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Fausse compassion, empathie feinte... : les personnes en situation de handicap s'en passeraient. Voilà ce que dénonce le hashtag #DisabledCompliments récemment lancé sur les réseaux sociaux.

Deux hashtags pour dénoncer les discriminations liées au handicap

Depuis fin juin, deux hashtags ont fleuri sur Twitter pour partager le quotidien des personnes en situation de handicap. Le hashtag #DisabledCompliments met en avant les faux ʺcomplimentsʺ aux relents validistes. #MonPrivilègeHandiPréféré raconte le quotidien compliqué des personnes handicapées.

Cela rappelle la campagne lancée par APF France handicap en 2018 baptisée ʺLa Phrase de tropʺ. Vous savez, ces petites remarques en apparence anodines. Mais qui blessent par leur violence cachée.

Fausse compassion, empathie feinte, dont se passeraient bien les personnes en situation de handicap… C’est ce que dénonce un hashtag lancé récemment sur les réseaux sociaux.

« Malgré ta surdité, tu es très intelligent… »

Énervée par tous ces pseudo encouragements, plus blessants que sincères, la militante américaine Imani Barbarin a lancé le 29 juin le hashtag #DisabledCompliments. Et le buzz a très vite fonctionné.

Rapidement, les personnes sur Twitter se sont emparées du hashtag pour dénoncer toutes ces phrases blessantes subies au quotidien. Ainsi, « Comment fais-tu pour être aussi heureuse ? », « Malgré ta surdité, tu es très intelligent... »

« Tu es jolie pour une fille en fauteuil roulant. »

Un autre hashtag pour dénoncer les ʺprivilègesʺ liés au handicap

Dans la foulée, un autre hashtag est apparu sur Twitter : #MonPrivilègeHandiPréféré pour dénoncer ces affronts et contraintes quotidiens. Des situations dont les gens, peu ou jamais confrontés au handicap, n’ont pas réellement conscience.

À lire sur le site du journal Métro et sur Terrafemina.fr

A propos de Claudine Colozzi

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8 commentaire

  1. Quand les gens pensent que seul les personnes en fauteuil roulant sont handicapés..
     » tu as de la chance toi tu n’as pas un gros handicap, tu peux marcher..  »

    (J’ai tout de même une hémiplégie avec un bras qui ne bouge quasiment pas, la jambe est un peu moins touchée.Je suis néanmoins très fatiguable et fait des crises d’épilepsies…)

  2. Quand une dame dans le bus me dit : « De toute façon, vous les handicapés vous n’êtes que de la merde, vous êtes une plaie pour la société et vous feriez mieux de tous crever. »

  3. Mon premier fauteuil roulant électrique me fut refusé par le médecin de la CPAM qui m’a dit textuellement : « je ne comprends pas pourquoi les handicapés veulent à tout prix sortir de chez eux ». J’ai fait suivre le refus et ai relaté la phrase qui m’a mise hors de moi, au médecin chef de l’hopital de Garches qui me l’avait prescrit. Après que le médecin de l’Hôpital ait écrit à la CPAM, 3 jours après j’avais un courrier me demandant de considérer comme nul et non avenu le refus.
    Au super marché j’attendais à la caisse handicapé et cela faisait 20 mn qu’une personne papotait avec la caissière quand j’ai demandé si elles en avaient encore pour longtemps car même en fauteuil surtout manuel je fatigue, voici la réponse : la cliente valide m’a dit que les Z’handicapés devaient rester chez eux au lieu d’emm….. le monde et que j’étais assise alors je ne devais pas fatiguer.
    Les remarques désobligeantes viennent de tous les niveaux. Il est difficile de rester zen lorsqu’on entend des propos pareils.

    • Habitant très loin du centre qui me soigne , ma maladie étant orpheline , je suis obligée de faire des tonnes de courriers pour la prise en charge des transports ainsi que des recours environ tous les 2 ans .
      C est non seulement usant mais je ne peux pas toujours avoir les soins pendant l instruction du dossier et je me retrouve avec des frais supplémentaires lorsque enfin je peux avoir un nouveau rendez vous l horaire ne me permettant pas de faire un aller retour dans la meme journée : nuit d hotel et repas a ma charge .

  4. Moi je suis la maman d une jeune femme handicapée . Mon voisin me traite de truie qui n a pas su accoucher mais fait une chiure un déchet . Je suis outrée mais impuissante devant ce genre de personne . Cet homme ne manque pas de vocabulaire pourtant:il est commercial

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