[En salles] Buffalo Kids : un western d’animation qui joue la carte de l’inclusion

Publié le 9 juillet 2025 par Claudine Colozzi
Un des points forts de Buffalo Kids ? L'inclusion d'un personnage handicapé alors que l'histoire ne traite pas particulièrement de cette thématique. Avec un récit qui ne s’appesantit pas sur ses difficultés mais préfère mettre en lumière la solidarité, l’entraide et la complicité qui soudent un trio d’orphelins. © DR

Inspiré de l’histoire personnelle du réalisateur, Buffalo Kids, en salles le 9 juillet, est la jolie surprise de ce début d’été. Ce film d’animation espagnol, rondement mené, met en scène un trio attachant d’orphelins composé d’une sœur, d’un frère et d’un jeune garçon atteint de paralysie cérébrale. Respectant les codes du western, il évite le pathos et privilégie la complicité entre les personnages.

28 octobre 1886, jour de l’inauguration de la statue de la Liberté. Arrivés seuls à New York, deux orphelins irlandais, Mary et Tom, comprennent vite que l’oncle qui devait les accueillir manque à l’appel. Livrés à eux-mêmes, le frère et la sœur décident de traverser l’Amérique jusqu’en Californie. Et se cachent dans un groupe d’autres enfants sans père ni mère, envoyés vers l’Ouest pour rencontrer leur future famille adoptive. Parmi eux, Nick, un garçon paralysé en fauteuil roulant, qui ne parle pas. À la suite d’un concours  de circonstances, le trio va vivre une succession de péripéties dignes des meilleurs westerns.

Un personnage qui « parle avec les yeux »

Buffalo Kids emprunte quelques éléments de l’histoire vraie de milliers d’orphelins de New York partis vers l’Ouest en quête de nouvelles familles. Ce film d’animation espagnol séduit par sa représentation sensible du handicap, en proposant un modèle positif de personnage. Loin des stéréotypes habituels.

Jamais considéré comme une victime, Nick est montré comme un membre à part entière du trio, actif et inventif, dont la particularité est de « parler avec les yeux ». Sa rencontre avec un bison, puis les échanges avec les Cheyennes, très respectueux de sa différence, constituent les moments forts de ce film émouvant et bien mené.

 

Inspiré de l’histoire personnelle du réalisateur

Atteint de paralysie cérébrale, Nicola Solis, le fils du réalisateur Pedro Solis, a inspiré le personnage de Nick. Il est décédé en 2021, quinze jours seulement après le lancement de la réalisation du film. En 2014, le cinéaste l’avait déjà mis en scène dans un court-métrage d’animation intitulé Cuerdas primé dans de multiples festivals.

Un des points forts de Buffalo Kids ? L’inclusion d’un personnage handicapé alors que l’histoire ne traite pas particulièrement de cette thématique. D’ailleurs, le récit ne s’appesantit pas sur ses difficultés. Il préfère mettre en lumière la solidarité, l’entraide et la complicité qui soudent le trio. Sans oublier une bonne dose d’humour indispensable à ce genre de comédies familiales.

Buffalo kids. Sortie le 9 juillet 2025. À partir de 6 ans. Durée 1h23.

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