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Durant tout le confinement Faire Face recueille le journal hebdomadaire d'Aurélien, 33 ans, en foyer de vie à Saint-Quentin.

Confinement : « J’ai la chance de savoir m’occuper. »

Durant le confinement dû à la pandémie de coronavirus, Faire-face.fr recueille une fois par semaine le témoignage de deux personnes en situation de handicap, à domicile et en établissement. Atteint d’infirmité motrice cérébrale, Aurélien Bascop, 33 ans, habite dans un foyer de vie APF France handicap à Saint-Quentin (Aisne). Pour le moment, il supporte et continue à faire de la radio.

Cela fait dix jours qu’il n’est pas sorti dans sa ville. Aurélien Bascop réside au foyer de vie APF France handicap de la Tour de Rocourt, à Saint-Quentin dans l’Aisne. Et il n’a pas attendu le début du confinement, le 17 mars, pour prendre ses précautions.

« Ma dernière sortie date du vendredi précédent, à la banque. Mais depuis début mars, toutes les activités extérieures du foyer – sauf la banque et les courses – étaient déjà suspendues, ainsi que celles de la délégation APF France handicap, où je suis bénévole ».

Suspension des séances de kiné

Référent d’un groupe de loisirs pour les adhérents, il a mis la programmation en pause. « Nous attendons encore de savoir si nous pourrons aller au spectacle d’Holiday on Ice en avril. » Mais chaque après-midi, il les appelle pour garder le contact.

Habituellement, Aurélien, 33 ans, atteint d’infirmité motrice cérébrale, se rend un week-end par mois chez sa mère. Par chance, il venait d’y aller. Autre conséquence : la suspension de ses deux séances de kiné par semaine.

Plus espacés à table

Au sein du foyer de vie, il ne se sent pour le moment pas isolé. Certes, parmi les 35 résidents, certains sont partis dans leur famille pour tout le confinement. Mais ceux qui restent peuvent librement sortir de leur chambre et circuler dans l’établissement, sa cour, son jardin, et même son atelier bois, qui se poursuit à effectifs réduits. « Évidemment, on se salue par un simple signe de la main, et nous sommes passés de cinq à trois par table, pour s’espacer. »

Surtout, Aurélien ne manque pas d’idées : « J’ai la chance de toujours savoir m’occuper. » Séries policières, réseaux sociaux, et surtout radio ! Il est en effet un des piliers d’une radio indépendante, Star7. Avec la suspension de la vie sportive, il ne tient plus sa rubrique de résultats de matches.

Mais il continue de seconder le directeur d’antenne pendant ses directs. « Je lui communique les informations importantes qui arrivent pendant les émissions, j’anime les réseaux sociaux, je lance les flashs infos parfois. » Une bénédiction, en ces temps de confinement : « On change les idées des gens ! »

Retrouvez la suite du journal du confinement d’Aurélien mardi 31 mars.

A propos de Elise Descamps

Elise Descamps
Journaliste société, un pied dans le Grand Est, le cœur au plus près de ceux qu’elle interroge.

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