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Le projet de loi ne lève pas tous les doutes. Il renvoie en effet plusieurs modalités à des textes réglementaires, qui seront formalisés après l'adoption de la loi.

Réforme des retraites et handicap : peu d’avancées, beaucoup de questions

Le projet de loi réformant les retraites sera présenté vendredi 24 janvier en Conseil des ministres. Le Conseil national consultatif des personnes handicapées réclame une meilleure prise en compte des spécificités des travailleurs handicapés.

Ce n’est pas le grand soir des retraites pour les personnes handicapées et leurs aidants. « Le projet de loi semble maintenir les droits existants », souligne le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), dans une contribution adoptée mercredi 22 janvier. « Semble », ont bien pris soin de noter ses membres.

En effet, le texte renvoie plusieurs modalités à des textes réglementaires, qui seront formalisés après que la loi a été adoptée. « Cela soulève des questions, crée des incertitudes et nécessite des clarifications », insiste le CNCPH.

Moins de 3 000 départs en retraite anticipée par an

Pas de reculs, donc, de manière globale, mais pas – ou peu – d’avancées non plus. Alors même que les dispositifs existants sont déjà insuffisants. Exemple : moins de 3 000 travailleurs handicapés bénéficient d’un départ à la retraite anticipée, les conditions actuelles étant trop restrictives.

Le CNCPH plaide donc pour que la réforme les fasse évoluer. Dans son avis, il avance plusieurs propositions visant à « améliorer les droits des personnes ».

Travailler plus longtemps

Cette évolution lui semble d’autant plus nécessaire que la réforme pourrait amener les Français à travailler plus longtemps. Or, les situations de handicap « entraînent souvent des parcours professionnels interrompus ou complexes ». Les droits à la retraite des travailleurs handicapés sont souvent diminués en conséquence. « Leur spécificités doivent être davantage prises en compte », plaide le CNCPH.

Une retraite minimale insuffisante

Enfin, pour tout salarié ayant peu travaillé, le projet de loi prévoit une retraite minimale. Son montant sera fixé à 85 % du Smic net (soit un peu plus de 1 000 €/mois aujourd’hui). De nombreux travailleurs que leur handicap aura empêché d’avoir une carrière normale devront se contenter de cette retraite minimale. « Ce renvoi au droit commun n’est pas suffisant », déplore le CNCPH.

Faire-face.fr a consacré deux autres articles à la réforme des retraites : 

A propos de Franck Seuret

Franck Seuret
Journaliste éco-social et documentariste. Spécialiste de la politique sociale du handicap.

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7 commentaire

  1. Avatar

    Ne pourrait on pas leur accorder les voyages gratuits et non à la personne qui les accompagne,cela leur permettrait de sortir un peu

  2. Avatar

    Bonjour je pense aussi que si le prix d’un voyageur handicapé était à moitié prix ainsi que celui de l’accompagnateur, ce serait pas mal; en tout cas cela permettrait peut être aux personnes en situation de handicap de pouvoir se déplacer un peu plus.

  3. Avatar

    Pour les 1000€ minimum par mois, ils tiennent compte des revenus du conjoint ou pas ?

  4. Avatar

    FAUX : Le minimum à 1000 euros par mois et SI carrière complète

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