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La petite Ema, albanaise, a fait beaucoup de progrès au Camsp APF de Metz. Sa famille demande un permis de séjour pour raisons de santé.

Un sit-in pour le permis de séjour d’Ema, une fillette albanaise handicapée

Ce samedi, le comité de soutien à Ema, une enfant handicapée albanaise, organise un sit-in à Metz. C’est le dernier jour accordé à la famille pour quitter le territoire français. Mais Ema a commencé une rééducation en France. APF France handicap demande au préfet de Moselle une autorisation de séjour pour raisons de santé.

Actualisation du 25 octobre : Le comité de soutien à Ema lance une campagne de courriers. Il appelle les citoyens à écrire au préfet de Moselle. Principal argument : selon ses informations, l’Albanie ne compte aucun spécialiste de la pathologie d’Ema. Par ailleurs, la pétition a atteint près de 21.700 signatures.

 

La famille d’Ema, petite fille lourdement handicapée de 4 ans, va-t-elle obtenir un permis de séjour pour raisons de santé ? L’obligation de quitter le territoire français arrive à échéance demain, le 20 octobre. Après, elle peut être renvoyée dans son pays, l’Albanie. Dès demain, elle est aussi susceptible de perdre sa place dans le foyer pour migrants qui l’héberge à Metz.

La pétition signée plus de 8 000 fois

Tous les recours de la famille ont été épuisés. Mais le préfet de Moselle a toute latitude pour accorder un permis dérogatoire. Pour faire pression sur le représentant de l’État, une pétition a recueilli plus de 8 000 signatures en deux semaines. Le comité de soutien d’Ema, initié par APF France handicap, appelle la population à un sit-in demain, samedi, de 10 à 12 heures, sur le parvis de la préfecture de Metz.

L’association assure la rééducation d’Ema dans son Camsp (Centre d’action médico-sociale précoce) de Metz. L’enfant a réalisé des progrès significatifs depuis son arrivée il y a seize mois. En Albanie, elle ne bénéficiait que d’une séance de kiné toutes les six semaines et d’atèles de nuit.

« Il faut faire respecter les droits de l’enfant, le droit à être soigné », exhorte Raúl Morales La Mura, responsable interrégional des actions associatives d’APF France handicap. Alain Rochon, son président, a alerté le président de la République et Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées.

APF France handicap n’est pas à son premier combat en faveur d’enfants migrants handicapés

– En avril dernier, la famille d’Altin, kosovar de 9 ans, pris en charge par un établissement APF, a obtenu une autorisation de séjour de six mois. Elle est en train d’être renouvelée.

– En 2011, l’association avait réussi à faire revenir en France l’adolescent Ardi, et sa famille, qui avaient été expulsés au Kosovo, issue d’un long combat à ses côtés.

 

A propos de Elise Descamps

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