Accueil > Santé > Douleurs neuropathiques : deux nouvelles pistes thérapeutiques
Étude par marquage cellulaire dans le cadre du traitement des neuropathies sensitives périphériques © Inserm/F. Scamps

Douleurs neuropathiques : deux nouvelles pistes thérapeutiques

Des chercheurs français viennent d’identifier deux pistes pharmacologiques prometteuses pour traiter les douleurs causées par des lésions nerveuses ou douleurs neuropathiques. Un double espoir pour les patients atteints de cette pathologie pour laquelle n’existe aucun traitement médicamenteux efficace.

Continues ou récurrentes, les douleurs chroniques représentent un réel problème de santé publique. Parmi elles, les douleurs neuropathiques ont une prévalence importante car elles touchent entre 7 et 10 % de la population française. Mais leur prise en charge reste limitée. Ainsi, les traitements médicamenteux disponibles sont insatisfaisants, avec au mieux un patient sur trois soulagé, et ce partiellement. Le besoin de propositions thérapeutiques innovantes est donc fort.

La sérotonine, vecteur de la douleur

C’est justement pour développer de nouvelles pistes de traitement que des travaux ont été menés par des chercheurs, essentiellement de l’Inserm, à travers une collaboration inter-laboratoires (Institut de génomique fonctionnelle et Institut des biomolécules Max Mousseron de Montpellier, etc.). Ils se sont intéressés en particulier à la sérotonine.

Impliqué dans de nombreuses fonctions (appétit, sommeil…), ce neurotransmetteur module notamment la douleur via un récepteur appelé 5-HT6. Avec à la clé un résultat déterminant : l’activité spontanée de ce récepteur facilite la transmission du message douloureux. Présent sur des neurones de la moelle épinière, il participe donc aux douleurs neuropathiques. Les chercheurs ont alors cherché à bloquer l’activité spontanée du récepteur 5-HT6.

Dossier douleur : trouver sa porte de sortie

Le magazine Faire Face – Mieux vivre le handicap a consacré un dossier complet à la douleur. Avec des conseils, pistes, initiatives, méthodes alternatives, contacts utiles… pour mieux la prendre en charge. S’y ajoutent, entre autres, des interviews de spécialistes pour un point sur l’évolution de la prise en charge de la douleur ces dernières années et des témoignages de personnes en situation de handicap.

Un responsable, deux solutions potentielles pour soulager les patients

Pour cela, un nouveau composé a été synthétisé. Baptisé PZ-1388, il présente chez l’animal un effet antidouleur rapide et prolongé. De plus, l’amélioration des symptômes douloureux s’accompagne d’une diminution des déficits cognitifs, troubles fréquemment associés. En cherchant à mieux comprendre le récepteur 5-HT6, les scientifiques ont également mis en évidence le rôle d’une protéine des neurones, appelée mTOR. Se servant d’une molécule “leurre”, empêchant l’interaction physique du récepteur avec la protéine (entre 5-HT6 et mTOR donc), l’intensité de la douleur s’est vue aussi réduite.

Les résultats de ce travail collaboratif offrent ainsi non pas une mais deux nouvelles pistes. Toutes deux susceptibles de devenir des stratégies thérapeutiques originales dans le traitement des douleurs chroniques neuropathiques chez l’homme. Pour enfin dans un proche avenir (quelques années quand même), étoffer un arsenal pharmacologique, à ce jour désespérément vide de molécules efficaces.

A propos de Olivier Clot-Faybesse

Olivier Clot-Faybesse
Journaliste aides techniques, sciences, santé et recherche.

Lire aussi

chômage partiel vulnérables sacrifiés

Décret réduisant l’éligibilité au chômage partiel des personnes vulnérables : la riposte

Le décret n°2020-1098 ne passe pas. Adopté le 29 août dernier, il a réduit la …

6 commentaire

  1. Avatar

    je suis atteint de Douleurs NEUROPATHIES et je souffre beaucoup malgré les médicaments suivant :

    – DUROGESIC 75 mg toute les 48 heures
    – GARABENTINE 400mg 1 comprimés 3 fois/jour.

