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Ce nouveau capteur chimique implantable (en bas et en noir), ici placé à côté d’un cheveu (au-dessus) pourrait être utilisé pour tester l’effet de certains médicaments sur le cerveau. © Inserm/ S. Marinesco.

Des capteurs miniatures dans le cerveau pour surveiller son fonctionnement

Contrôler le métabolisme du cerveau pour diagnostiquer accidents vasculaires cérébraux, traumatismes ou crises épileptiques. Une voie dorénavant envisageable grâce à la mise au point de capteurs biologiques. Des outils microscopiques développés par des chercheurs français.

L’analyse du liquide dans lequel baigne le cerveau peut révéler des informations importantes sur son état. Par exemple, sur la concentration en glucose, un nutriment fournissant l’énergie cérébrale. Une variation de sa quantité indique l’apparition de lésions cérébrales. La détecter sonne donc pour les médecins comme un signal d’alarme les incitant à agir au plus tôt pour soigner le patient et empêcher d’éventuelles séquelles.

Sauf que doser finement de telles variations chimiques n’était pas possible en raison de la trop grande taille des sondes, source d’inflammation et donc d’erreurs de mesure. Jusqu’à maintenant.

Des microélectrodes d’une grande précision

En effet, une innovation française permet de pallier le problème. Comment ? Par la mise au point de capteurs si minces que leur implantation ne déclenche aucune inflammation dans le cerveau. Ces nouvelles sondes ont un diamètre sept à dix fois moindre que celles utilisées à ce jour. Soit moins de 15 microns contre 50 à 250 microns actuellement.

Autre bénéfice : leur composition biocompatible. Les fibres de carbone de ces capteurs sont recouvertes de platine puis d’une couche très fine d’enzymes. Avantages d’une telle superposition ? Une plus grande sensibilité et un potentiel de détection de molécules en quantité potentiellement illimitée.

Un meilleur suivi après un AVC

Pour le chercheur Stéphane Marinesco, en charge de ces travaux au sein de l’équipe Inserm et CNRS, « ce dispositif peu envahissant représente une avancée majeure dans notre capacité d’analyse, ouvrant la voie à la mesure de nouveaux paramètres physiologiques et à de multiples applications ». Ainsi, ce nouvel outil pourrait être utilisé pour tester l’effet de certains médicaments sur le cerveau.

À plus long terme, les capteurs pourraient, par exemple, permettre de mieux comprendre comment un patient atteint de lésions cérébrales récupère après un traumatisme crânien ou un accident vasculaire cérébral (AVC).

A propos de Olivier Clot-Faybesse

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