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Dans son rapport 2018 sur les droits de l’enfant, le Défenseur des droits souligne la nécessité de renforcer la formation des professionnels aux besoins spécifiques des enfants en situation de handicap.

Petite enfance : le Défenseur des droits veille au grain

Les petits en situation de handicap occupent une place centrale dans le rapport 2018 des droits de l’enfant. Le Défenseur des droits préconise des mesures concrètes et même un changement de culture pour leur réelle inclusion.

Les enfants en situation de handicap ne sont pas les parents pauvres de De la naissance à 6 ans, au commencement des droits. Paru lors de la Journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre dernier, il s’agit du rapport 2018 sur les droits de l’enfant du Défenseur des droits, Jacques Toubon, et de son adjointe à ceux des petits, Geneviève Avenard. Tous deux les mentionnent à plusieurs reprises. Avec toujours le même objectif : leur octroyer l’accès aux structures d’accueil de droit commun dès le plus jeune âge.

Un but en cohérence avec le propos général du texte. En effet, ses auteurs réclament que soient garantis simultanément les droits des 5,2 millions d’enfants français de moins de 7 ans, leurs besoins fondamentaux et intérêt supérieur.

Formation, collaboration et flexibilité

Pour y parvenir, le Défenseur des droits présente plus d’une vingtaine de recommandations. Elles s’adressent aux pouvoirs publics et aux professionnels. Parmi elles, certaines concernent spécifiquement les enfants porteurs de handicaps.

D’abord, pour leur assurer un égal accès aux structures de garde, d’éducation, ou de loisirs, il préconise de renforcer la formation des professionnels aux besoins spécifiques de ces publics. Ils devront travailler en étroite collaboration avec les familles Mais aussi avec les établissements et services médico-sociaux spécialisés. Une flexibilité des horaires de présence serait aussi bienvenue. Objectif : que chacun adapte son temps de présence à ses capacités.

Décloisonnement et changement de paradigme

De façon générale, le texte insiste sur le nécessaire décloisonnement entre les services de santé, d’éducation, de prise en charge de la petite enfance… Il invite même à un changement de culture pour une meilleure prise en charge des enfants handicapés. Ces derniers doivent faire l’objet d’une « réelle politique d’inclusion […], au-delà de la compensation de leur handicap, qui implique un changement de paradigme et une mobilisation des pouvoirs publics et des professionnels à tous les niveaux ». Voilà l’objet de sa onzième recommandation tournée vers ces petits à besoins spécifiques.

Mais au-delà des dispositions particulières, nombre de recommandations du rapport prennent en compte un possible handicap ou retard de développement de l’enfant. Le rapport du Défenseur des droits souligne notamment que les enfants ne progressent pas tous au même rythme ni de façon linéaire. Il convient donc de ne pas « pathologiser » tout mode de progrès différent.

A propos de Sophie Massieu

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