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Outre la réforme de l’obligation d’emploi, le FIPHFP doit aussi affronter celle en cours de la fonction publique.

Emploi dans la fonction publique : toujours des incertitudes mais moins d’inquiétudes

Ce 20 juin, le Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans la fonction publique ou FIPHFP a offert un visage plus serein que l’an dernier à la même période lors de la présentation de ses résultats pour 2018. Il se dit persuadé d’avoir été reconnu dans ses missions par le gouvernement. Et des pistes financières pour sa pérennisation se dessinent.

« Nous sommes largement rassurés sur la possibilité de conserver l’essentiel de nos missions », affirme Marc Desjardins, directeur du Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans la fonction publique. « Nous avons acquis sa pérennité », estime sa nouvelle présidente, Françoise Descamps-Crosnier. Après une période tourmentée, les dirigeants du FIPHFP se sont montrés plus sereins que l’an dernier lors de la présentation, le 20 juin, du bilan du Fonds pour 2018 et des perspectives pour 2019.

En cause : l’assurance reçue que le FIPHFP devrait bénéficier de 130 millions d’euros de ressources annuelles. Or, en 2018, il a dépensé 125 millions d’euros. En aides directes (77 millions) et indirectes (financement des Cap emploi ou travail avec le Centre national de formation de la fonction publique territoriale, par exemple).

Un effet ciseau toujours plus important

Pour autant, certaines incertitudes demeurent dans l’attente des décrets qui vont mettre en place la réforme de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés dans le secteur public. À l’image de ceux parus fin mai pour le secteur privé.

De plus, en 2018, le FIPHFP a encore pris 20 millions d’euros dans ses réserves. Et, compte tenu de la progression du taux d’emploi (5,61 % actuellement, dont 5,36 % d’emplois directs), il va continuer à subir un effet ciseau. Il doit dépenser plus pour accompagner davantage d’agents. Mais il perçoit moins de contributions, du fait d’un plus grand nombre d’établissements remplissant leurs obligations.

Pour sortir de l’impasse, l’idée que le taux de 6 % d’emploi obligatoire était un plancher et non un objectif maximal a été souligné à plusieurs reprises. Notamment par Jacques Zeitoun, administrateur d’APF France handicap et fraîchement élu deuxième vice-président du Fonds.

Augmentation du nombre de contractuels : un motif d’inquiétude

Récemment, un rapport de la commission des lois du Sénat énonçait d’autres pistes de réflexion pour l’avenir. Comme une cotisation assise sur la masse salariale pour financer le maintien dans l’emploi. La mesure pourrait faire consensus. Davantage en tout cas que la proposition de créer des bonus malus pour les employeurs.

Outre la réforme de l’obligation d’emploi, le FIPHFP doit aussi affronter la réforme en cours de la fonction publique. Et notamment la possibilité qu’elle fasse une part belle aux contractuels. Ce qui pourrait compliquer le maintien dans l’emploi des agents tout au long de leur carrière.

A propos de Sophie Massieu

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