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Les personnes atteintes d’une maladie chronique doivent solliciter leurs soignants si ces derniers ne l’ont pas déjà fait.

Gérard Raymond, président de France Assos Santé : « Retrouver un parcours de soins plus efficient. »

Pour le président de France Assos Santé, il est urgent que le lien entre médecins et patients atteints de maladies chroniques soit rétabli. Sans attendre la fin du confinement. Téléphone et téléconsultations peuvent y aider.

Faire-Face.fr : Vous avez alerté sur le danger des arrêts de suivi médical pour les personnes atteintes de maladies chroniques. Sur quoi vous êtes-vous basé ?

© Vincent Macher

Gérard Raymond : Sur le retour de médecins nous ayant fait observer qu’ils ne voyaient plus leurs patients.

Les messages invitant à ne pas se déplacer ont été très bien entendus. Au point que plus personne n’a bougé. Mais le Covid-19 n’est pas la seule maladie à soigner. En effet, certaines pathologies chroniques nécessitent des soins quotidiens.

Nous avons mené une enquête et déterminé que 40 % de ces patients ne se rendaient pas dans un cabinet médical par peur d’être contaminés. D’autres invoquaient la crainte d’encombrer les médecins occupés par l’épidémie.

Pourtant, en cas de maladies cardiovasculaires, diabète, chimiothérapie, handicap…, il demeure important d’être suivi.

F-F.fr : Quelles mesures préconisez-vous pour relancer cette prise en charge alors que le confinement perdure ?

G.R : Nous demandons aux médecins libéraux dans leur ensemble, généralistes en particulier, de reprendre contact par téléphone avec leurs patients atteints de maladies chroniques.

Ces derniers doivent, eux aussi, solliciter leurs soignants. Les téléconsultations s’avèrent très utiles en ce moment. La crise a nettement accéléré leur mise en œuvre.

Adapter les traitements si besoin

F-F.fr : Pour autant, sera-t-il possible de rattraper le temps perdu ?

G.R : En tout cas, il est important de remettre en place un suivi. Il faut retrouver un parcours de soins plus efficient. D’autant que les conditions de vie en confinement peuvent amener à adapter les traitements. Par exemple, à une moindre activité physique ou à un nouvel équilibre nutritionnel.

A propos de Sophie Massieu

Sophie Massieu
Journaliste économie sociale.

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Un commentaire

  1. Avatar

    La téléconsultation ne dépend pas que des médecins généralistes.Ça dépend aussi de ce que la CPAM autorisera . La téléconsultation était jusque là autorisée dans certaines conditions bien précises. Elle a été totalement dérégulée pendant le confinement pour permettre aux médecins généralistes de travailler. Pour l’avenir nous ne savons pas, mais il semble évident qu’elle prendra une place dans la stratégie de ces médecins.
    Les limites? Tout ce qui concerne un phénomène aigu qui nécessite un diagnostic précis, la pédiatrie ou elle paraît très hasardeuse. Et le fait qu’elle ne puisse pas être le seul outil pour suivre une personne, qui doit quand même être examinée de temps en temps

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