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La prothèse de main bionique d'Oxandre est si performante qu'elle lui permet de jouer aux échecs. © Capture d'écran YouTube de la chaîne Brut

Oxandre, 12 ans, premier français équipé d’une main bionique 3D

Une prothèse de main bionique intégralement réalisée grâce à une imprimante 3D. Un modèle léger qui permet une plus grande autonomie. Appelée Hero Arm, elle équipe désormais un jeune ado français.

« Il y a des choses que moi je peux faire grâce à cette main que personne d’autre ne peut faire. Comme, par exemple, tourner le poignet à 360° », explique Oxandre, 12 ans. Devant la caméra, l’adolescent, première personne en France à bénéficier d’une prothèse de main entièrement réalisée avec une imprimante 3D, continue à faire la démonstration de son fonctionnement. Avec sérieux et naturel.

« Ma prothèse est un instrument de vie. »

Oxandre a été victime d’une agénésie des membres, c’est-à-dire dans son cas l’absence de formation de la main gauche. Très tôt, il a été équipé de prothèses. Des modèles classiques lui autorisant d’effectuer uniquement l’action de pincer. Aujourd’hui, finis les mouvements limités grâce à l’utilisation d’une prothèse bionique. Cette nouvelle main, appelée Hero Arm, est si performante qu’Oxandre la considère comme « un instrument de vie, un vêtement ».

Le principe de la Hero Arm n’est pourtant si pas révolutionnaire. Placés au niveau du moignon, des capteurs transforment les contractions musculaires en commandes avec, à la clé, différents modes de prises possibles. L’innovation réside surtout dans son faible poids via le recours à des matériaux beaucoup plus légers que ceux utilisés pour une prothèse traditionnelle.

Une main composée de plus de 400 pièces

Cette main ainsi constituée pèse 328 grammes à peine. Au total, un kilo sur la balance pour un ensemble de 416 pièces comprenant l’emboîture du bras. Oxandre souhaiterait néanmoins qu’une prochaine amélioration lui permette de disposer de plus de pression et de solidité afin de pouvoir soulever des objets plus lourds. C’est sur quoi devraient travailler les deux structures spécialisées en appareillages prothétiques et coopérant depuis fin 2018 sur le projet Hero Arm : la société Dupont Orthopédie basée à Dunkerque et Open Bionics, entreprise anglaise (Bristol).

Quant à l’impression 3D, elle permet de réduire drastiquement les coûts liés au prototypage, à la recherche et au développement. Certifié en Europe, le tarif de la main Hero Arm (12 000 €) est d’ailleurs pris en charge par l’assurance maladie.

A propos de Olivier Clot-Faybesse

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