Accueil > Santé > Déglutition : comment limiter les fausses routes
Respecter le ryhme de la personne et, si nécessaire, lui donner à manger lentement : un des moyens d'éviter une fausse route. © Adélaïde Robert-Géraudel

Déglutition : comment limiter les fausses routes

Un trouble de la déglutition expose à un risque de fausse route. Si les débris alimentaires bloquent rarement la trachée, ils entraînent, au fil du temps, des infections pulmonaires. Quelques astuces permettent de limiter ce risque.

À l’Hôpital Raymond Poincaré (AP-HP, Garches) dans les Hauts-de Seine, Sophie Charvériat, orthophoniste, s’occupe de la rééducation des patients atteints de trouble de la déglutition. Elle leur délivre des conseils simples pour limiter leur risque de fausse route.

D’abord, rester concentré sur sa déglutition en évitant toute distraction et manger à son rythme. À l’instar de Lisa, 29 ans, atteinte d’un Locked-in syndrome suite à une chirurgie du tronc cérébral, c’est à la personne qui est alimentée de donner le tempo.

Privilégier un positionnement latéral par rapport à la personne

Respecter ce tempo implique, pour l’aidant, d’être installé confortablement. Faute de quoi, il aura tendance à accélérer le rythme, inconsciemment. Un positionnement latéral est recommandé. En effet, le face-à-face force à tendre le bras au-dessus de la table, ce qui est plus fatiguant.

Autre astuce : le mouvement de rotation/flexion en fin de repas. Il favorise la vidange des deux petits réservoirs que nous possédons en fond de gorge. En cas de trouble de la déglutition, ceux-ci ne se vident pas complètement. Résultat : ils ont tendance à déborder à distance des repas, provoquant des fausses routes.

L’aidant peut aussi apprendre à reconnaître le son que fait la voix de la personne aidée lorsque ces réservoirs sont mal vidangés. Cela modifie en effet légèrement le timbre et constitue un signal d’alerte.

Alimentation : un dossier complet pour préserver sa santé

Un trouble de la déglutition peut provoquer une fausse route. Le surpoids gêne les transferts. La dénutrition entraîne une fonte musculaire. Que mettre alors dans son assiette pour préserver sa santé ? Comment varier les textures, les couleurs, la présentation afin de conserver le plaisir gustatif même en cas de manque ou de perte d’autonomie. Sans oublier de repérer les aides techniques culinaires permettant de manger sans l’aide d’une tierce personne. Les réponses se trouvent dans le magazine Faire Face de mai-juin 2019.

A propos de Adélaïde Robert-Géraudel

Lire aussi

Cannabis thérapeutique : feu vert pour l’expérimentation

L’Agence nationale de sécurité du médicament a ouvert la voie à un test grandeur nature …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *