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La lombalgie constitue la première cause d'exclusion du travail avant 45 ans.

Lombalgie : prévenir la chronicité

Pathologie très fréquente, la lombalgie occasionne de nombreux arrêts de travail. La Haute autorité de santé (HAS) vient donc de publier une recommandation pour sa prise en charge. Objectifs : prévenir le passage à la lombalgie chronique et maintenir l’activité professionnelle.

En avoir plein le dos ou plus exactement souffrir au niveau des lombaires : 84 % des Français connaîtront cela au cours de leur vie. La lombalgie est en effet une pathologie très fréquente. Et elle peut poser problème dans la vie professionnelle.

« Une lombalgie sur cinq entraîne un arrêt de travail », note ainsi la Haute autorité de santé (HAS) dans une recommandation publiée ces jours-ci. Avant d’ajouter qu’elle est même « devenue la première cause d’exclusion du travail avant 45 ans ».

Neuf patients sur dix atteints de lombalgie aigüe

D’où l’intérêt d’améliorer la prise en charge de cette pathologie, cela dans les deux stades qui la caractérisent. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la lombalgie chronique – d’une durée supérieure à trois mois – s’avère peu répandue. Elle ne le deviendrait que pour 3 à 6 % des personnes souffrant de lombalgie.

Pour neuf patients sur dix, il s’agit de lombalgie aiguë. Une douleur qui disparaît en quatre à six semaines et pour laquelle l’activité physique adaptée reste le principal traitement. La HAS rappelant « qu’aucun médicament n’a prouvé d’efficacité à moyen terme sur l’évolution d’une poussée aiguë de lombalgie ».

Signes d’alerte, risques de chronicité

Le professionnel de santé est donc invité à rassurer son patient sur l’évolution favorable de la pathologie. Tout en l’encourageant à poursuivre ses activités quotidiennes et son travail. Cela bien sûr, en l’absence de signes d’alerte qui suggéreraient une pathologie sous-jacente. Comme une perte de poids inexpliquée.

Les signes sont regroupés en drapeaux rouges dans la fiche mémo de la HAS. Tandis que les drapeaux jaunes concernent des indicateurs psychosociaux de risque de passage à la chronicité. Tels que des problèmes émotionnels ou liés au travail. D’autres drapeaux, bleus et noirs, concernent, eux, le travail et son environnement perçus par le travailleur ainsi que la politique de l’entreprise, le système de soins et d’assurance.

Le patient pris en charge dans sa globalité

La HAS insiste sur le fait que le patient doit être pris en charge dans sa globalité : « Le vécu du patient est pris en compte, chacun vivant différemment tant sur le plan physique, psychologique que socio-professionnel. »

A propos de Corinne Manoury

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Un commentaire

  1. Oui c’est vrai comme dit l’article il faut garer une activité mes quand la douleureou mes douleur dépasse vos émotions ont ne ses plus quoi faire a part tourner en rond chez soi moi j’ai subit trois interventio sur ma colonne vertébrale D12D12,L4L5 ,C6C7C5C6C8 et parfois vouloir en fin avec ses douleurs permanentes

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