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En 2019, près d'un demandeur d'emploi handicapé sur cinq quittant Pôle emploi est entré en formation. Soit 15 % de plus que l'année précédente.

Chômage : enfin la décrue pour les travailleurs handicapés

Après douze années de hausse, le nombre de demandeurs d’emploi handicapés diminue. Ces travailleurs bénéficient, tardivement, de l’amélioration du marché de l’emploi. Mais aussi des effets du plan de formation lancé par le gouvernement en 2018.

Cette fois, la tendance semble bel et bien inversée. Depuis douze ans, le nombre de demandeurs d’emploi handicapés ne cessait d’augmenter. Fin 2018, il avait atteint le niveau record de 515 000. 2,5 fois plus que fin 2007.

La hausse s’était toutefois ralentie en 2018. Et de juin 2018 à juin 2019, les effectifs avaient même légèrement diminué. De 1,1 %. Les derniers chiffres rendus publics par l’Agefiph confirment l’embellie.

Sous la barre symbolique des 500 000

En 2019, le nombre de travailleurs handicapés inscrits à Pôle emploi a chuté de 3,9 %. Un rythme plus rapide que pour l’ensemble des publics (-3,2 %) En fin d’année, il est repassé sous la barre symbolique des 500 000, à 495 000. 

Effet à retardement

Sans doute faut-il y voir un lien avec le recul du taux de chômage, toutes catégories confondues. Fin 2019, il s’établissait à 8,1 %, son plus bas niveau depuis 2008. Mais pour l’ensemble des demandeurs d’emploi, la décrue avait démarré dès 2016, il y a quatre ans. L’effet se fait donc sentir à retardement.

Prioritaires pour la formation

Le plan d’investissement dans les compétences, lancé courant 2018 par le gouvernement, a sans doute joué un rôle encore plus déterminant. Il vise à former et accompagner, sur cinq ans, un million de chômeurs et un million de jeunes, pas ou peu qualifiés. Les travailleurs handicapés font partie des publics prioritaires.

Un passage obligé vers l’emploi

En 2019, le nombre de demandeurs d’emploi handicapés sortant de Pôle emploi pour suivre une formation a augmenté de 15 %. Avec une personne sur cinq dans ce cas, c’est le second motif de sortie, devant la reprise d’un emploi.

« C’est une bonne nouvelle car la formation est souvent un passage obligé pour que ces travailleurs handicapées retrouvent un poste, se félicite Véronique Bustreel, directrice innovation, évaluation et stratégie de l’Agefiph. Soit parce que leur niveau de formation initiale est trop faible au regard des exigences du marché et des emplois disponibles. Soit parce que leur handicap les oblige à se reconvertir. »

Reste à espérer que ces formations débouchent sur un emploi. Sinon, ces travailleurs reviendront gonfler les effectifs de Pôle emploi.

A propos de Franck Seuret

Franck Seuret
Journaliste éco-social et documentariste. Spécialiste de la politique sociale du handicap.

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3 commentaire

  1. Avatar

    Ayant la RQTH et une pension d’invalidité de n 2, j’ai été radié un mois de l’ASL pour recherche d’emploie insuffisante. Avec de tel pratiques ,les chiffres vont évidemment baisser. je ne suis plus sur les listes de pole emploi , mais je ne travail pas non plus.je dois juste « vivre  » avec 580 €.

  2. Avatar

    je suis reconnu comme travailler handicap.depuis 2016 à se jour j’ai jamais trouvé un boulot et je touche rien

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