    Est ce que vous avez d’autres médicaments plus éfficaces.
    J’ ai RDV en Février 2021 avec un Docteur pour le TRAITEMENT DE LA DOULEUR
    Merci de me répondre assez rapidement.
    Cordialement.
    Mr ROBIN Patrick

  2. Avatar

    Je suis atteinte, suite à une opération cancer colorectal, de douleurs vives qui sont devenues très vives. Je prends les mé dicaments suivants :

    – LYRICA
    – LAROXYL
    – PRAMADOL

  3. Avatar

    MERCI pour votre réponse. Je me sens tellement seule, devant ma généraliste …. car qui voir d’autres ?

  4. Avatar

    Opérée depuis bientôt 2 ans d’une hernie discale paralysante, je souffre de douleurs neuropathiques. Fortes , après avoir pris Lyrica et tramadol pendant près de 2 ans j’ai tout stoppée et suis prise en charge dans un centre de la douleur. J’ai des TENS depuis 6 mois et cela me soulage pas miraculeux mais mieux et comprise

  5. Avatar

    Bonjour à toutes et tous

    En 3 ans j’ai vu la progression symétrique d’une gêne aux mollets jusqu’aux douleurs neuropathiques périphériques avec une grande fatigue générale (douleurs importantes 24h/24 des mollets, des cuisses, des bras) avec une période de nuits blanches par rapport à la douleur.
    Douleurs à l’arrêt= fourmillements, brulures, compressions
    Douleurs en mouvement= courbatures
    Maintenant à 57 ans la station debout est douloureuse et limitée.

    Réponse du généraliste qui me suit depuis 20 ans: Vous n’avez Rien, c’est dans la tête. Et il n’y a pas si longtemps: Je ne suis pas le bon dieu, et je ne sais pas ce que vous avez, 25 Euros merci.
    Réponse du médecin du travail par rapport à la perte de force musculaire pour se lever: vous êtes trop gros (105 Kg)

    Analyses biologiques OK
    1 Doppler OK
    2 EMG OK
    1 IRM lombaire OK
    I IRM cérébrale OK

    Conclusion du centre de référence des maladies Neuromusculaires Nantes (après un temps d’attente de 1 an): Aucun test neurologique chiffré Type EMG, juste un examen clinique de base et bla. bla. bla. + rapport.

    Rapport: »Tous les examens réalisés jusqu’à présent sont rassurants, ne mettant pas en évidence de pathologie neurologique ou neuromusculaire évolutive, j’essaye de rassurer le patient. » (Pb dans la tête).
    Préconisation: Reprise d’activité sportive régulière (impossible, non réaliste, bla. bla. bla.)
    Plainte non entendue et non comprise, seul au monde avec ses douleurs et sa fatigue.
    Incompétence Caractérisée

    Toujours en activité??? (heureusement, non physique).
    Je suis sous Gabapentine 300mg *3/j depuis 6 mois, ça me permet de dormir.
    Je ne supporte pas la Duloxétine 30mg et le Laroxyl 40mg/ml (cerveau bloqué).

    Beaucoup d’énergie perdue, d’attente, d’espoir pour finir par une frustration, et une peur du futur (combien de temps debout?).
    Aucun médecin a mis un mot sur mon problème, c’est moi qui me l’attribue. (Le monde à l’envers, je n’ai pas envie d’être malade)

    Je préfère faire face que prendre la fuite, quelle que soit la misère, encore faudrait-il que le corps médical mette un Nom pour lutter.

    Cordialement

  6. Avatar

    pareil. Je n’en peux plus. Je vais voir un neurologue bientot mais je n’espère plus rien.J’ai eu toute la panoplie des anti-dépressurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial