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Éric a décidé de s'éloigner des infos en boucle sur le coronavirus, anxiogènes, et de se plonger dans des documentaires historiques ou autres pour se changer les idées.

Confinement : « J’ai besoin de déconnecter de cette actualité. »

Durant le confinement, Faire-face.fr recueille une fois par semaine le témoignage de deux personnes en situation de handicap. À J+49, Éric Henry, vivant en appartement à Nancy, est las d’être dans l’expectative.

« Ces derniers jours, j’ai lâché prise sur le flux d’informations que j’ai l’habitude de consulter sur internet. J’ai besoin de déconnecter un peu de cette actualité, de l’extérieur. J’ai l’impression que l’on tourne en rond. Les journaux virent au rabâchage. L’effet de saturation est généralisé.

Je n’apprends pas grand chose de neuf sur le déconfinement. J’ai l’impression qu’on n’en voit pas le bout, que l’on a fait le tour des questions auxquelles on est en capacité de répondre. Rester connecté c’est se nourrir mais mal, s’exposer aux fake news. J’ai besoin de me préserver car cela peut être anxiogène.

Des documentaires pour s’évader pendant le confinement

Par conséquent, je regarde des choses sans lien avec la pandémie : les chaînes Planète, Découverte, National Geographic. C’est salutaire. Comme un super documentaire sur la structuration de la France libre par le général De Gaulle. Je relis aussi des livres de ma bibliothèques. La pierre et le sabre, de Eiji Yoshikawa, qui se passe dans le Japon féodal. Replay, de Ken Grimwood, sur un type qui meurt et se réveille 20 ans plus tôt. Les John Irving…

L’expectative sur la reprise du travail

Mais une de mes aides à domicile, que j’adore par ailleurs,car elle est très dévouée et très fiable, ne peut s’empêcher de me raconter tout ce qu’elle entend ! Elle est angoissée ce que je comprends. Donc je ne déconnecte pas totalement bien-sûr, d’autant que je reste en contact avec mes collègues.

Sur la reprise du travail en présentiel, c’est le flou. Je suis dans l’expectative la plus complète, toujours sans savoir si je suis concerné le 11 mai. Je reste très partagé. Sans doute qu’observer comment se passe le déconfinement et m’y joindre dans un deuxième temps serait le plus pertinent. 

Un vague à l’âme général en cette fin de confinement

J’ai l’impression que le sentiment de lassitude voire de vague à l’âme est général avec ce confinement qui dure. Je croise aussi moins souvent mes voisins. Il est vrai que la météo a été moins favorable aux discussions dans la cour.

Je suis aussi inquiet de l’état d’urgence sanitaire prolongé dans le pays. J’ai peur que l’on continue de légiférer par voie d’ordonnances. J’espère un retour rapide au fonctionnement démocratique ordinaire.

Clinique dentaire inaccessible

Une chose est sûre : j’ai hâte de retourner chez le dentiste, car depuis deux semaines j’ai très mal à des dents du fond. Les cabinets sont fermés et la clinique dentaire est inaccessible aux PMR. On m’envoie au CHU… le dernier endroit où j’ai envie d’aller en ce temps de pandémie ! Je patiente avec des bains de bouche et de l’ibuprofène, et me prépare psychologiquement à perdre une ou deux dents. »

Déconfinement ou pas ? Retrouvez la suite du récit d’Éric mardi 12 mai.

 

 

A propos de Elise Descamps

Elise Descamps
Journaliste société, un pied dans le Grand Est, le cœur au plus près de ceux qu’elle interroge.

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Un commentaire

  1. Avatar

    bonjour
    pourquoi etre aussi menteur sur ce qui se passe en France sur beaucoup de chose . ou est la justice et surtout l égalité des invalides militaires traité comme de la merde une honte moi je suis la preuve malgré mes infirmités montré parles experts d Amiens la Rochelle et incapable de reconnait ses erreurs sur le taux la seul chose changer de place les infirmités pour pas avoir à donné les 10% ou plus voila le monde que vivre les invalides militaires pauvre France tous pour les memes les autres crever et fait pas chier les planqués merci de faire lire cela à la France oui j ai 76 ans toujours volé dans mes infirmités

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