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MDPH : les personnes handicapées veulent garder leurs maisons
Face au ministère des Affaires sociales à Paris, mobilisation pour dire non au démantèlement des MDPH, mercredi 14 octobre. © DR

MDPH : les personnes handicapées veulent garder leurs maisons

Publié le 14 octobre 2015

Journée de mobilisation nationale à l’appel de l’Association des Paralysés de France pour dire non au démontage des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Dans la Capitale, une pétition de plus de 36 000 signatures a été remise à Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, pour défendre ces guichets uniques d’accès à leurs droits.

MDPH mobilisation octobre 2015

« Casse est un mot fort, à la hauteur des menaces qui pèsent sur les MDPH », a déclaré Alain Rochon, le président de l’APF. © DR

14h, ce mercredi 14 octobre sous les fenêtres du ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des Femmes, à Paris. L’Association des Paralysés de France (APF) et d’autres associations représentatives des personnes handicapées sont venues remettre à la ministre, Marisol Touraine, les plus de 36 000 signatures de la pétition « Touche pas à ma MDPH ! », lancée en mars 2015. Ni le froid, ni la pluie n’altèrent la détermination des manifestants. Sur un grand panneau, ces mots « MDPH, Stop à la casse ! » et en dessous un mur de briques à moitié détruit symbolisant le démontage en cours des Maisons départementales des personnes handicapées, guichets uniques d’accès à leurs droits, mis en place par la loi du 11 février 2005.  « Casse est un mot fort, à la hauteur des menaces qui pèsent sur les MDPH, indispensables au quotidien pour les personnes en situation de handicap », insiste au micro Alain Rochon, le président de l’APF. Au centre de cette mobilisation, une demande : que les MDPH ne perdent ni leur indépendance ni leur impartialité décisionnelle.

Ces maisons constituent en effet l’interlocuteur privilégié des personnes en situation de handicap et de leur famille pour toutes leurs démarches : déposer une demande d’allocation adulte handicapé ou de prestation de compensation du handicap ; obtenir une orientation vers un établissement, un service… ; ou encore mettre en place le parcours de scolarisation d’un élève en situation de handicap. Mais elles sont aujourd’hui menacées. En cause ? Leur pilotage.

Non à la mainmise des départements sur les MDPH

Groupements d’intérêt public (Gip), administrés par une commission exécutive, les MDPH regroupent à la fois des représentants des conseils départementaux, de l’État, des organismes de protection sociale et des associations représentatives de personnes handicapées. Une collégialité qui garantit leur indépendance et l’impartialité de leurs décisions. Or, indique l’APF, de plus en plus de conseils départementaux tentent « d’intégrer les MDPH dans l’organigramme de leurs services, les privant ainsi de cette indépendance ». Une mainmise dans le but de contrôler leurs dépenses.

Le risque ? L’octroi de prestations a minima pour les personnes en situation de handicap et de fortes disparités de traitement selon le département où elles vivent. «Pour nous, le décideur ne saurait être le payeur », poursuit Alain Rochon. « Dès lors que nous sommes en République, nous devons défendre l’égalité des citoyens sur le territoire et apporter des solutions dignes aux personnes les plus fragiles », déclare, pour sa part, Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche et conseiller régional d’Île-de-France, venu soutenir la mobilisation.

Oui à un renforcement des moyens, non au recul des droits

Plus de 36 000 personnes ont signé la pétition "Touche pas à ma MDPH!"

Plus de 36 000 personnes ont signé la pétition « Touche pas à ma MDPH! » © DR

Autre menace sur les MDPH : le projet de loi de l’adaptation de la société au vieillissement, dont l’article 54 vise à les transformer en Maisons de l’autonomie (MDA), regroupant personnes âgées et personnes handicapées. Des MDA existent déjà d’ailleurs dans certains départements, comme le souligne une enquête de l’APF.

En parallèle de cette journée d’action nationale dans toute la France, l’APF a également lancé une mobilisation en ligne. Sur Facebook, elle invite les internautes à créer une chaîne pour dire, eux aussi, stop à la casse des MDPH. Elle a aussi interpellé députés et sénateurs sur le sujet. Pour l’APF et tous les signataires de sa campagne afin de sauver les MDPH, l’heure n’est pas à la création d’un nouveau dispositif mais à la défense et au renforcement des moyens de ces Maisons départementales pour leur permettre de remplir correctement leurs missions. Valérie Di Chiappari

12 commentaires

  1. bonjour, je suis handicapée a 80% et mon compagnon aussi nous avons 3 enfants et sommes en location loyer: 1000e j’ai entendu dire qu’il y a eu récement une loi qui est passée que nous pouvons prétendre a un crédit pour l’achat d’une maison est-ce vrai ? Merci

