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Le restaurant inclusif "Un petit truc en plus" emploie six personnes porteuses de trisomie 21. Ni entreprise adaptée, ni d'insertion, il fonctionne en mode "ordinaire". © DR

Trisomie 21 : un restaurant inclusif à Mulhouse

Le tout nouveau restaurant mulhousien Un petit truc en plus a ouvert le 9 septembre. Créé grâce au centre de réadaptation de Mulhouse, il permet à six personnes porteuses de trisomie 21 de travailler en milieu ordinaire. Un formidable lieu de rencontre également avec les clients.

Il est bien nommé le nouveau restaurant Un petit truc en plus en plein centre-ville de Mulhouse. En plus de la cuisine du marché, l’établissement promet une expérience humaine. 

En cuisine et en salle œuvrent six personnes porteuses de trisomie 21. Élise, Salima, Juline, Antoine, Tristan et Maxime sont encadrés par la chef du restaurant et un cuisinier. En plus, un bénévole les assiste à chaque service.  Mais il ne s’agit pas d’une entreprise adaptée ou d’insertion.

« Nous adaptons notre façon de travailler, mais pour aller jusqu’au bout du projet nous n’avons pas voulu de milieu protégé », explique Aurélie Bernard, la chef et gérante. La plupart travaillaient auparavant en Ésat et sont ravis de travailler en milieu ordinaire

Rencontrer le monde de la trisomie

L’idée lui est venue quand elle a entendu parler d’un restaurant similaire à Nantes. « C’est une formidable opportunité de créer l’échange entre deux mondes qui souvent s’ignorent. » Elle monte le projet avec le centre de réadaptation de Mulhouse, où elle est alors responsable des cuisines. Le centre de réadaptation achète le local du restaurant et une association indépendante en assure la gestion.

Ouvert tous les midis du lundi au samedi

Les salariés travaillent 18 h par semaine, rémunérés au Smic, et perçoivent un complément AAH. Le restaurant aux 35 couverts ouvre chaque midi du lundi au samedi. Mais chaque salarié effectue quatre services par semaine, sans jamais travailler en horaires coupés.

Toute la semaine se relaient 40 bénévoles pour assurer une présence rassurante, faire avec, mais jamais à la place. Le restaurant propose un choix de trois entrées, trois plats et trois desserts (menu complet 15 €, entrée/plat ou plat/dessert 12 €), annoncés sur sa page Facebook. Une garantie de 100 % fait maison et de quoi simplifier le travail en cuisine et la prise de commande.

Apprentissage sur le terrain

Ouvert au public le 9 septembre, ce restaurant inclusif a fonctionné en phase test tout l’été avec 12 personnes au départ. « Nous avons retenu les six personnes ne présentant pas d’important problème de fatigabilité. Mais aucune n’avait de longue expérience en cuisine avant, et en raison de leur déficience intellectuelle, aucune n’a de diplôme de cuisine », indique Aurélie Bernard, la gérante. « C’est impressionnant comme elles apprennent vite et sont déjà très autonomes et polyvalentes », se réjouit -t-elle. En prime, la bonne humeur est au menu.


A propos de Elise Descamps

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