Accueil > Santé > Fin de vie à domicile : vers un accès simplifié aux sédatifs
Aujourd’hui, près de quatre Français sur dix décèdent à domicile ou en Ehpad.

Fin de vie à domicile : vers un accès simplifié aux sédatifs

D’ici quatre mois, le midazolam sera disponible dans les pharmacies de ville. Afin d’accompagner les patients en fin de vie qui décèdent chez eux.

La réponse a été rapide. Lundi 10 février, la Haute Autorité de Santé (HAS) a plaidé pour rendre la fin de vie à domicile plus accessible. Pour cela, elle réclame une plus grande accessibilité à certains sédatifs disponibles exclusivement à l’hôpital. Quelques heures plus tard, le ministère de la Santé prenait les choses en main.

Une réponse aux professionnels, patients et familles

Le même jour, Agnès Buzyn a autorisé la vente, dans les pharmacies de ville, du midazolam injectable. Cette avancée « permettra aux professionnels de santé de répondre à la demande des patients et de leurs familles de pouvoir choisir de finir leurs jours à domicile », note la ministre de la Santé.

Ainsi, d’ici quatre mois, les médecins qui prennent en charge des patients en fin de vie à domicile pourront se procurer ce puissant sédatif plus facilement. 

Un usage élargi

La loi Claeys-Leonetti, du 2 février 2016, créait un droit à la sédation profonde et continue, maintenue jusqu’au décès. L’Autorité nationale de sécurité du médicament (ANSM) doit maintenant procéder à une modification de l’autorisation de mise sur le marché du midazolam.

Pour le moment, son usage était exclusivement réservé à l’hôpital. Il n’existe donc pas de notice spécifique. Les médecins recevront donc un guide pratique.

Une décision toujours collégiale

Actuellement, la décision de mettre en œuvre une sédation doit être prise de façon collégiale. Un impératif plus difficile à remplir pour le médecin de ville. Il devra donc nécessairement s’allier à d’autres professionnels.

Ces derniers se coordonneront avec « une équipe mobile ou un service hospitalier de soins palliatifs afin de garantir la collégialité de la décision ainsi que l’accompagnement et le suivi des patients ». Aujourd’hui, près de quatre Français sur dix décèdent à domicile ou en Ehpad.

A propos de Johanna Amselem

Johanna Amselem
Journaliste spécialisée dans les thématiques de santé.

Lire aussi

Innovation et handicap : ramer et pédaler pour une meilleure santé

Ce jeudi 12 décembre, à Paris, est remise la médaille de l’innovation 2019 du Centre …

2 commentaire

  1. Avatar

    cela est très bien d’avoir une fin de vie chez soi Merci

  2. Avatar

    J’espère que le gouvernement ne vas plus aussi considérer la Rente D’accident de Travail dans les revenus. Car ça impute notre AAH. La RT est un Dû et non pas un Revenu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial