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Sophie Cluzel : « Nous prendrons avant tout en compte la santé des personnes, et notamment les comorbidités qui exposent au risque de développer une forme sévère de Covid-19. »

Déconfinement – Sophie Cluzel : « Nous n’assignerons pas les personnes handicapées à résidence au prétexte de leur handicap. »

Comment se passera le déconfinement pour les personnes en situation de handicap ? « Il est encore trop tôt pour répondre », explique la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées. Sophie Cluzel a toutefois expliqué à Faire-face.fr les principes sur lesquels elle s’appuie pour préparer l’après-11 mai. Elle annonce un droit de visite pour les familles dans les établissements ainsi qu’une prime pour les personnels.

Faire-face.fr : Quel est le scénario qui se dessine pour l’après-11 mai ?

Sophie Cluzel : Le 13 avril, le président de la République a fixé un cadre au gouvernement. Nous avons près de quinze jours pour travailler les modalités de l’après-11 mai. Nous sommes donc à la tâche. Notre maître mot, depuis le début du mandat, c’est de bâtir une société inclusive. Cette société doit s’adapter aux personnes handicapées. Et non l’inverse.

« Les personnes handicapées doivent avoir accès à l’école, à leur travail, à leur vie sociale… »

« Les personnes handicapées seront considérées comme tout un chacun. »

Dans le cadre de la stratégie de déconfinement progressif, il ne faut pas les requalifier comme des objets de soins. Nous ne les assignerons donc pas à résidence au prétexte de leur handicap.

Nous prendrons avant tout en compte leur santé, et notamment les comorbidités [les maladies associées] qui exposent au risque de développer une forme sévère de Covid-19. Elles doivent avoir accès, avec toutes les précautions sanitaires exigées, à l’école, à leur travail, à leur vie sociale… Comme tout un chacun mais avec les spécificités d’accompagnement nécessaires.

FF : Est-ce que cela veut dire que les Ésat ouvriront leurs portes le 11 mai mais que le retour de chaque usager dépendra de sa situation médicale particulière ? Et dans les foyers, les Mas… ?

S.C : Il est encore trop tôt pour vous répondre. Derrière chaque situation, il y a des questions concrètes à résoudre de logistique, de transport, d’organisation du collectif de travail… Nous sommes en train d’y travailler avec la philosophie que je viens de vous expliquer. Les personnes handicapées sont des citoyens avant tout.

Les établissements pourront mette en place « un droit de visite très encadré »

FF : Quelles mesures comptez-vous prendre pour rendre plus supportable le confinement jusqu’au 11 mai ?

S.C :  Un droit de visite, très encadré, pourra s’appliquer dans les mêmes conditions que dans les Ehpad pour les établissements qui accueillent des personnes en situation de handicap.

Olivier Véran, le ministre de la Santé, a annoncé, dimanche 19 avril, que, à partir de ce lundi, il sera possible, pour chaque direction, d’organiser la visite des familles. Pas plus de deux proches à la fois et il sera impossible de toucher la personne.

L’assouplissement des sorties vaut aussi « si l’état physique impose d’aller marcher »

FF : Les parents séparés de leur enfant resté en établissement seront-ils autorisés à le récupérer ?

Sophie Cluzel précise les critères permettant de sortir davantage qu’une heure.

S.C : Cela a toujours été le cas. Mais s’ils le récupèrent, ce sera jusqu’à la fin du confinement sauf circonstances exceptionnelles. Par ailleurs, je rappelle que nous avons pris des mesures, début avril, pour soutenir les familles.

Nous avons, par exemple, assoupli les conditions de sortie quotidienne. Cela concerne les personnes handicapées pour lesquelles le confinement entraîne des troubles importants du comportement ou une altération de leur santé mentale. Mais cela vaut aussi pour celles dont l’état de santé physique impose qu’elles aillent marcher.

FF : Et pour les aidants ?

S.C : Nous développons les solutions de répit. Nous encourageons les équipes des établissements médico-sociaux et des services d’aide à domicile à faire du relayage auprès des aidants à domicile. D’une heure à douze heures d’affilée.

Pour le répit, des solutions d’hébergement temporaire « de 7 à 14 jours »

Leur proche handicapé peut aussi être accompagné par un professionnel dans les espaces extérieurs des établissements. Au besoin, les personnes handicapées peuvent être accueillies en hébergement, de 7 à 14 jours renouvelables. [Leurs proches doivent contacter l’établissement ou le service qui les suit habituellement pour être orientés].

Beaucoup de numéros ont été mis en place pour apporter du soutien, notamment psychologique, aux aidants. Et la plateforme solidaires-handicaps peut les aider à trouver des solutions à proximité de chez eux. 

FF : Des familles auraient besoin d’un hébergement plus court que sept jours. Et des associations gestionnaires disent qu’il est difficile d’obtenir l’autorisation d’ouvrir un accueil de jour.

S.C : Abaisser la durée à moins de sept jours reviendrait à multiplier les entrées et les sorties dans les établissements qui assurent cet hébergement. Ce n’est pas compatible avec le respect des règles de confinement actuelles. Pour l’accueil de jour, cela fait partie des sujets sur lesquels nous échangeons en ce moment.

Les personnes à risques ou leurs proches vont « basculer de l’arrêt de travail (…) au chômage partiel »

FF : Les personnes à risques ou les proches de personnes à risques, qui travaillaient avant la crise, pourront-ils continuer à bénéficier d’un arrêt de travail après le 11 mai ?

S.C : À compter du 1er mai, les salariés du privé à risques, au sens de l’avis rendu par le Haut conseil de la santé publique, vont basculer de l’arrêt de travail indemnisé par l’assurance maladie, dont ils bénéficiaient jusqu’alors, vers le chômage partiel. Cela leur assurera un niveau d’indemnisation à 84 % du salaire net et jusqu’à 100% pour les salariés au Smic.

Les indépendants, contractuels de droit public et les fonctionnaires continueront à être indemnisés comme avant, dans le cadre d’un arrêt de travail. Quant aux proches de personnes à risques, ils pourront toujours bénéficier d’un arrêt de travail, dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui.

« Les salariés des établissements bénéficieront d’une prime. » 

Les salariés des établissements médico-sociaux ne seront pas oubliés.

FF : Olivier Véran a annoncé, mercredi 15 avril, que les personnels soignants ainsi que les salariés d’Ehpad et des services d’aide à domicile dans le secteur médico-social auront droit à une prime. Mais il n’a pas évoqué les salariés des établissements accueillant des personnes handicapées.

S.C : Je veux saluer l’engagement des professionnels du secteur médico-social. Ils ont fait le maximum pour protéger les usagers et les résidents. Et pour maintenir le lien avec les familles. Ils bénéficieront d’une prime. Nous y travaillons.

FF : Les particuliers employeurs titulaires de l’ACTP et de la seule MTP sont oubliés de la distribution de masques. Allez-vous prendre des mesures ?

S.C : Nous sommes en train d’instruire les circuits possibles pour pouvoir intégrer les particuliers employeurs bénéficiaires de l’ACTP dans les circuits de distribution des masques. Comme les bénéficiaires de la PCH.

En Île-de-France, les aidants familiaux vont recevoir « 300 000 masques » 

FF : Et les aidants ? Rien n’est prévu pour eux, pour les masques.

Les associations vont distribuer les masques aux aidants, en Île-de-France.

S.C : Nous avons travaillé avec les associations qui se chargeront de distribuer des masques aux aidants de personnes particulièrement vulnérables (polyhandicapées, atteintes de maladies neuromusculaires débouchant sur des complications respiratoires…).

Il peut s’agir d’équipements de protection achetés par des collectivités locales, comme c’est le cas en Île-de-France. Dans cette région, 300 000 masques viennent d’être remis à l’AFM Téléthon, au groupe Polyhandicap France et à APF France handicap.

L’aide financière exceptionnelle a été fléchée vers les familles avec enfants

FF : Les titulaires de l’AAH ne peuvent prétendre à une aide financière exceptionnelle que s’ils ont des enfants et bénéficient d’une aide au logement. Pourquoi  ?

S.C : Environ 260 000 familles avec enfants, bénéficiant d’une aide au logement et d’une AAH, toucheront l’aide exceptionnelle de 100 € par enfant en mai. Le choix du gouvernement a été d’apporter un soutien prioritaire aux familles les plus modestes pour tenir compte des charges supplémentaires liées au confinement. Et notamment aux frais d’alimentation liés aux repas de midi des enfants qui sont d’ordinaire couverts par les tarifs sociaux des cantines scolaires. Cela représente 1 milliard de dépenses de solidarité.

A propos de Franck Seuret

Franck Seuret
Journaliste éco-social et documentariste. Spécialiste de la politique sociale du handicap.

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35 commentaire

  1. Avatar

    Nous sommes tous les deux kinésithérapeutes en libéral. Nous avons fermé nos cabinets comme préconisé par le conseil de l’ordre. Nous avons notre fille adulte autiste de 28 ans à la maison depuis le 16 mars par choix afin de la protéger . Par contre nous nous retrouvons sans revenu car les IJ pour garde d’enfant ne sont pas accordées car l’établissement est ouvert. Par ailleurs nous ne sommes ni l’un ni l’autre éligibles au fond de solidarité de l’état car mon mari est au dessus du seuil éligible et moi je touche une retraite de 725 euros de la fonction publique hospitalière. L’avenir est bien anxiogène car en plus nous ne voyons aucune issue pour reprendre le travail et avons du faire un crédit pour assurer le quotidien. Les critères vont ils évoluer ? Nous n’en pouvons plus !!!!

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      Bonjour Madame,

      Je comprends que votre situation soit compliquée ce qui n’est pas le cas de vos confrères.

      Sachez qu’il y a des centaines de personnes à domicile qui ont été abandonnées du jour au lendemain sans préavis et dont l’absence de soin n’est pas sans conséquence.

      Alors Madame, si vous voulez soigner votre anxiété…proposez vos services à domicile ! Un masque et un lavage de mains suffiront . Les malades vous en seront reconnaissants !

      Les autres soignants n’ont pas quitté le navire.

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        Bonjour,
        Je suis considéré comme à risque (transplantationrénale), je prends des immunosupresseurs et je suis en arrêt maladie depuis le 16 mars. J’habite en haut-de-seine (92) et je travaille sur Paris (75). Je prends les transports en commun (bus, rer et métro) pour parcourir 25km aller et idem pour le retour (3 heures de trajet par jour). Ma question est la suivante : est-il prudent que je reprenne le travaille le 11 mai ? Mon appréciation personnelle me conduirait à rejoindre mon travail 15 jours après le 11 mai, le temps de disposer d’un recul sur le début du confinement. Votre avis ? En vous remerciant. Bien à vous.

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      Déçu de ce gouvernement qui oublie les handicapés, normalement l’aah doit être renouvelé de 2 an pour tout les allocataires vue le contexte très difficile impossible de voire un docteur Ect … Notre santé se dégrade plus rapidement

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    Bonjour,
    Toujours rien concernant la réévaluation de la PCH en tant qu’aidant familial !!
    Des centaines de familles se sont retrouvées du jour au lendemain à s’occuper de leurs enfants handicapés qui n’étaient plus pris en charge soit internat ou externat, et pourtant ils perçoivent toujours le même montant calculé sur la présence horaire de l’enfant au domicile sur le mois !

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    Boujours voila je suis une personne en sitiation de handicap qui travaille a l esat et j en nest mare du confinement je suis de plus en plus mal et ce que je voudrais cest retrouvé mon travaille le 11 mai

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      Bonjour, je suis PMR je fais partie des personnes à risques du fait de mes antécédents. Je suis actuellement en arrêt de travail jusqu’au 30 avril. J’ai bien compris qu’au 1er mai cela est remplacé par le chômage partiel.
      Mais le 11 mai, vu que je ne peux pas télétravailler, dois je retourner au travail ( milieu ordinaire)? Ou rester chez moi ?

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    Mes colegue qui sont aussi en sitiation de handicap qui travaille a l esat ont tout mare et veulent tous reprendre vite le travaille le 11 mai avec des condition de securité mes ont peut pas attendre nous sommes tous mal acose du confinement ont veux tout reprendre le travaille a partire du 11 mai ont en peux plus le confinement nous rend mal de plus en plus nous voulons retrouvé notre travaille a l esat

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    Les bénéficiaires de l’AAH qui l’ont perdu en raison des revenus du conjoint, se retrouve en difficulté avec la petite de revenu du au chômage partiel et l’AAH n’étant pas la pour compenser.
    Il faut au moins suspendre la prise en compte des revenus du conjoint.

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    Rejoignez la pétition pour la suppression d’autres revenus que ceux du bénéficiaire de l’AAH dans son calcul
    Nous sommes déjà plus de 10.000

    http://chng.it/ZQ6N54SD

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    Bjr,
    Tjrs pas de réponse à cette formidable femme qui se bat aussi pour la justice de l’individualisation de l’aah, j’espère que le sénat entendra cet appel de détresse de tous les handicapés en couple :

    Question écrite n° 15370 de Mme Gisèle Jourda (Aude – SOCR)
    publiée dans le JO Sénat du 16/04/2020 – page 1772
    Mme Gisèle Jourda interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées sur les mesures à prendre en urgence pour répondre aux difficultés financières des personnes en situation de handicap en cette période de crise sanitaire.

    Le 13 février 2020, l’Assemblée nationale adoptait une proposition de loi portant diverses mesures de justice sociale et notamment la suppression de la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et de la majoration de son plafonnement

    L’article 3 de cette proposition de loi visait en effet à supprimer la mention, à l’article L. 821-3 du code de la sécurité sociale, des revenus du conjoint, concubin ou partenaire d’un pacte civil de solidarité. Il visait également à supprimer la variation du plafond de ressources en fonction de la situation maritale de l’allocataire.

    Il convient de se réjouir de l’adoption de cette mesure qui entend mettre fin à l’inégalité qui subsiste entre les différents bénéficiaires de l’AAH selon leur statut marital et permet que tout allocataire puisse bénéficier des revalorisations récentes de cette prestation.

    L’individualisation du calcul de l’AAH vise plus globalement à réaffirmer la primauté de la solidarité nationale sur la solidarité familiale ainsi que le principe d’autonomie, au fondement même de la philosophie de cette allocation.

    Mais il convient également d’être déçus que la crise sanitaire empêche d’examiner ces dispositions au Sénat.

    Il se trouve pourtant que le Gouvernement a pris récemment des mesures d’urgence liées à la pandémie. Il a notamment suspendu deux réformes injustes : la réforme des retraites et la réforme de l’allocation chômage. Elle lui demande par conséquent de considérer le calcul de l’AAH comme une mesure d’urgence sociale et de revenir sur la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) afin de mettre un terme à cette injustice sociale.

    En attente de réponse du Secrétariat d’État auprès du Premier ministre, chargé des personnes handicapées.

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    Parent d’enfant handicapé je tiens à vous solliciter car la situation des Personnes en situation de handicap et de leurs familles ne fait aujourd’hui l’objet d’analyses ou de décisions dans la perspective du déconfinement progressif.

    Depuis le 16 Mars bon nombre de personnes handicapées sont au sein de leurs établissements ou à domicile ,leurs parents ayant fait le choix d’accueillir leur protégé depuis cette date.Les établissements ,professionnels et associations dites gestionnaires assurent avec beaucoup d’ingéniosité et d’engagement l’encadrement de ces personnes .Bien sûr ces personnes handicapées sont donc dans l’impossibilité de sortir de l’enceinte de leur établissement ce qui est une mesure sanitaire compréhensible.Désormais comme cela commence a être traité pour les EHPAD il faut un plan national validé par l’ETAT en lien avec Conseils Départementaux ,Agences Régionales de Santé et Associations gestionnaires .

    Pour l’heure à aucun moment n’est évoquée cette perspective de déconfinement des personnes en situation de handicap!Pourtant si on veut comme pour le reste de la population s’orienter vers des évolutions souhaitables ces milliers de personnes comme les autres doivent pouvoir en sécurité aborder cette phase du déconfinement progressif.Sauf erreur de ma part sur aucun plateau TV ?Radios dans l’expression des responsables politiques la situation de milliers de Personnes Handicapées ne fait l’objet d’échanges ,de projets pour eux ,les professionnels qui les entourent et les associations qui gèrent ces établissements.

    Au delà de mesures diverses prises pour elles ,il s’agit d’évoquer comme pour toute la population ,la perspective de déconfinement progressif des Personnes en situation de handicap confinées en établissement ou en familles.

    En vous remerciant de vous faire l’interprète de cette situation qui mérite d’être traitée.

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      Je suis tout à fait d’accord avec vous, j’avais l’impression d’être la seule à m’inquiéter des mesures pour les personnes handicapées … je ne vois aucune réaction nulle part, je souffre de ne pas voir ma fille qui est confinée dans un FAM depuis mi mars, je supporte le confinement me disant qu’après le 11 mai je pourrais en fin la revoir… et non? a-t-on le droit de prendre en otage des personnes fragiles et leur famille, et pour combien de temps ? Bien sûr il faut protéger ce public mais il a droit à un retour progressif à la vie hors structure…
      Je suis maman d’une jeune adulte autiste, j’ai hésité à aller la chercher mais elle ne comprendrait pas pourquoi elle reste à la maison, pourquoi elle n’a plus les ateliers, pourquoi on ne peut pas sortir … trop compliqué pour elle…
      Et on n’en parle jamais dans aucun média …

  9. Avatar

    Bonjour,

    Je représente une petite association accueillant des jeunes handicapés pour des activités de loisirs (balades et activités manuelles)
    J’aimerais savoir si nous pourrons accueillir normalement notre tout petit groupe (3 à 4 enfants et leurs éducateurs) dans les locaux de l’école que la mairie nous prête après le 11 mai?

  10. Avatar

    Entièrement d’accord avec les commentaires et interrogations de GENIBREL…..
    Depuis le début de cette crise ,il y a un manque absolu de relais d’informations au niveau des médias …on est invisibles ….comme si cela n.interessait personne ….et je lis régulièrement la presse ,écoute France Inter…ai déjà posé ces questions sur des sites …RIEN ….
    Je suis la mère d’un adulte autiste que j’ai préféré ramener chez nous (il est en MAS) et c’est par le biais associatif que j’arrive à glaner ça et lá quelques info ou reflexions …Cela n’a rien à avoir avec le travail fait au niveau du ministère avec les associations….c’est l’info pas relayée ,pas d’articles sur nos enfants ,ce qu’ils deviennent,comme pour les autres familles ….
    Quand aux nombre de décès dans les établissements médico-sociaux pour personnes avec handicap,ils sont noyés s avec ceux des Ehpad.

    Ça me bouleverse et me choque …..il y a du boulot dans ce pays ….

  11. Avatar

    Vue le contexte difficile toute personne ayant l’aah , Normalement il doivent être renouvelé de 2 an minimum est aussi au moins une augmentation par ce que avec le confinement les handicapés vont souffrir , Que fait le gouvernement sérieux il nous abandonne ?

  12. Avatar

    Bonjour je voulais savoir si il l’es esat reprenne le 11 mai

  13. Avatar

    Bonjour,
    Je suis aide médico psychologique dans un IME pour enfants polyhandicapés , je m’occupe également de ma mère diagnostiquée Alzheimer, gir 2, que ma soeur et moi avons voulu garder à son domicile ( et nous nous battons pour que ma mère conserve ses habitudes de vie ) .
    Je suis dans l’angoisse et le stress tous les jours , le réquisitionnement en ehpad ou chez les parents d’enfants handicapés (volontariat pour l’ « instant ») ,le télétravail demandé dans mon établissement et m’occuper de ma mère en plus .
    Je n’ai pas le statut d’aidante auprès de celle ci ( ma soeur l’est) mais je l’accompagne au quotidien , week end compris.
    Comment faire face à ça quand on n’est pas reconnu en tant qu’aidante? quels droits avons nous ,nous, les personnes dans l’ombre qui se voit coinçées entre aider son proche et/ou pallier au problèmatique lié à son travail ?
    Comment ne pas faire prendre de risques à tous lors du déconfinement qui s’avère déjà très difficile à entrevoir … qui privilégier ? famille, enfants ,toutes des personnes à risque… et moi dans tout ce chaos !
    Merci de votre écoute

  14. Avatar

    Les Handicapés sont les grands oubliés du Gouvernement.
    Combien de mesures prises à ce jour pour les personnes chez Elles, qu’elles soient en couple ou non ?
    Comment a t-on pu ne pas rehausser la PCH de suite ?

    Je rappelle que beaucoup de personnes en couple ne perçoivent aucune allocation A.A.H. malgré un handicap lourd, parfois même à plus de 80 %.

    Encore un Gouvernement qui ne prend aucun engagement.

  15. Avatar

    Bonjour, j’ai depuis le 14 mars ma fille adulte sous tutelle , habituellement en foyer de vie, en confinement à la maison. Celà fait 2 mois que personne n’est rentrée chez nous , et elle est très bien.Nous faisons beaucoup de jeux… nous passons beaucoup de temps avec elle car tous les liens sociaux et familiaux lui manquent!!
    Mais là, je suis TRES en colère car , si elle retourne au foyer, après le 11 mai, elle va être testée et rester ENFERMEE , 2 semaines dans sa chambre sans sortir!! même si le test est négatif !! et ne rentrera plus à la maison avant le 30 juin ou même le 24 juillet!!!
    Est ce Légal? C’est de la maltraitance.
    De toute façon , nous refusons de la renmener tant qu’elle sera enfermée!
    Peut on nous obliger?

    • Avatar

      Denis Danièle bonjour
      nous sommes dans le même cas que vous Notre fille est confinée chez nous depuis le 14 mars et elle passe la semaine dans un foyer de vie on l a récupère les week end
      ils nous ont dit qu elle pouvait revenir avec test évidemment mais qu elle ne sortira pas de 4 semaines par contre ils ne m ont pas dit qu elle resterait enfermer dans sa chambre pendant 14 jours de toute façon ça elle ne pourrait pas donc je leur aie donné aussi nos conditions Elle rentrera le mardi 2 juin et on l a récupèrera le week end
      et je viens de lire de Sophie Cluzel la secretaire d état chargée des personnes handicapées qu il n est pas envisageable leurs imposer des règles de confinement spécifique
      Donc nous attendons le retour de son foyer
      nous estimons que le 2 juin laisse largement le temps pour voir comment se passe le déconfinement en général
      Bon courage et ne baissez surtout pas les bras

  16. Avatar

    Message:

    Je souhaiterais un renseignement concernant la rentrée en foyer de vie pour ma fille handicapée car il est impossible d’y voir clair !!!

    Etant revenue à la maison depuis le 13 mars, ma fille souhaiterais retrouver ses amis en foyer de vie dès le 11 mai après un triste essais il y 15 jours.
    Après avoir été dépistée négative au test du covid-19, elle devait rester 14 jours confinée dans sa chambre (juste 3 sorties/jour seulement accompagnée d’une éducatrice,repas en chambre,…) ce qui est illogique lorsque l’on sait que les éducateurs entrent et sortent chaque jours du foyer ou prennent des congés et ne font (et n’ont jamais fait) de dépistage du covid-19 !!! Bien évidement, l’on nous téléphonais le lendemain de sa rentrée pour la reprendre car trop contraignant pour ces enfants.
    J’aurais aimé savoir (comme d’autres parents), si après le 11 mai il sera encore question de ces 14 jours de confinements en chambre et si un test vovid-19 sera encore nécessaire pour rentrer dans son foyer ?

    Après une demande à la MDPH, tout ce qu’il m’ a été répondu c’est de téléphoner au bureau de l ‘ARS (responsable des éhpads). Ce que j’ai fait plusieurs fois en y laissant des messages pour la personne responsable qui très polie ne m’as jamais recontacté !

    • Avatar

      Apparemment oui je suis travailleur en esat et j ai fait mon confinement chez parent.
      Mais si je veux retourner travailler faudra faire confinement de 2 semaine en logement et maison puis rentrer en foyer y travaillait et sans avoir de date de retour pour allez chez parents.

    • Franck Seuret

      Je suis journaliste pour faire-face.fr.
      Je suis justement en train de travailler sur ce sujet.
      J’ai contacté des établissements qui n’appliquent pas cette politique extrêmement restrictive qu’envisage la structure de votre fille.
      Comment ont évolué les choses avec l’établissement de votre fille ?
      Pouvez-vous me contacter à cette adresse : franck.seuret@gmail.com

    • Avatar

      le test n’est pas une condition pour rentrer au foyer , autrement cela s’appelle de la discrimination , la ministre l’a écrit , et la quarantaine n’est pas obligatoire , les sorties des résidents étant possible , mon fils qui est à la maison depuis début Mars retrouve sa chambre au FAM le 9 Juin aprés un entretien avec le médecin coordonnateur de l’établissement et il sortira chaque WE , il sera de retour chez moi , lisez les consignes ci-joint

      https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/deconfinement-consignes-essms-covid-19.pdf

  17. Avatar

    Bonjour, je travail dans un foyer d’hébergement pour adultes handicapées, je voulais savoir si nous avions droit à la prime merci pour votre reponse

  18. Avatar

    bonjour
    mon fils adulte handicapé mental vit en semaine en foyer de vie. depuis le 16 mars il est confiné chez nous. s’il il revient le 3 juin on nous demande de le faire tester et je trouve tout à fait normal mais une fois dans l’établissement il sera obligé de porter un masque du matin au soir. et à l’intérieur de l’établissement c’est traumatisant et insupportable. Les foyers de vie ont les memes réglementations que les EPHAD sauf que la population est valide et un age de moins de 50 ans.de plus nous habitons une zone verte . assouplissez votre prochaine ordonnance pour qu’il est un bon cadre de vie à l’intérieur et qu’il puisse ressortir en extérieur tout en gardant bien entdendu les bons gestes.

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