Comment s’annonce le déconfinement pour les personnes handicapées

Publié le 4 mai 2020 par Franck Seuret
Le secrétariat d'État chargé des personnes handicapées a dévoilé les grandes lignes du plan de déconfinement ce lundi 4 mai.

Les élèves handicapés seront prioritaires. Les accueils de jour des structures médico-sociales vont rouvrir leurs portes. Les Ésat accueilleront dès cette semaine les travailleurs volontaires. Les salariés à risque ainsi que ceux cohabitant avec une personne à risque continueront à bénéficier du chômage partiel. 

Pour le plan de déconfinement finalisé, il faudra patienter encore un peu. « Il est en cours d’élaboration », précise le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées.  Mais le cabinet de Sophie Cluzel en a dévoilé les grandes lignes ce lundi 4 mai.

Un masque recommandé pour les personnes handicapées à risque

Sophie Cluzel : « Il n’est pas envisageable d’imposer aux personnes handicapées des règles de confinement spécifiques. »

« Il n’est pas envisageable d’imposer aux personnes handicapées des règles de confinement spécifiques. » Comme Sophie Cluzel l’avait annoncé sur Faire-face.fr, il n’y aura donc pas de confinement prolongé pour ces citoyens. Cela constituerait « une discrimination ». 

En revanche, le secrétariat d’État recommande que « les personnes handicapées à risque portent un masque grand public à domicile en présence de visiteurs et lorsqu’elles sont amenées à sortir de chez elles ».

Pour savoir si vous êtes à risque de développer une forme sévère du Covid-19, consultez ci-dessous la liste établie par le Haut conseil en santé publique.

Les élèves handicapés pourront aller plus souvent à l’école

Les élèves en situation de handicap pourront faire leur rentrée comme les autres écoliers. « Selon le même calendrier et la même méthode que ceux fixés par le Premier ministre », précise le cabinet de Sophie Cluzel. Ils font même partie des publics prioritaires identifiés par l’Éducation nationale.

Dans une vidéo publiée sur le site du ministère de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer détaille la « doctrine d’accueil » pour expliquer « quel élève vient ? » et « à quel moment ? ». Cela se décidera « école par école ». « Nous avons évidemment fixé un cadre général, explique-t-il. Notamment pour que les élèves entrent niveau par niveau. Et aussi pour que certaines catégories d’élèves comme, par exemple, les élèves handicapés, puissent venir peut-être plus souvent que les autres. » 

Reste à approfondir plusieurs questions. Que se passera-t-il si l’accompagnant de l’élève en situation de handicap (AESH) n’est pas là le jour J, car à risque ? Dans quelles conditions, les transports adaptés vont-ils fonctionner ? etc. 

Accueil de jour : réouverture progressive

Les accueils de jour des instituts médico-éducatifs (IME) et autres externats seront progressivement réouverts. Leurs plateaux techniques pourront même accueillir des usagers cette semaine. Pour évaluer leur situation, les aider à s’approprier les gestes barrières ou offrir du répit aux parents. « À la condition de respecter les mesures de protection sanitaire et d’accueillir un seul enfant / adulte par plateau. »

Une note officielle rappelle que chaque usager devra « exprimer sa préférence » entre une reprise de l’accompagnement en structure – à temps plein ou partiel (mais pas en demi-journée pour limiter les allées et venues) – et le maintien de l’accompagnement à domicile. Ces deux solutions pourront être mixées.

« La reprise d’activité tiendra compte des choix et des besoins des personnes et des familles ainsi que des moyens » des établissements. Les possibilités d’accueil dépendront en effet aussi des transports, de la configuration des locaux… « Il convient de ne pas aller au-delà de 15 personnes accompagnées pour une salle de 50 m2 », précise la note. Les organismes gestionnaires ont jusqu’au 8 mai pour élaborer un plan de reprise progressive de leur activité.

Seuls les volontaires travailleront dans les Ésat

Les établissements et services d’aide par le travail (Ésat) sont autorisés à rouvrir leurs portes dès aujourd’hui. Mais la reprise doit être « progressive et adaptée », précise une note adressée aux gestionnaires. Seuls les volontaires viendront travailler. Les autres ont le droit de rester chez eux tout en percevant leur rémunération garantie.

Du chômage partiel pour les salariés à risque…

Les travailleurs en situation de handicap dont le confinement avait conduit leur entreprise à arrêter son activité sur site, sans possibilité de télétravail, reprendront le travail. Au même titre que les autres salariés.

S’ils sont à risque, ils pourront toutefois bénéficier du chômage partiel, comme Faire-face.fr l’expliquait dans ce précédent article. Dans tous les cas, « le télétravail reste la modalité de travail à privilégier lorsqu’elle est possible ».

… et pour ceux cohabitant avec une personne à risque

Enfin, le cabinet de Sophie Cluzel a confirmé à Faire-face.fr que les personnes qui partagent leur domicile avec un proche à risque de développer une forme sévère de Covid-19 pourront continuer à bénéficier, après le 11 mai, du dispositif d’activité partielle. Au moins jusqu’à fin mai.

Une liste de personnes à risque

La liste des personnes à risque de développer une forme grave d’infection au Covid-19 a été arrêtée par le Haut conseil de la santé publique :

– personnes âgées de 65 ans et plus ;

– patients avec antécédents cardiovasculaires ;

– diabétiques non équilibrés ou présentant des complications secondaires ;

– personnes ayant une pathologie chronique respiratoire ;

– patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée ;

– malades atteints de cancer évolutif sous traitement ;

– personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise ;

– malades atteints de cirrhose au stade B au moins ;

– personnes présentant une obésité avec un IMC supérieur à 30 ;

– les personnes présentant un syndrome drépanocytaire majeur ;

– les femmes enceintes au troisième trimestre de grossesse.

Consultez les pages 5 et 6 de l’avis du Haut conseil pour avoir la liste détaillée.

Comment 33 commentaires

Bonjour
il est question des personnes salariées, chomage partiel mais qu’en est-il des fonctionnaires qui sont actuellement en Autorisation spéciale d’absence ou en télétravail?
Ma fille et mon conjoint sont des personnes à risque. Je ne souhaite pas retourner travailler sur place, pour éviter de ramener le virus à la maison. Puis-je continuer à bénéficier d’ASA ou de télétravail ?
merci

Je suis fonctionnaire j j’ai64ans je suis diabétique insulinodépendant depuis 20 ans je suis en Confinement j j’ai mon diabète très déséquilibré si je ne reprends pas est-ce que je serais payé en tant que personne a risque je pars a la retraite ds 6 mois

Bonjour
Ayant une fille de 30 ans en FAM confinée depuis le 9 mars et que nous n’avons revu pas depuis comment cela va t’il se passer pourra t’on la reprendre en week end ou vacances à la maison
Je n’ai pas beaucoup entendu parler pendant le confinement de ces résidents qui ne comprennait pas toujours la situation et pourquoi cette coupure avec la famille.
Savez vous où nous en sommes aujourd’hui les concernant ?
Nous sommes aimerions avoir un peu plus de renseignements à ce sujet.

Je vous remercie
Maman d’anne sophie

Nous n’avons aucune information en ce qui concerne les FAM, MAS etc…. C’est honteux pour nous parents qui ne savons pas quand nous pourrons revoir nos enfants !

Il semblerait que le retour en structure soit possible avec à la clé une mise en quatorzaine obligatoire !!!!!! Par contre les écoliers et travailleurs en Esat qui le souhaitent peuvent reprendre leurs activités moyennant le respect des gestes barrières qu”elle équité… les inactifs ne semblent pas être une priorité…. pour eux tout est suspendu….. on peut écrire à l’Élysée je pense qu’il nous appartient nous parents à défendre leur droit…certaines associations pratiquent 2 jours de confinement à leur retour… toutefois les directions ont toute latitude pour prendre les dispositions les plus adaptées pour leur établissement…

Mon fils est sorti d’un FAM pour être confiné chez moi , quelle est la suite ? pense t’on a ce public et leurs familles?

Il semblerait que le retour en structure soit possible avec à la clé une mise en quatorzaine obligatoire !!!!!! Par contre les écoliers et travailleurs en Esat qui le souhaitent peuvent reprendre leurs activités moyennant le respect des gestes barrières qu”elle équité…

Bonjour. Notre fils, atteint d’une maladie oculo-cerebro-renale) est confiné chez nous depuis le 20 Mars. Il est en Foyer de Vie la semaine, habituellement. Il est en insuffisance rénale sévère (filtration rénale de 7 %). État clinique stable pour l’instant. Peut on penser a le ramener au Foyer ? Ses amis lui manquent, et nous, on fatigue. Mais on ne veut pas prendre de risque. Merci.

Si vous le ramenez, il devra certainement resté confiné deux semaines dans sa chambre – quatorzaine obligatoire dans de nombreux établissements pour être sûr qu’il n’est pas porteur du virus.

Bonjour,
Mon petit frère handicapé est confiné depuis le 13 mars en foyer.
Je me faisais un plaisir de lui préparer un week end en famille le vendredi 15 mai et un éducateur me dit qu’il doit rester confiné tout le mois de mai et on verra ensuite en juin ???
Est-ce normal alors que je lis que tout le monde est déconfiné le 11 mai même les personnes handicapés sinon c’est de la discrimination
Est-ce légal ?

Merci d’avance pour votre réponse
Cordialement

Bonjour,

Ma soeur est résidente dans une MAS et toujours pas déconfinée le 30/05 ! On se demande si c’est légal aussi
est ce que la situation pour votre frère a évolué ?

Bien à vous

nous avons notre fille depuis le 16 mars a la maison elle est dans un foyer de vie la semaine du lundi au vendredi
son foyer de vie m a informé qu elle pouvait revenir après le 11 mai a condition de faire le test covid ok pas de problème et qu elle restera au foyer 4 semaines sans sortir
alors que j ai lu et indiqué par l état que toutes personnes en situation du handicap ne se verra imposer un confinement prolongé
donc ont il le droit
et notre fille ne veut pas rester 4 semaines sans rentrer chez nous
j espère qu’il vont assouplir leurs règles

Je peux pas vous dire je suis en foyer d hebergement j ai passé confinement chez parents. Et pour mon retour à priori doit faire quatorzaine obligatoire et ensuite ne sait pas quand pourra rentrer en familleb

Bonjour,

bonne nouvelle “les élèves handicapés sont prioritaires”.
Soit mais lesquels ? Ceux qui sont en “situation de handicap” certifiée MDPH comme le dit la circulaire de M. Blanquer ou ceux qui présentent un handicap ou un trouble de la santé invalidant reconnu par un médecin scolaire comme le prévoit également la loi ? Je n’ose même pas évoquer la question d’aménagements particuliers pour les enfants présentant un TND ou un TDAH qui jusqu’alors suivaient une scolarité quasi ordinaire et ont très mal vécu le confinement.

Quoiqu’il en soit nous sommes le 11 et les écoles de mes petits enfants ignorent totalement cette priorité puisque la direction académique a diffusé l’information préfectorale du 7 mai, qui ne tient pas compte des tweets, vidéos et foires aux questions de Mme Cluzel comme de M. Blanquer, et ce à juste titre.

Publier une circulaire officielle le 7 mai pour une pré-rentrée le 11 mai, c’est un peu court M. Blanquer quand l’état d’urgence laisse a priori la décision au Préfet de Département.
Mme Cluzel, avez vous appuyé la circulaire de l’Education Nationale par une note émanant des services du premier ministre, adressée aux préfets de départements qui ne dépendent pas du Ministère de l’Education ?

Je ne peux pas douter des intentions de Mme Cluzel, de M. Blanquer etc… Ni de celles du Premier ministre mais au moins en période de crise, leurs cabinets devraient faire attention aux démarches administratives nécessaires pour que les annonces ministérielles soient effectivement suivies d’effet et n’entretiennent pas une confusion trop souvent à l’origine de déceptions successives.

Bon courage à tous

Je peux pas vous dire je suis en foyer d hebergement j ai passé confinement chez parents. Et pour mon retour à priori doit faire quatorzaine obligatoire et ensuite ne sait pas quand pourra rentrer en familleb

Mon mari atteint d’une sclérose en plaques, est résident d’une maison d’accueil spécialisée (MAS) et je n’ai pu le voir que 3 fois depuis le 13 Mars 2020 dans des conditions assez pénibles. Quand pourrons-nous de nouveau avoir un contact un peu plus humain et pouvoir le promener dans son fauteuil roulant. Cette situation est insupportable pour lui et pour moi (67 ans et 72 ans).
Merci pour votre réponse

mon fils actuellement en foyer de vie , à t on la possibilité de le rendre à la maison un jour ou deux.. sinon à partir de quelle date pourrons-nous les prendre dehors.
merci de votre réponse mjl

J’ai un fils polyhandicapé accueilli en externat en MAS, confiné depuis le 16 mars. Avec la réouverture progressive, on nous a proposé un accueil de jour mais uniquement dans une pièce à l’écart des autres résidents toujours confinés, en somme il serait confiné dans une pièce alors que mon épouse et moi nous nous sommes évertués à ce que notre fils souffre le moins possible du confinement ! Jusqu’à quand ? On ne sait pas… mais faut faire confiance au ministère et aux ARS qui pensent bien à nous protéger ou plutôt se protéger avant tout. Tous les parapluies sont de sortie et la secrétaire d’état auprès des personnes handicapées ose dire que les sorties en Week-end des internes sont permises mais soumises à l’autorité du directeur d’établissement ! Franchement, celui-ci ne va pas prendre le risque alors les résidents sont oubliés, confinés sur leurs unités, avec la visite de leurs proches mais à distance bien entendu…. on se moque littéralement de nous et de nos enfants. Le 1er ministre n’a pas dit un seul mot sur les handicapés hier sauf que les personnes vulnérables restent bien chez eux. Bah voyons, c’est tellement simple : continuons ainsi jusqu’au 22 juin et après… ce sera les vacances. On nous aura oublié pour de bon, personnes handicapées, aidants et parents. J’ai honte de la façon que la France traite ses handicapés et leurs familles, même à un chien on ne lui ferait pas vivre pareille chose !

Je suis entièrement d’accord avec vous, mon fils est dans un FAM, les résidents ont été confinés la veille d’un weekend de sortie, conséquence je ne l’ai pas vu depuis trois mois, rien n’a changé pour eux depuis le déconfinement, ils ne sortent pas, il y aurait une solution mais au cas par cas, minimum 15 jours, avec TROIS tests a effectuer dans la période, avant de rentrer, au retour en établissement et un autre quelques jours après, une aberration !!!! Heureusement qu’il ne devait pas y avoir de discrimination !!!! En réalité, l’ARS préconise sans se mouiller et chaque directeur applique ses propres directives, Comme vous dites, parapluies grands ouverts !! C’est une honte, personne ne prends plus aucune initiative ni responsabilité au détriment des familles et de leurs enfants ! Mais que faire ….. ???

Bonjour,

Nous sommes le 4 juin et aucune informations relatives aux mesures de déconfinement du 2 juin 2020 ?
Donc, je suppose que les personnes handicapées peuvent reprendre une vie normale …….
Pour la petite histoire, j’ai pu prendre mon fils, polyhandicapé, en internat dans une MAS, du 22 au 24 mai dernier.
A son retour dans l’établissement, il a été confiné dans sa chambre du dimanche 24 au soir jusqu’à hier , c’est à dire le 3 juin, date du résultat du test PCR fait à l’issue de sa période de confinement de 7 jours (avant de prendre mon fils, j’ai par mesure de précaution , fait moi_même un test PCR). La chambre de mon fils est exposé plein sud et pendant cette période il a fait une chaleur estivale ; de ce fait les volets étaient baissés …..le plus grave c’est que mon fils n’a pas été douché pendant toute cette période c’est à dire : 12 jours, car le personnel a respecté à la lettre la procédure (soins et toilettes dans sa chambre). No comment !

Bonjour
Maman d’une jeune femme (IMC) résidente d’une MAS et hébergée chez ns ns depuis le début du confimement..ns sommes ds l attente d’informations concernant le retour en MAS.La direction n a pas de directives précises de L’ARS oncernant cette situation. De plus Le studio de vie ainsi que ceux d’autres résident à et ont du être libérés et vidés afin d être dediés à l accueil de résidents malades pendant le confinement…cette situation est difficilement supportable pr le résident séparé de son lieu de vie et de ses repères ainsi que pour la famille. ..Le retour en MAS ds son lieu de vie est souhaite par le résident…mais helas la Direction ne ns donne pas cette possibilité pr le moment. Je crains que la situation perdure …longtemps et tombe ds l oubli des autorités et ……Que pouvons ns faire ? actions de mobilisation des familles ?? Quelle réponse epeut on attendre …ns sommes un peu les oubliés familles et handicapés… Avez vs un éclairage sur l avenir ?? Peut on demander à retrouver l hebergement initial de notre fille ???

Ma.fille.et.dans.un.foyer.de.vie.pour.personne.handicaper.elle.na.pas.le.droit.de.venir.chez.nous.jusqua.la.fin.du.confinement.visite.aux.foyer.sur.rdv.1heure.de.temp

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