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La sclérose en plaques a comme conséquence de causer la mort de certaines cellules neuronales (visualisée en jaune/orangé sur cette coupe). © Inserm/F. Rieger

Sclérose en plaques : le Tysabri autorisé en sous-cutanée

La Commission européenne accorde l’autorisation par voie sous-cutanée du Tysabri (natalizumab) pour lutter contre la sclérose en plaques récurrente-rémittente (SEP-RR). Moins invasive, cette nouvelle voie d’administration permet notamment un gain de temps significatif dans le traitement des patients.

Approuvé dans 80 pays et utilisé depuis près de quinze ans, le Tysabri (natalizumab) représente un traitement bien établi pour lutter contre la sclérose en plaques (SEP). Cette molécule est particulièrement efficace pour juguler la forme récurrente-rémittente la plus active chez l’adulte. Son utilisation souligne également l’intérêt d’un traitement précoce pour de meilleurs résultats cliniques.

Jusqu’à maintenant, la prise de Tysabri n’existait qu’en formulation intraveineuse, c’est à dire par perfusion. S’appuyant sur des données de long terme, la Commission européenne autorise dorénavant l’administration par voie sous-cutanée.

Davantage de confort pour le patient

En sous-cutanée comme en intraveineuse, le Tysabri est administré toutes les quatre semaines par un professionnel de santé. Cependant, la voie sous-cutanée permet aux médecins de réduire ou de supprimer la période d’observation post-dose pour certains patients après les premières injections. Le délai d’administration du Tysabri par cette voie est aussi plus rapide et pratique que par la voie classique intraveineuse, qui nécessite une perfusion.

Comme le souligne le Pr Patrick Vermersch, neurologue au CHU de Lille, « l’administration sous-cutanée de Tysabri offre la possibilité d’obtenir une efficacité et une tolérance similaires à la formulation intraveineuse, en favorisant le confort du patient. »

Possibilité de choisir entre les deux modes d’administration

Avantages thérapeutiques similaires, gain de temps significatif, nouvelle forme d’administration moins invasive… Ces points positifs de la voie sous-cutanée participent à une meilleure qualité de vie des personnes souffrant de cette pathologie chronique qu’est la SEP. De plus, avec deux voies d’administration du Tysabri pour un même profil d’efficacité et une posologie identique (300 mg), patients et médecins pourront choisir celle qui répond le mieux à leurs besoins.

A propos de Olivier Clot-Faybesse

Olivier Clot-Faybesse
Journaliste aides techniques, sciences, santé et recherche.

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