  2. Déclarée Handicapée par les médecins en 2000 et Invalide à 79% en 2003 par la Cramif, la MDPH m’a rejettée ces 15 ans sans relâche sous prétexte que mes maladies (de douleurs et sans médicament) ne sont pas sur la « liste ». Vivant (?) seule , parfois sans manger, retranchée sur un lit le reste du logement plus accessible car RIEN n’a été ni rangé ni nettoyé depuis 16 ans. Plaies, erruptions, que l’on ne sait à quoi attribuer, la situation va bientot rerésenter un danger pour les habitants de l’immeuble. Plus de forces de me battre. Ce qui il y a 15 ans représentais un « coup de main », représente un chantier aujourd’hui, (ou une mort ?) ne pouvant, moi, rien faire, et je n’ai JAMAIS demandé d’ARGENT ! De l’aide physique et le macaron pour me rendre là où on pouvait me prodiguer des soins pour supporter la douleur. Heureusment, volontairement, j’ai concentré les encombrements devant les portes fenêtres pour ne pas pouvoir enjamber les balcons. Sous morphine (qui ne pose aucun problème a être prescrit alors qu’un « substitut » de marijuana est une DROGUE !!!), X sait ce qu’on pourrait faire. Pourquoi je suis toujours là ? Je n’arrive pas à croire que dans un Pays comme la France, on puisse mourrir d’INDIFERENCE. Je ne m’y résigne pas. Pays des libertés, à Paris, Ville de Lumières, mais aussi berceau du mouvement « individualiste » dont l’hymne est « ma Pomme, c’est moaaaa » (maurice chevallier), où médicalement, ce qu’on ne peut expliquer, n’EXISTE PAS, où l’orgueil du praticien à plus de poids que la SOUFFRANCE extrême de son patient (à qui il en faut de la patience) qui se substitue à tous, administrations, corps médical, faisant recherches, dispatchage d’information, de traitements d’autres pays, d’organisations…Les limites du ridicule ont depuis longtemps été dépassées et ne sont plus qu’un lointain souvenir. Mais 15 ans plus tard, qu’adviendra t’il ? Pourra t’on encore Longtemps ignorer le devenir de 3,5 MILLIONS de Français, invisibles car : ni salariés, ni handicapés, ni en ALD, ni chômeurs, ni demandeurs d’emplois…ils disparaissent dans un flou artistique, avant de le faire plus concrêtement. Est ce le but recherché ? Voilà ce qui garde éveillé. Il y a de quoi Merci d’avoir lu !

  3. C’est une honte. Déjà les antennes d’arrondissement sont suvmergées. L’état a t il peur que les handicapés lui vole ses deniers! Une chose est sûre; les handicapés ne peuvent manifester dans les rues, alors l’Etat en profite! Faire des économies sur le dos du handicap, c’est un scandale! J’ai une carte prioritaire. C’est peu, ça coûte rien à l’Etat! Mais pour les autres§ Le sélus se croient priritaires face aux handicapés!

  4. c’est vraiment dégueulasse qu’on nous enlevé la mdph sinon on peut pas faire nos papiers et nos projet d’avenir alors il faut se bouger.

  5. sans la mdph on ne peut pas faire nos projets d’avenir

  6. Au lieux de prendre les prestation des handicapés pour payer le R.S.A des feignants professionnel
    vous ferrer mieux de le prendre dans les paradis fiscaux et de leur redonner a heu pour qu’il puisse mieux vivre.

  7. N oubliez pas mes amis du handicap, nous sommes des sans dents que notre président n aiment pas !!! Atteinte de plusieures pathologies invalidantes et évolutives, je suis passé devant un  » médecin  » qui n a même pas prit la peine de regarder les documents apportés, ni m examiné… En 3minutes chrono ce cher docteur qui m a simplement demandé de lever les bras, seul regard qu il a eu sur ma personne, m a dit texto: vous pouvez lever les bras, vous pouvez travailler, aucunes considération, ni d égards…Me plongeons dans une précarité inhumaine, j espère que ce médecin dort bien, a chaud et ne vit pas dans un corps qui n est que douleurs !!! Et surtout a bonne conscience
    Ce qui est certain, mes bras bien que je puissent les levés mais me sont inutiles, vont malgré et au delà de la douleur me servir a le poursuivre..Je ne peux plus me soigner, ni prendre mes traitements, le suicide me vient régulièrement a l esprit parce que finalement, on est des boulets, des inutiles pour la majorité d entre
    eux, alors pour survivre encore un peu, je vais me battre contre cet arriviste qui met en doute les diagnostics de ses confrères, il m’a plongé dans une dépression profonde que je ne vais pas le laisser gagner, qu il me considère comme un pitbull parce que jusqu’à mon dernier souffle, je ne le lâcherais pas…

  8. Il se faire aider par des associations , vous rapprocher des mdph et vôtre medecin traitant reste votre intellocuteur privilégié et en dernier recours c’est la justice qui tranchera
    l’état est garant de l’aide,de la compensation ,de l’accessibilité pour toute personne handicapée
    que tous les handicaps soient reconnus et compensés pour permettre un minimum de dignité et d’humanité

  9. Charrier Bouillet Eliane

    Je viens de recevoir un avis de l’ACTP de faire la demande à la MDPH . Et ,alors que j’ai une maladie évolutive l’ex-Cotorep ,m’avait donné une carte d’invalidité, valable jusqu’en 2016 . Peut-être pensaient-ils que j’en aurais fini ; manque de chance , je suis toujours là ; mais que deviendrais-je si la MDPH disparaisait ? je parle pour moi ,mais tous ceux qui ne peuvent pas s’exprimer , que vont-ils devenir ?

  10. Il faut descendre dans la rue , voter dans les urnes pour dire non a tous ces elus qui veulent encore se gaver sur le dos des handicapes, si vous avez une actp , faites apeel au tribunal contentieux , si on vous enleve votre carte de stationnement , allez au tribunal administratif car les conseils departementaux veulent faire des economis sur le dos de l handicap battez vous et la justice vous rendra votre du

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