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Les sites labellisés feront l’objet d’un suivi dans le temps, visant à permettre leur amélioration continue.

Accessibilité : un label pour dépasser les normes

Couronner une haute qualité d’usage, pensée par et pour les usagers. Celle d’un lieu, d’un objet ou d’une voirie. C’est le propos d’Accev, lancé mardi 19 novembre au Salon des maires et des collectivités locales.

Saluer une démarche plutôt que le simple respect de la norme. Valoriser une chaîne d’usage au lieu d’un unique déplacement. Se préoccuper, par exemple, dans un établissement de santé, non seulement de la façon d’y entrer simplement, mais aussi de l’accueil réservé au patient.

En somme, compléter les enjeux de l’accessibilité physique par un respect de considérations sensorielles, psychiques ou même symboliques. Voilà les types de réussites que se propose de récompenser un nouveau label de haute qualité d’usage.

Un label pour le bâti, la voirie, les objets

Ce photomaton a reçu l’un des deux premiers label Accev, de même qu’une cabine de vote accessible à tous. © S. Lableis

Son nom ? Accev, pour accessibilité et convenance des espaces de vie. Fruit d’un partenariat entre APF France handicap et le Centre de recherche pour l’inclusion dans les espaces de vie (Cridev), il a été présenté, ce 19 novembre, au Salon des maires et des collectivités locales, à Paris.

Il pourra être attribué à du bâti, mais aussi de la voirie, voire des objets. Les deux premiers labels viennent d’ailleurs récompenser un photomaton et une cabine de vote accessibles à tous. Car outre qu’il ne se limite pas à l’accessibilité physique, ce certificat de haute qualité d’usage s’intéresse à toutes les personnes, quels que soient leurs besoins.

Associer les usagers en amont

Pour l’obtenir, les maîtres d’ouvrage, des maires par exemple lors de la construction d’un équipement municipal, ou un industriel pour la fabrication d’un produit, devront en effet associer les usagers en amont, et leur faire énoncer leurs besoins. Un assistant à la maîtrise d’usage, formé, les synthétisera.

Au maître d’œuvre, enfin, l’architecte par exemple, de trouver les solutions adaptées. Et les sites labellisés feront l’objet d’un suivi dans le temps, visant à permettre leur amélioration continue.

A propos de Sophie Massieu

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