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Dans son allocution télévisée, mercredi 31 mars, Emmanuel Macron a justifié le troisième confinement par « la propagation dans toute l’Europe d’une nouvelle forme de virus », le variant anglais.

Confinement et handicap : établissements ouverts, écoles fermées, parents indemnisés

Les établissements et services pour enfants et adultes handicapés resteront ouverts durant le troisième confinement. Les écoles fermeront leurs portes. Les parents qui ne peuvent télétravailler et doivent garder leur(s) enfant(s), sans limite d’âge s’ils sont handicapés, seront indemnisés. 

Éprouvant premier confinement pour les personnes handicapées et leurs proches. Le troisième, annoncé mercredi 31 mars par Emmanuel Macron, devrait l’être bien moins.

L’ensemble des établissements et services médico-sociaux (ESMS) pour enfants et adultes restent ouverts. Externats comme internats. « Avec les mêmes règles sanitaires qu’actuellement », a précisé le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées.

Logiquement, les enfants des professionnels médico-sociaux seront donc prioritaires pour l’accueil dans les écoles qui mettront en place un système de garde.

Cours à distance et vacances

Les établissements scolaires fermeront, en effet, leurs portes à partir de mardi 6 avril (lundi étant férié). Du 6 au 9, les cours seront assurés à distance. Y compris dans les Ulis. Les deux semaines suivantes, tous les élèves seront en vacances, quelle que soit leur zone.

Dans le primaire, ils devraient revenir en classe le 26 avril. En collège et en lycée, la reprise des cours se fera à distance, du 26 au 30.

Retour en établissement pour les enfants en UEE

« Les enfants scolarisés en unités d’enseignement externalisées (UEE) pourront être accueillis dans les établissements médico-sociaux dont ils dépendent », indique le cabinet de Sophie Cluzel.

Sans limite d’âge pour les enfants handicapés

Le télétravail sera de nouveau systématique à partir du 6 avril. Les télétravailleurs devront donc jongler entre leur écran et les devoirs.

Quant aux « salariés dans l’incapacité de télétravailler », ils pourront bénéficier du dispositif d’activité partielle dès lors qu’ils doivent garder leurs enfants, indique le ministère du Travail. S’ils sont âgés de moins de 16 ans ou, sans limite d’âge, s’ils sont en situation de handicap.

Indemnisés à hauteur de 84 % du salaire net

Il faudra simplement remettre à l’employeur une attestation sur l’honneur indiquant qu’ils sont le seul des deux parents demandant à bénéficier de l’activité partielle au motif de la garde d’enfant.

Il sera alors possible de rester chez soi, en percevant 84 % de sa rémunération nette. Et même 100 % en cas de Smic. Avec zéro reste à charge pour l’employeur.

Au printemps 2020, les parents d’enfants handicapés pouvaient prétendre à cette indemnisation, même si la nature de leur activité leur aurait permis de télétravailler. Le gouvernement n’a rien dit sur le sujet, pour le moment.

Aucun changement pour les Ésat

Enfin, les établissements et services d’aide par le travail continueront à accueillir les travailleurs handicapés. Un autre changement majeur par rapport au premier confinement.

Droits MDPH et déplacements

– Vous bénéficierez, pour vos droits MDPH arrivant à échéance, d’une prorogation automatique jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire actuel, le 1er  juin 2021. Même si vous n’avez pas déposé de dossier de renouvellement, précise le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées.

– Au-delà du rayon de 10 kilomètres, les déplacements des personnes en situation de handicap et de leurs accompagnants sont autorisés. Ils devront simplement produire une attestation de déplacement et un justificatif du handicap, lors d’un éventuel contrôle. « Il s’agit d’un des motifs impérieux permettant les déplacements inter-régionaux », indique le cabinet de Sophie Cluzel.

A propos de Franck Seuret

Journaliste éco-social et documentariste. Spécialiste de la politique sociale du handicap.

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