Scène musicale. Mais les résidents ont aussi eu des séances plus personnalisées avec Isabelle Brunaud et Alexandre Bibia, danseurs chargés de transmettre la chorégraphie mise au point par Akhram Khan. « Mon travail est plutôt basé sur l’improvisation, explique Isabelle Brunaud. C’est différent de s’exprimer à travers quelque chose déjà écrit. Mais nous avons pu explorer leurs possibilités physiques et leur permettre de faire corps chacun à sa manière. »

Des résidents transformés par cette expérience

Selon la chorégraphe, le résultat devrait être « bluffant » tant il se dégage une énergie et un élan incroyable de cet immense groupe de danseurs. Même si elle aurait aimé prendre plus de temps, elle est très heureuse de l’engagement et de la concentration des trois résidents. « L’impact du travail est perceptible chez chacun d’eux. Cela fait plaisir à voir. » Les échanges avec les autres participants ont aussi été très riches d’enseignements pour tous.

Pourra-t-on apercevoir Julie, Alexandre, Hamidou et Maïla ? « Pendant les trois premières minutes de la performance, nous sommes vraiment visibles car les personnes devant nous sont accroupies, explique cette dernière. Ensuite, nous dansons tous ensemble, tel un seul corps en mouvement. » Tous unis dans une performance unique, au-delà des différences.

Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Dimanche 9 septembre. Spectacle gratuit. Trois représentations à 15h, 16h et 17h.

Envie de vous mettre à la danse ?
Isabelle Brunaud anime des ateliers à destination d’enfants en situation de handicap  (tous handicaps confondus – enfants jusqu’à 17 ans) tous les samedis de 9h30 à 11h et de 11h à 12h30 au Conservatoire Mozart à Paris (1er arrondissement). Renseignements au 01 42 36 17 86. Elle propose aussi des cours et des jams pour adultes (séances d’improvisation). Vous pouvez en savoir plus sur le site de sa compagnie.

 

A propos de Claudine Colozzi

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