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Logement, ressources, compensation, accessibilité... : tout n'est que difficulté en France en 2019. © DR

Droits bafoués : les personnes handicapées ont manifesté à Paris

Venues des quatre coins de la France, des centaines de personnes en situation de handicap ont réclamé, mardi 14 mai à Paris, le respect de leurs droits dans tous les domaines de la vie quotidienne. Ultime étape d’un parcours commencé le 7 mai à l’appel d’APF France handicap.

« C’est le grand jour ! Après notre périple à travers la France pour dire notre colère et la nécessité de voir enfin nos droits respectés, nous voici à Paris, toujours aussi remontés. » Chantal Vignolles, élue APF France handicap du Tarn-et-Garonne, a parcouru plus de 1 000 km en sept jours à bord d’un van.

Avec d’autres adhérent.e.s de l’Occitanie et de plusieurs régions de France, elle a pris part à la caravane APF France handicap En route pour nos droits !, sur les chemins depuis le 7 mai.

22 véhicules en file indienne dans Paris

Chantal Vignolles a parcouru plus de 1 000 km en sept jours depuis le Tarn-et-Garonne. Crédit DR

Devant la Mairie du 13e arrondissement, à quelques centaines de mètres du siège de l’association, les militant.e.s et sympathisant.es prennent le départ, ce mardi 14 mai, direction Place de la République. Quelque 160 personnes dans 22 véhicules affichant au compteur plus de 3 900 km et 24 villes étapes. Une traversée de Paris pour dire leur mécontentement, deux ans après l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron.

Les véhicules avancent au pas, en rang serré et à la queue leu-leu. Un camion sono accompagne ce défilé des revendications de la caravane : des droits effectifs pour les personnes en situation de handicap. Logement, ressources, compensation, accessibilité… : tout n’est que difficulté en 2019.

« La loi Élan, c’est un recul inadmissible. »

Joseph Guerin n’a ni chambre, ni cuisine adaptées à son handicap. Crédit DR

Joseph Guerin est parti de Caen. Il s’indigne contre les reculs en matière de logement. Sa bête noire : la loi Élan. Elle a fait passer de 100 à 20 % le nombre d’appartements accessibles dans les immeubles neufs. « Un recul inadmissible » pour lui qui dispose d’une salle de bains adaptée mais « ce n’est pas le cas de ma chambre et de ma cuisine ».

Peu avant la Place de la République, certain.e.s descendent des camions pour parcourir, à pied ou en fauteuil roulant, les centaines de mètres les séparant du point d’arrivée.


« Ce que Macron donne d’un côté, il le reprend de l’autre. »

Pour Marc Colmar, Emmanuel Macron a menti aux personnes en situation de handicap. Crédit DR

Des adhérent.es de toute l’Île-de-France les ont rejoint.e.s. Comme Marc Colmar, de la délégation de Paris. Il ne décolère pas contre l’inaction du président de la République. « Il a menti aux gens. Il n’y a rien de cohérent dans sa politique handicap car ce que Macron donne d’un côté, comme l’augmentation de l’AAH, il le reprend de l’autre, avec la prise en compte des revenus du conjoint. »

« L’AAH reste en dessous du seuil de pauvreté. »

Noël Ponthus, Alain Kieffer et Michèle Chollet dénoncent d’une même voix un grave recul des acquis. Crédit DR

Sur la place, ce sont plusieurs centaines de personnes qui agitent drapeaux, panneaux et banderoles. Pour elles, il est plus que temps de voir les droits des citoyen.ne.s enfin respectés. Noël Ponthus, Alain Kieffer, tous deux élus APF France handicap de Haute-Savoie, et Michèle Chollet, adhérente en Savoie, sont bien de cet avis. Ils dénoncent : « L’AAH à 860 euros reste en dessous du seuil de pauvreté (1 026 euros). » Sans oublier un grave recul des acquis dans tous les domaines (accessibilité, transports…). Pour eux, et pour tous les autres manifestant.e.s, si la caravane est désormais terminée, le combat pour les droits continue.


A propos de Valérie Dichiappari

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2 commentaire

  1. bonjour je suis handicape a 80%depuis 1976 suite un accident a causse de l état il mon pas prie en charge pas de rente de l état pas de dommage et intérér pour les causse subie savais 16an alor que je suis marier on ma reduit l ah a causse du salaire de mon conjoint il gagne 1800 par moi moi je gagne 398.72ses a dire 206.73ah moin 80e que la caf me retire depuis 2015 sa fait un total de 126.73 par moi une reconversion de veuve je toucher 111.11 moin la csg retire 4.00dons je touche 107.73 j ai travailler j ai en plus un accident de travaille je touche une rente de254.65vous devait mutiplier par trois sa fait 84.88 alor quand vous faite le total de tout sa sa fait 398.72par moi et la caf nous dit quon gagne de trop mon mari paye tout les facture pas le droit au aide rien meme pas a l appel ses tres dur les fin du moi tres dur car pour ma rente je suis obbliger attendre tout les trois moi alor moi je vie avec 233.83 et attendre que ma rente et payer pour rattaper les retard des facture je pleur sans faire voire a mon mari quand il rentre de son travaille il voir que je suis triste et il me dit sa ira alor je lui dit oui sa ira mes tout les facture son la aussi dure de faire face j attend d avoire des nouvelle car beaucoup de probleme de sante alor je tombe car je perd mon equilibre je me suis fait tres je ne comprend pas qui prene le salaire de mon conjoint on ne peut pas vivre de n autre handicap car ses pas celui de mon mari ses moi qui et andicape merci j ai envoyer un mail a edouard phillippe et au president aucune reponse de leur part alor il non rien a foudre des handicape merci

    • Je perçois une rente tous les trimestres qui s’élève de 340€ pour accident de travail, cela déduit mon AAH et APL je trouve ça honteux car la CAF en tiens compte comme un revenu. La rente est un du liée à mon accident. Je demande à ce que la CAF n’en tienne plus compte.

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