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Seuls 16 % des allocataires de l'AAH possèdent leur logement contre 66 % de l'ensemble des Français.

Avec l’AAH, pas le choix de son toit

Seuls sept allocataires de l’AAH sur dix vivent dans leur propre appartement ou maison. Dans le parc social pour la moitié d’entre eux. Et leur logement est en moins bon état que celui des autres Français.

À petits moyens, modeste logement. Une récente étude de la Drees permet de cerner les conditions d’habitat des quelque 1,2 million de titulaires de l’allocation adulte handicapé (AAH). Elles diffèrent beaucoup de celles des autres Français

17 % hébergés par un proche

Première particularité : 17 % sont hébergés par un proche ou, beaucoup plus rarement, occupent un logement prêté, contre 3 % dans l’ensemble de la population. Il faut y ajouter les 12 % accueillis en institution. Au final, à peine plus de sept allocataires sur dix vivent dans leur propre logement (70 % contre 97 % des Français).

Quatre fois moins de propriétaires

De plus, ils en sont rarement propriétaires : seuls 16 % possèdent leur maison ou leur appartement (contre 66 %).

Autre particularité : 34 % louent dans le parc social (contre 15 %). Autrement dit, parmi les allocataires disposant de leur propre logement, la moitié sont installés en HLM.

Des logements avec des défauts

Par ailleurs, les indicateurs sur la qualité de l’habitat sont inquiétants. 42 %, contre 23 %, vivent dans un logement présentant au moins un défaut : remontée d’odeurs, installation de chauffage insuffisante, infiltrations… Pour quatre défauts, ces proportions s’élèvent respectivement à 6 % contre 0,6 %.

Pas le confort sanitaire de base pour 3 % des personnes

3 % habitent même un appartement ou une maison ne disposant pas de l’ensemble du confort sanitaire de base, c’est-à-dire un W.-C intérieur, une salle de bain avec douche ou baignoire et l’eau chaude courante. Trois fois plus que dans l’ensemble de la population !

Un logement souvent inadapté

Enfin, plus de 20 % des bénéficiaires de minima sociaux déclarant avoir un handicap ou un membre du foyer en situation de handicap considèrent que leur logement ne leur permet pas de réaliser aisément les activités essentielles de la vie quotidienne. La galère même chez soi !

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A propos de Franck Seuret

Franck Seuret
Journaliste éco-social et documentariste. Spécialiste de la politique sociale du handicap.

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14 commentaire

  1. Avatar

    Il aurait été intéressant de faire un comparatif avec les personnes bénéficiaires du RSA. Comparer la qualité de vie des bénéficiaires des différents minima sociaux voilà une enquête pertinente et intellectuellement plus honnête.
    Comparer un bénéficiaire de l’AAH au reste de la population c’est juste vouloir mettre de l’huile sur le feu.
    Parlons chiffres : montant pour 1 personne seule sans enfant à charge vivant dans un logement autonome et sans autre ressource:

    Aah : 902,70€/ mois . A partir de 20 ans . APL à ajouter et Majoration vie autonome +104,77€/mois (attribution sous conditions). Non declarable aux impôts.

    RSA: 564,78€/mois. A partir de 25 ans (avant 25 ans si enfant à naître ou à charge). APL à ajouter mais Forfait logement à déduire -53,83€. Non declarable aux impôts.

    ASS: 506,70€/mois . Déclarable et imposable (sauf CSG et CRDS). APL à ajouter.

    ASI (allocation supplémentaire invalidité) : versée en complément d’une pension d’invalidité dont le montant est inférieur à 750€. Autrement dit, le minima en invalidité est donc de 750€. Declarable mais potentiellement exonérable.
    APL à ajouter.

    Oui ce n’est jamais suffisant. Mais en comparaison des autres minima sociaux, faut-il vraiment crier au scandale. Arrêtez de victimiser les personnes en situation de handicap. Arrêtons l’auto centrisme et regardons autour de nous. L’étiquette handicap ne fait pas forcément de nous les plus malheureux !
    Merci de vouloir nous défendre mais ne faites pas de nous des victimes car c’est encore plus humiliant.

    Signé : une personne en situation de handicap qui en chie tous les jours dans cette société mais qui aime la vie et ne veut pas qu’on la victimise.

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      Bonjour,
      Merci de parler pour vous dans ce cas. je suis lourdement handicapé depuis des années, je touche AAH + CR + APL + RSL mensuellement, et ce n’est toujours pas suffisant car j’ai un handicap lourd avec un lourd traitement non pris en charge par la CPAM et la mutuelle. Je suis dans l’incapacité de me procurer un emploi (jugement à l’appui)
      Vous êtes le seul à parler ainsi car toutes les autres personnes handicapées sont du même avis que moi (sauf vous bizarrement).
      On ne peut comparer les personnes handicapées avec les autres bénéficiaires de minimas sociaux ou les français.
      J’ai un bac + 2 et je m’y connais dans le handicap par mon niveau d’étude et par le fait que je le suis réellement.
      Vous devez être un fake.
      Bonne journée

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      Jalade
      Une personne AAH est dans une potentielle incapacité à travailler. les 902e peuvent être perçus à vie. On est en dessous du seuil de pauvreté.
      Une personne au RSA, est en passe de s’insérer dans un travail. c’est plus que temporaire.
      Cela détruit votre argumentaire, touchant mais éronné.

  2. Avatar

    je suis handi à vie depuis 30 ans , j habite dans une maison louée par un propriétaire que l on ne voit que si on en a besoin tout a été rénové les fenetres changées , un loyer plus que raisonnable pour deux appartements l un au dessus de l autre , plus un garage et deux cour une petite cimentée pour entrer dans la maison , l autre très grande pour rentrer nos voitures chaqu un des locataires en ayant une et une petite bordure de terrain ou l on fait des plantations , chacun la moitié

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      Quelle chance

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      Bonjour Anick,
      Si vous pouviez garder cela pour vous, cela serait bien parce que la plupart des personnes handicapées n’ont pas cette chance.
      Je vis dans un logement social pourri (moisissures, infiltrations d’eau et absence de chauffage collectif) et avec des voisins qui foutent le bordel du matin au soir. Ils consomment de la drogue illicite et de l’alcool en jetant les bouteilles dans l’immeubles.
      Sachez que je suis content pour vous, mais ne le dites pas s’il vous plaît. Au moins par respect pour les autres personnes handicapées qui souffrent au quotidien.
      Bonne journée

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      Bonjour Annick,
      Vous êtes handicapée, comme beaucoup de personnes qui consultent ce magazine ! Je comprends Antoine car c’est « déplacé » de parler de votre logement pratique, accessible, etc… car à côté, beaucoup de personnes handicapées ou pas qui vivent dans des logements « pourris !!!

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      Bonjour vous êtes hand à vie depuis 30 ans ? Dites moi combien vous touché d AAH.avez vous l apl en plus êtes vous marié .car pour bien des petsonnes c est pas le cas .vous avez du bol .tant mieux pour vous .

  3. Avatar

    bjr et ne pas oublier des atestations de sortie plus souples ces temps de coronavirus je suis en handicap aussi mais le logement c est bien ce que rapporte les news

  4. Avatar

    En laisse crever les handicapées , Tout le monde a eu des primes sauf les allocataires de l’aah , minimum ses d’augmentée a 1000 euro l’aah est de la donnée a vie a se qui on subit cette crise

  5. Avatar

    Vue le contexte difficile pourquoi le gouvernement abandonne les handicapés ? Drôle de gouvernement honnêtement je voterais contre se gouvernement

  6. Avatar

    Bonjour, les situations vécues par chacun(e) sont complexes. Oui, certains handicaps ne permettent pas d’exercer une activité professionnelle et induisent des frais de soins et de matériels pris partiellement en charge par la CPAM et les Mutuelles (je pense au prix des fauteuils roulants manuels et électriques mal remboursés par la sécu à moins de prendre le fauteuil de base). Et puis, il y a encore d’énormes progrès à réaliser au niveau de l’accessibilité de tous les espaces de la vie citoyenne et c’est donc une atteinte au droit à une vie autonome dont le travail fait partie. On a le droit de trouver cela injuste. Mais ce que soulève Jalade est pertinent, si on s’en tient aux minima sociaux, le RSA est beaucoup moins élevé que l’AAH. Et les personnes qui touchent le RSA depuis des années ne sont pas forcément en passe de trouver un travail. Certes, il vaudrait mieux être une personne handicapée riche ;)) pour soulager notre quotidien. Les pauvres, pas handicapés, aimeraient aussi être riches. Et pour terminer, je rejoins encore Jalade quand il parle de la victimisation des personnes handicapées mais elles ne sont pas les seules à être victimes dans cette société. Perso, je ne veux surtout pas être victime aux yeux des autres, j’ai l’impression de ne plus être considérée comme une personne à part entière mais juste réduite à cette situation de victime qui ressemble à un enfermement. Constater des injustices, oui, et pas seulement pour moi, également pour les autres. La victimisation est un stigmate qui va à l’encontre de l’estime de soi.

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      Bonjour Marty, j’espère que vous allez bien ainsi que vos proches en cette période.
      Arrêter de confondre les situations et arrêter de dire n’importe quoi. Les bénéficiaires du RSA sont aptes à travailler. Le RSA est temporaire logiquement. Si le RSA est beaucoup moins élevé, c’est justement pour inciter les bénéficiaires du RSA à retrouver un emploi. De plus, un bénéficiaire du RSA peut toucher les APL, soit 711 euros par mois et pour un célibataire. A cela, s’ajoute la CMU et l’aide alimentaire. Et en cas d’impayé de loyer et d’énergie, il a le droit au FSL par le département et éventuellement, une aide financière donnée par le CCAS de son lieu de résidence. On arrive donc facilement à 1 000 euros par mois pour un célibataire. Les bénéficiaires du RSA sont en bonne santé. Si le bénéficiaire du RSA ne peut pas travailler, il n’a rien à faire au RSA, il doit donc demandé l’AAH s’il n’a jamais travailler, et s’il a travaillait pendant les treize derniers mois à temps complet, il doit demandé prioritairement la pension d’invalidité car l’AAH est subsidiaire . Chaque allocation correspond à un but précis. Vous êtes encore une autre personne qui veut ouvrir sa bouche pour dire des intox. Si aujourd’hui les personnes handicapées ouvre leur bouche, c’est qu’ils en ont marre d’être une victime justement, et ils veulent que cela cesse… On est pas dans la victimisation… On veut des droits bien spécifiques à notre condition de vie qui est particulière ! Arrêter aussi les préjugés, ce n’est pas parce que l’on est handicapé que l’on ne s’est ni lire, ni écrire ou ni compter ! J’ai un bac + 2 dans le sanitaire et social, et j’ai étais rejeté par le société, ce qui a aggravé mon état de santé. Je serais ravis de vous donner ma place pour que vous la fermiez un peu plus avant de parler d’un sujet que vous ne maitrisez malheureusement pas !
      Bonne journée
      Antoine

  7. Avatar

    Ancien travailleur retraité d ESAT. je suis locataire dans une copropriété.

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