Accueil > Arrêt sur la toile > Paraplégique suite à des violences conjugales, Aïda pleinement reconnue victime
En 2013, la jeune femme avait été jetée du 2e étage par son compagnon.

Paraplégique suite à des violences conjugales, Aïda pleinement reconnue victime

L’histoire de cette trentenaire avait ému la France entière. Déboutée de sa demande d’indemnisation totale début janvier, Aïda a finalement été reconnue victime à 100 %. Handicapée après avoir été défenestrée par son conjoint violent, elle devrait aussi être relogée dans un appartement adapté à son handicap.

Indemnisation totale pour Aïda. C’est ce qui se profile pour la jeune femme en situation de handicap qui s’était vu refuser le statut de victime à 100 % en janvier 2019. Une décision de justice que les associations de défense des droits des femmes avaient jugé choquante. Comment une femme victime de violences conjugales pouvait-elle être reconnue co-responsable de l’agression qu’elle avait subie ?

Un long combat pour une indemnisation totale

Rappel des faits. En 2013, Aïda (le prénom a été changé) subit les violences répétées de son compagnon. Un soir, alors que les policiers lui ont conseillé de quitter le domicile conjugal, elle reste dormir chez elle. Son compagnon dans un nouvel accès de colère la jette du deuxième étage. Une chute qui laisse la jeune femme paraplégique. Son conjoint est condamné à quinze ans de prison ferme en juin 2016. Aïda entame, elle, un long combat pour son indemnisation.

Ses avocats demandent une indemnisation des frais liés à son handicap, à la hauteur de 90 000 euros. Or, une partie de cette somme est refusée à Aïda sous prétexte qu’il y a un « partage de responsabilité», la victime étant rentrée chez elle malgré les mises en garde de la police.

Une parole des femmes davantage audible ?

Mardi 19 mars, le parquet d’Angers a rendu de nouvelles conclusions. L’indemnisation totale d’Aïda a été demandée. Le Fonds de garantie des victimes (FGTI) a également annoncé qu’il ne retiendrait plus le partage de responsabilité. Réponse le 27 mai prochain.

«  Maintenant, j’ai l’impression que les mentalités commencent à changer et qu’on prête davantage attention à la parole des femmes et à ce qu’elles peuvent dénoncer subir au quotidien. En cela, la situation d’Aïda apporte sa pierre à l’édifice… mais il y a encore du boulot ! » , a déclaré Anne Bouillon, l’avocate de la Fédération nationale Solidarité Femmes.

,Selon le site de LCI, la jeune femme devrait être relogée dans sa ville du Mans, dans un appartement adapté à son handicap. Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, serait elle-même intervenue pour faire débloquer le dossier du logement.

À lire sur Franceinfo.fr

A propos de Claudine Colozzi

Lire aussi

En France, sur 100 € de richesse produite, 2 € vont à la politique du handicap

La France consacre un peu plus de 2 % de son PIB à la politique …

2 commentaire

  1. Il y a une énormité dans cette situation !! Ce n’est pas la femme qui doit quitter le domicile Il fallait au contraire que la Police emmène l homme, au besoin de force Il est temps de changer beaucoup de mauvaises habitudes,,, Déjà la femme est émotionnée, apeurée, tremblante… et on lui demande en plus … de quitter son cocon habituel… Illogique et traumatidant

  2. C’est SCANDALEUX ! Une femme qui reçoit toute cette violence de la part d’un homme, mon dieu, je ne veux pas que ça se reproduise, prions pour cette femme Seigneur Jésus-Christ !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *